[Essen 2013] Compte-Rendus

scand1sk dit:Pas grand chose à dire pour moi, vu que je n'ai rien testé sur le salon (ah, si, la Tour Enchantée, le KinderSDJ 2013, donc même pas vraiment une nouveauté).
J'ai quand même joué au Quantum d'un pote en revenant du salon. Je ne vois pas trop où est le problème en fait, si ce n'est que le jeu a peut-être une apparence trop abstraite pour un jeu chaotique. En pratique une fois devant le plateau, on s'immerge assez vite dans l'ambiance, porté par l'excellente qualité du matériel. C'est sûr qu'il faut se faire à l'idée du plateau quadrillé et associer les dés à des vaisseaux spatiaux. Les pouvoirs des vaisseaux sont plutôt bien trouvés, thématiques et a priori équilibrés. Un vrai Amerithrash light à mon avis. Pour tout dire, ça me fait penser un peu à du Cosmic Encounter, tout ça (d'ailleurs la règle consistant à conquérir 5 planètes pour gagner me semble une référence évidente).
Quelques défauts quand même : les développements ne semblent pas très équilibrés de prime abord (mais je fais toujours confiance a priori aux auteurs et aux playtesters et je ne vais pas me permettre d'être catégorique là-dessus).
Les combats sont chaotiques à cause des dés de combats un peu « secs » (un dé en attaque, un en défense, plus la puissance des vaisseaux). Ça pourrait être limité en lançant deux ou trois dés de combat par joueur, question de diminuer l'écart-type des lancés.
Un vrai manque de tension en début de partie (à trois joueurs sur un plateau basique) : il y a trop d'emplacements à conquérir : chaque joueur peut prendre facilement trois planètes avant que ça ne commence à guerroyer sérieusement. C'est peut-être aussi dû au manque d'expérience qui donne souvent tendance à « turtler » dans la plupart des jeux de ce genre. Ceci dit je comprends l'idée : diminuer le chaos des combats et augmenter la tension du plateau empêcherait les retournements de situation en fin de partie. L'inconvénient, c'est que ça rend le jeu très opportuniste.
Une autre petite suggestion de variante « maison » : distribuer une ou deux cartes de développement à chaque joueur en début de partie, pour simuler des « pouvoirs de race » à la Cosmic Encounter.

Dans notre groupe, ça a poutré dès le premier tour.
Pour la plupart on a reproché au jeu la difficulté/le coût de faire revenir ses vaisseaux détruits dans la partie.
Sachant qu'on sortait en moyenne 4-5 vaisseaux du jeu par tour !

Bonzour bonzour,
Une question pour les Esseniens (si si ça existe comme mot)qui auraient vus Cthulhu Wars:
1. Si vous avez pu jouer, ça donne quoi alors ?
2. Quel ressenti par rapport au matériel (principalement sur les figurines) ?
(oui en fait j’avais menti, il y avait deux questions, mais j’attends teeeeeeellement ce jeu)

sebduj dit:
Oui, je suis intéressé par les trads. Non, je ne concurrence pas Ystari qui est la partenaire de PD Verlag. Ca m'étonne juste que quelqu'un dise que la tard n'existera pas, sans aucun fondement, d'où mon intervention.

Ah dommage ! J'ai tout Pearl Game, et vu les choix de création, je suis presque sûr d'adhérer à un "Pearl Games plus". Quand je comparais à Ystari, c'était pour la qualité des choix de jeux.
Pitpipo dit:Bonzour bonzour,
Une question pour les Esseniens (si si ça existe comme mot)qui auraient vus Cthulhu Wars:
1. Si vous avez pu jouer, ça donne quoi alors ?
2. Quel ressenti par rapport au matériel (principalement sur les figurines) ?
(oui en fait j'avais menti, il y avait deux questions, mais j'attends teeeeeeellement ce jeu)

Les figurines sont jolies mais 125€ pour un "Risk like", ça fait un poil cher je trouve.

