Un bon cru que ce Essen 2013. Pas de grosses claques en ce qui me concerne, mais beaucoup de bons jeux, bien édités pour la plupart. Les éditeurs soignent leurs jeux de plus en plus, et ça très très positif. Même si certains mécanismes sont vus et revus, l’originalité est difficile voire impossible à dégoter, mais les jeux sont beaux, l’effort est impressionnant par rapport à ne serait ce que 4-5 ans.
Personellement je ne cherche pas l’originalité à tout va, mais un bon jeu qui m’accroche. C’est parfois très subjectif mais après tout, la sensation est une donnée subjective.
Le salon en lui même semble moins grand, mais il paraît que c’est faux. Les allées sont plus larges, on circule mieux c’est clair. Et surtout, on marche beaucoup moins !!
Avis suivants à prendre avec pincettes évidemment (première partie, salon, tout ça tout ça…)
Niveau jeux, pas mal de découvertes pour moi et mes compagnons de tablées.
Dans le désordre :
La route du verre :
un poids moyen très sympathique. La roue d’ora et labora mais cette fois, chacun en a une. Moins d’interaction du coup et un sentiment qu’on fait un peu tous la même chose. Ce sentiment est contrebalancé par le fait que l’on doit surveiller ce que les autres joueurs ont intérêt à faire, afin de profiter au mieux des cartes que l’on a en main. On en choisit 5 sur 15, si on la joue seul, on bénéficie d’une action double, et si quelqu’un en joue une que vous possédez en main, vous réaliser une action bonus, vous ne la réalisez pas doublement, mais au moins elle vous permet de faire une action. Difficile de lire ce guessing sur une première partie (en tous cas, je n’y suis pas parvenu lors de la partie) , je ne vois pas bien si c’est vraiment possible d’y arriver, les autres parties le confirmeront peut être. Si c’est réalisable, alors le jeu sera vraiment très bon, sinon il tombera aux oubliettes. A voir.
Un bon 3/5 pour l’instant, qui ne demande qu’à augmenter si l’interaction des cartes devient meilleure avec l’expérience des parties
Ugo :
jeu de plis. Rien de révolutionnaire dans ce jeu de plis assez méchant. Mais comme j’adore les jeu de plis, à 10 euros la boite je ne pouvais résister. Look enfantin qui risque d’en rebuter certain.
3/5
Wooolf :
jeu de déduction découvert par hasard après être passé par le fairplay et au look accrocheur. Aux règles, nous sommes très dubitatifs. Pendant la partie nous sommes convaincus de l’intérêt de la chose. Rien de transcendant mais c’est assez couillon pour nous avoir plu. Chacun doit chasser des cibles représenté par les joueurs. Evidemment on ne sait pas qui est qui. Pour le savoir, on tire dans la main d’un joueur, au choix, une de ses deux cartes. La plus haute des deux est son personnage. Quelques cartes permettent de brouiller les pistes. C’est malin et ça peut marcher en ludothèque pour chez moi. J’ai pris
Un bon 3/5
Sheep race :
Pas vu l’intéret sinon que c’est très joli. On parie au départ sur 3 moutons sur 6 (2 paris sont cachés). On lance un dé à son tour et on dépense des cubes d’énergies à bon escient fonction du mouton. Dans la mesure où chaque coup est évident, on va jouer exactement en avantage ou désavantage du mouton en fonction du fait que l’on a parié ou non dessus au départ. Résultat, on aurait joué comme le copain à sa place, donc pas de choix, pas de jeu.
1/5
C.V. :
Là aussi très beau jeu, chaque carte est superbement illustrée et individuelle, ça donne très envie. Le jeu n’a d’autre intérêt qu’échanger des ressources que vous ont données les dés + les cartes pour en prendre de meilleures, qui vous donneront d’autres ressources et des points à la fin. Vu mille fois.
1/5
Concordia :
Explication 15 min, accès hyper facile d’accès pour un jeu qui semble très prometteur. En gros on voyage sur la carte en y apposant nos villes moyennant ressources. Une fois les villes prises, on a accès à ces ressources plus facilement, et surtout on peut en gagner grace aux autres qui prélèvent dans notre zone. Le moteur du jeu provient des cartes que vous possédez + celles que vous gagnerez en les achetant. Elles représentent les actions. Les cartes constituent votre main et viennent l’enrichir lorsque vous reconstituez votre deck. On a fait une demi partie mais très forte impression, j’aurai bien aimé terminer. J’aurai aimé notamment voir comment gérer ses cartes dans la deuxième partie, en espérant qu’il y ait moyen d’en faire quelque chose et qu’elles tournent assez (ce dont je n’ai pas pu me rendre compte) Mais le moteur du jeu m’a beaucoup plu ainsi qu’à toutes les personnes de la table. On ne marque des points QU’à la fin, grâce aux cartes colléctées, et ça c’est malin.
Un peu de texte en anglais, peu gênant. Jusqu’à 5 joueurs. J’attendrai une version française car je suis pas si pressé, pour mes joueurs. Mais achat assuré lorsque ça sort
4/5
Russian Railroads :
tout me tentait, les règles, l’édition. Ben j’ai pas été déçu. C’est archi classique, du placement d’ouvrier comme j’aime, mais la gestion des 4 voies possibles est un pur bonheur, ou pur masochisme, comme on veut. Une voie de rails, pour produire des rails plus fortes et qui valent plus de PV (mais cette voie est longue, longue…), une voie point de victoire cash, une voie industrielle qui vous fait gagner des points et bonus, et une voie centrale pour accéder à des bonus puissants. Evidemment il faudra choisir sa voie. Le score est exponentiel chaque manche donc ça fini autour des 400 points. Plusieurs possibilités stratégiques, ça sent très bon, et c’est le jeu auquel j’ai le plus envie de rejouer. Et pourtant je me suis bien fait poutrer…
5/5
Citrus :
plateau très coloré, forcément. On plante des champs autour d’hacienda qui nous valent des PV une fois que cette dernière est entourée totalement. Problème pour s’y placer, faut des sous, et pour avoir des sous, faut se retirer du plateau. Dilemme. Un système un peu à la Qin où l’on va lutter pour des majorités de terrain à qui à la plus grande et choper des points au moment opportun. A 35 euros, forcément ça pique pour ce type de jeu, sympa, aux évidentes possibilités, mais pas assez excitant et novateur pour éveiller ma fibre ludique. A 10 euros l’année prochaine je prends par contre
3/5
Mayday mayday :
bon Corné, va falloir bosser ton anglais parce qu’on s’est bien marré mais on a rien compris. Enfin si en deux tours on a à peu près pigé mais que ce fut laborieux alors que c’est super simple. Des traitres, un avion, un choix de pilote à faire, les mauvais ne doivent pas se faire débusquer, les gentils eux essaient de les choper. Sans doute pas mal, mais fin de journée, pas hyper beau et pas clair, on a laché l’affaire
note : ?
To be continued