message supprimé

Madeira :
Du gros genre usine à gaz bonjour. Quand en plus le démonstrateur dans un anglais très approximatif explique le jeu à l’envers, ça aide pas. Dans mon top 3 des plus mauvaises explications sur le salon, et ça fait 9 ans que je le pratique…Je n’ai aucune opinion sur le jeu, je sais juste que c’est du costaud, avec plein de points de règles, que ça donne envie, mais c’est à peu près tout. Beaucoup de ressources indispensables pour payer tout le monde, tout coute cher, tout s’imbrique sur au moins 3 niveaux, ça fait mal au cerveau, et plein de points à pourvoir partout. Bref, pas aimé du tout cette demie partie, mais pas certain de pas aimer le jeu.
1,2,3 now you see me :
le jeu du salon 2013 ! On lance des meeples animaux de 4 races et couleurs différentes sur la table, on mémorise, on ferme les yeux. Le lanceur déplace, ajoute, soustrait, échange deux animaux, on ouvre les yeux, on joue. C’est couillon donc indispensable. Merci les PeLien pour le tuyau.
Goin going (strongold) :
enchère en temps réel où on balance des brouettes de cubes dans des gobelets, quand le chef de la manche décide de stopper les enchères, on compte les gobelets et on attribue les cartes, qui associées en fin de partie donneront des points. Perso j’ai beaucoup aimé le fun que dégage le jeu, beaucoup moins le prix 35 euros, ça freine.
Caverna :
Agricola chez les nains. On creuse une mine en plus de développer nos terrains. La mine c’est pour les avantages en persos et des bonus de batiments, les champs c’est pour les animaux et les récoltes. Un autre goût qu’agricola, comme du canada dry à l’aspartame. Ça m’a plu mais on est vraiment proche du maitre. La contrainte en bouffe est bien moins forte au départ, mais costaude à l’arrivée. C’est peut être plus accessible que le grand frère, mais les batiments sont fixes, contrairement aux cartes d’agricola qui renouvellent le jeu à chaque partie.
4/5
Gueules noires :
Le jeu est réussi visuellement. Ben oui il me tentait. On est vraiment dans du leger moyen, déjà vu, mais assez plaisant. Je suis malheureusement le seul à ma table à apprécier un peu. C’est vrai que de la pose d’ouvrier (sachant qu’on peut tous se poser sur la case convoitée à condition de payer plus que l’adversaire-à la keyflower en se posant sur les tuiles) puis on récolte ressources, argent, cartes objectifs que l’on résoud lorsqu’on véhicule nos ressources par l’ascenceur moyennant des points d’actions. Un gros effet win-win puisqu’on procède à 3 décomptes, où si on est en tête au premier, on a de grandes chances de l’être aussi ensuite par le biais des ressources produites. Mais bon ça on le voit dès les règles, aux joueurs de prévoir. Sympa, déjà vu mille fois, sans plus.
3/5
Amerigo :
Un Feld moche, très moche. La tour est artificielle et n’est pas exploitable comme à shogun malheureusement. C’est plutôt une tour rendant le jeu opportuniste, un peu à la stop ou encore puisqu’on décidera à chaque tour si on utilise une action au dépend d’une autre en espérant que cette dernière arrivera par la suite. C’est long aussi, très long. Donc pas la claque attendue, mais un bon jeu, poids moyen, aux règles très simples.
3,5/4

Madeira :
Du gros genre usine à gaz bonjour. Quand en plus le démonstrateur dans un anglais très approximatif explique le jeu à l’envers, ça aide pas. Dans mon top 3 des plus mauvaises explications sur le salon, et ça fait 9 ans que je le pratique…Je n’ai aucune opinion sur le jeu, je sais juste que c’est du costaud, avec plein de points de règles, que ça donne envie, mais c’est à peu près tout. Beaucoup de ressources indispensables pour payer tout le monde, tout coute cher, tout s’imbrique sur au moins 3 niveaux, ça fait mal au cerveau, et plein de points à pourvoir partout. Bref, pas aimé du tout cette demie partie, mais pas certain de pas aimer le jeu.
1,2,3 now you see me :
le jeu du salon 2013 ! On lance des meeples animaux de 4 races et couleurs différentes sur la table, on mémorise, on ferme les yeux. Le lanceur déplace, ajoute, soustrait, échange deux animaux, on ouvre les yeux, on joue. C’est couillon donc indispensable. Merci les PeLien pour le tuyau.
Goin going (strongold) :
enchère en temps réel où on balance des brouettes de cubes dans des gobelets, quand le chef de la manche décide de stopper les enchères, on compte les gobelets et on attribue les cartes, qui associées en fin de partie donneront des points. Perso j’ai beaucoup aimé le fun que dégage le jeu, beaucoup moins le prix 35 euros, ça freine.
Caverna :
Agricola chez les nains. On creuse une mine en plus de développer nos terrains. La mine c’est pour les avantages en persos et des bonus de batiments, les champs c’est pour les animaux et les récoltes. Un autre goût qu’agricola, comme du canada dry à l’aspartame. Ça m’a plu mais on est vraiment proche du maitre. La contrainte en bouffe est bien moins forte au départ, mais costaude à l’arrivée. C’est peut être plus accessible que le grand frère, mais les batiments sont fixes, contrairement aux cartes d’agricola qui renouvellent le jeu à chaque partie.
4/5
Gueules noires :
Le jeu est réussi visuellement. Ben oui il me tentait. On est vraiment dans du leger moyen, déjà vu, mais assez plaisant. Je suis malheureusement le seul à ma table à apprécier un peu. C’est vrai que de la pose d’ouvrier (sachant qu’on peut tous se poser sur la case convoitée à condition de payer plus que l’adversaire-à la keyflower en se posant sur les tuiles) puis on récolte ressources, argent, cartes objectifs que l’on résoud lorsqu’on véhicule nos ressources par l’ascenceur moyennant des points d’actions. Un gros effet win-win puisqu’on procède à 3 décomptes, où si on est en tête au premier, on a de grandes chances de l’être aussi ensuite par le biais des ressources produites. Mais bon ça on le voit dès les règles, aux joueurs de prévoir. Sympa, déjà vu mille fois, sans plus.
3/5
Amerigo :
Un Feld moche, très moche. La tour est artificielle et n’est pas exploitable comme à shogun malheureusement. C’est plutôt une tour rendant le jeu opportuniste, un peu à la stop ou encore puisqu’on décidera à chaque tour si on utilise une action au dépend d’une autre en espérant que cette dernière arrivera par la suite. C’est long aussi, très long. Donc pas la claque attendue, mais un bon jeu, poids moyen, aux règles très simples.
3,5/4

Au fait, des comptes-rendus sur Packet Row ?
Je ne me rappelle pas en avoir lu.

brokoli dit:Au fait, des comptes-rendus sur Packet Row ?
Je ne me rappelle pas en avoir lu.

alors, j'ai fait une partie a 3 joueurs a Essen. C'est un poids moyen. 1 heure a 3 joueurs. Meme si c'est pas tres long, je l'ai trouvé longuet et répétitif. Le plateau est constitué de 4 "cadrans". Sur chaque cadran il y a une carte de moins que de joueurs. Le premier joueur désigne un cadran. puis chaque joueur suivant decide s'il se place sur une carte ou non. Le premier joueur est ensuite le dernier a se placer s'il reste une carte disponible. Si le premier joueur se place, le tour est terminé et le 1er joueur tourne. S'il ne prend pas de carte, soit parce qu'il n'y a plus de place, soit parce que les cartes ne l'interessent pas, dans ce cas il designe un autre cadran, et chaque joueur ne s'étant pas placé peut decider de le faire.
Les cartes permettent
de recuperer un contrat qui represente un drapeau et une quantité de marchandises
un bateau avec un pavillon
des ressources
de l'argent
des points de victoire
realiser un contrat avec le bon bateau et marchandises permet de remporter de l'argent. Argent qui sert a payer les ressources et les points de victoire.
C'est pas compliqué, ca passe avec des joueurs non initiés mais ca reste répétitif.

Troisième Essen pour ma part. Et pas déçu !
Deux jours passés à écumer le salon, en croyant avoir vu tout ce qu’il y avait à voir, et j’hallucine en lisant le CR des autres. En fait, je n’ai quasiment rien vu ! Et ça me fait cette impression chaque année.
Bref, tout a commencé par un réveil à 4h30 du matin le samedi. Dur. 5h00, direction l’aéroport Lyon Saint Exupéry avec mon frère et deux amis.
Avis aux habitants de Lyon et de sa région, il existe un vol régulier de Lufthansa entre Lyon et Düsseldorf (20 km entre l’aéroport et le Messe). La veille du salon, l’aller retour est à près de 500 €, mais en réservant dès le mois d’avril, nous avons eu les billets pour… 98 € par tête. Ajouter une voiture de location (le train est vraiment cher et moins souple) pour une centaine d’euros à diviser, et le tour est joué pour à peine plus cher qu’une boîte de Zombicide.
6h35, décollage. 1h30 plus tard, atterrissage. Récupération de voiture, trajet, achat des tickets, et nous voilà dès 9h00 devant les portes du hall principal, prêts à en découdre. La lecture de Spielbox en allemand nous occupera peu de temps, on ne parle pas allemand.
Le temps de dévisager quelques illuminés déguisés et maquillés (qui en orque, qui en moine, qui en espèce de chose qui est maquillée pour faire en sorte de croire qu’il peut ouvrir sa peau avec une fermeture éclair (je sais c’est un peu confus mais je ne trouve pas les mots)), les portes ouvrent à 9h45.
Là, nous appliquons une technique rôdée lors des précédents Essen : moi voir table, moi vite me faufiler et moi m’asseoir table. Parce qu’il faut savoir une chose [mode clichés on]. Pour mon premier Essen, je me disais : « Attention, ici, on est pas en France, mais en Allemagne, pays de l’ordre et de la discipline. Alors tu fais pas ton boulet de français à pousser tout le monde et du prends un ticket !». [Mode clichés off]. En fait non, c’est chacun pour sa peau, même si en réalité, tout se déroule facilement. Une fois installés, on regarde le jeu et on fait un début de partie.
Bref, cette technique présente plusieurs avantages : on ne fait pas le pied de grue pendant 1 heure à côté DU jeu que l’on veut essayer, tout ça pour se faire piquer la table parce qu’on a tourné la tête au mauvais moment, on fait de vraies découvertes car on ne sait jamais sur quoi on tombe, et on finit toujours par jouer aux jeux qu’on voulait tester. Il suffit de repasser régulièrement devant le stand en question, et on finit pas voir une table se libérer.
Donc nous voilà à traverser l’immense stand Asmodée à l’entrée du salon. C’est à peine croyable, mais bien qu’arrivés tôt, les tables sont déjà toutes prises. Hop, une table vide, je me jette dessus. Le sort nous jette sur Concept, jeu abstrait que je n’aurais jamais essayé de moi-même (j’aime pas les jeux abstraits). Au final, une sorte de Taboo où on parle pas. Il faut expliquer des mots en posant des cubes en plastique sur des Concepts identifiés par des images sur le plateau. Une vraie bonne surprise et une bonne idée. Par contre, c’est une boîte en allemand, qui nous limite pas mal dans le choix des mots. En une quinzaine de minutes, on a compris de quoi il s’agissait et nous repartons.
C’est là que je découvre la faille de notre plan. A l’ouverture, il faut certes vite trouver une table, mais de préférence une table avec un jeu qui dure un peu ! En effet, à 10h00, les parties viennent toutes de commencer, et peu de tables tournent.
Mais heureusement, après quelques minutes, on trouve un endroit où s’installer. Une jeune hollandaise habillée en treillis nous explique de façon claire les règles de Countdown Spec Ops. En gros, c’est CounterStrike en jeu de plateau. En fait non, y’a pas de plateau, juste des cartes représentant des terroristes, des otages ou des civils qu’on empile et qu’on agence pour former des pièces. En gros, c’est je rentre dans une pièce (retourne les cartes), tire sur tout ce qui bouge (je balance un dé), je sauve les otages et je sors. Pas nul, mais pas très original. Un système d’expérience permet d’améliorer ses stats et son efficacité, mais bon… Nous avons joué à la version simplifiée, mais nous ne sommes pas subjugués.
La chance nous sourit car à peine sortis de cette partie une table de Relic Runner se libère juste sous notre nez. Joli jeu, joli matériel, intéressant. Bref, le jeu est déjà dans les boutiques et la fiche TT doit fourmiller d’avis.
La dessus il est plus de midi et il est temps de contenter nos estomacs. La matinée a été longue et il est temps d’aller déguster la spécialité locale, la Bratwurst. Sur le salon, il s’agit d’une grosse saucisse à la composition inconnue de 15 cm de long, logée dans un petit pain de 5 cm coupé en deux (oui, ça dépasse). Au moins, c’est vite avalé.
Hop, changement de Hall. Au détour d’une allée, je tombe sur un jeune auteur chevelu et enthousiaste qui nous fait essayer son prototype du jeu Lobotomy. C’est une sorte de copie de Zombicide en pas pareil puisqu’il s’agit de s’échapper d’un hôpital psychiatrique où les malades remplacent les Zombies. Une ambiance un peu à la Arkham ressort de tout ça, mais rien de très original. De plus, ce type de jeu brille surtout par leur ambiance, et le fait de jouer un prototype nuit franchement à l’immersion. On joue 3-4 tours de jeu par respect envers l’auteur qui a l’air franchement content de lui, et on file.
Petit détour chez Ludimaniac pour acheter la saison 2 de Off the Dead, et là, un stand attrape mon regard. Nous sommes chez Cranio Créations, et Steam Park expose aux regards sa plastique avantageuse sur une dizaine de tables. Je n’avais encore jamais entendu parler de ce jeu, mais visuellement, j’ai craqué illico. Et, signe du destin, une table se libère pile à ce moment là. On s’installe on joue. Une très belle découverte. Un matériel impeccable, un mélange subtil de lancer de dés, de rapidité, de réflexion et de gestion pour placer ses achats. Une règle expliquée en 5 mn, tout y est. En plus, l’illustratrice responsable de mon coup de foudre visuel est là pour faire des dédicaces. Renseignements pris, le jeu devrait sortir en France dans les prochaines semaines, mais je craque pour une boîte en anglais et repars avec ma petite dédicace rien que pour moi dans le couvercle.
Bien lancés, nous repassons devant le stand Krosmaster où les superbes figurines issues du monde de Dofus nous font de l’œil. Table libre, on s’assoit. Un passionné de chez passionné du jeu nous explique la règle (en français, c’est appréciable). On joue sur un proto de Krosmaster Arena mais ça ne se sent pas trop. On ressent bien l’inspiration viédoludique, mais l’ensemble reste décevant. Je me déplace, je ramasse des cacas (véridique), je loot du bois et des pierres que je peux revendre au marché, et je tourne en rond pendant trois plombes pour essayer de taper sur un bouftout. Le jeu semble avoir un chouette potentiel sur la durée, avec la possibilité d’augmenter la taille de son inventaire et de gagner de nouveaux pouvoirs. En revanche, difficile d’accrocher vraiment sur un salon, d’autant plus que notre animateur (qui joue les Bouftout) est vraiment tout seul dans son truc. Son explication de règles est très technique, et on dirait qu’il joue vraiment pour sa vie lors des combats. Lassés, nous quittons la table après 3 tours de jeux, ce qui a eu l’air de franchement contrarier notre hôte, qui aurait visiblement voulu finir sa partie.
La journée tire à sa fin, et nous repassons devant le stand francophone, où nous avons chaque année fait de belles découvertes : Rallyman et Wirakocha en 2011 et Karnag en 2012. En plus, à chaque fois, les auteurs des jeux sont présents, ce qui est un plus indéniable. Et cette année ne fait pas exception. Une table de Rockwell se libère, et l’auteur du jeu himself nous explique la règle. Le jeu s’avère bien moins complexe qu’il n’y paraît au premier abord, et nous passons les derniers moments du salon à forer vers le centre de la terre, dans un jeu au thème original. Une moitié du jeu est classique avec du placement d’ouvriers pour définir l’ordre du tour, avec quelques capacités spéciales, pour pouvoir vendre les précieuses ressources récoltées et enfin acquérir des améliorations pour ses foreuses. L’autre partie est plus originale, avec un plateau aléatoire représentant les différentes couches de la croute terrestre. Il s’agit d’un jeu compétitif, mais dans lequel on doit quand même coopérer pour pouvoir forer toujours plus profond. Mais à chaque fois, l’un des joueurs aura une plus grosse part de gâteau que les autres, ce qui donne une très bonne subtilité au jeu. Je recommande.
Il est l’heure de quitter le salon après une première journée bien remplie. Je vous passe les détails de la soirée à base de Altbier, Weissbier, Franziskaner, etc… La température, douce, pousse les gens à sortir et le centre d’Essen est bien animé. Les terrasses sont bien remplies et nous en profitons pour boire un petit cocktail. Mention spéciale au restaurant Bosniaque perdu aux abords du centre ville. Retour à l’hôtel, détour au bar pour une dernière Altbier, ou Weissbier, on ne sait plus bien, et dodo.
Deuxième jour de salon. La tactique de la table vide nous pousse dans les bras de The Witches. Et oui, parfois, le destin est cruel. L’explication des règles est une catastrophe. Dans un anglais teinté d’accent allemand, un jeune homme fort sympathique au demeurant nous explique les règles avec un sens de la pédagogie qui ferait passer mon prof de microéconomie de deuxième année pour un vrai farceur (ceux qui ont étudié la microéconomie me comprendront). On est sur un jeu au thème fort, et au terme de l’explication, certes on sait comment se déplacer et quand lancer des dés, mais on ne sait même pas quel est le but du jeu. Si, je suis mauvaise langue, on doit marquer des points de victoire (original ça). Donc, si on résume, le jeu tel qu’il nous a été présenté consisterait à se promener pour résoudre des problèmes en lançant des dés pour gagner des points de victoire en buvant du thé. C’est pas sexy et original ça ? C’est dommage, parce que j’avais envie d’aimer le jeu, qui mériterait une seconde chance, mais il fallait qu’on passe à la suite.
Chez Repos Prod, nous nous installons à une table de Rampage. J’ai bien aimé. Il ne faut pas chercher de la grande stratégie, mais l’ambiance est présente autour de la table, et le jeu a le mérite de proposer quelque chose de jamais vu.
Dans une autre ambiance, nous nous essayons à Canalis. Et attention, on est dans une autre catégorie. Matériel propre mais vraiment austère. Il s’agit de gagner des points de victoire (originalité, quand tu nous tient) en fabricant des bâtiments. Genre une scierie par exemple. Sauf que la scierie, pour fonctionner, a besoin de bois et de main d’œuvre, qu’il faut donc connecter à l’aide de canaux (d’où le titre). Une fois cela fait, il faut la relier au port à l’aide d’un…canal. Je vois que vous suivez. Une ville se forme petit à petit. Tout cela se combine avec un système de draft et des objectifs secrets. Une bonne idée, mais l’austérité du matériel n’aide vraiment pas.
Le salon tire à sa fin. Nous passons devant Gears & Pistons. Un jeu dans lequel seul le thème est original. Il s’agit de construire une voiture type début du siècle en collectant les éléments essentiels (moteur, volant, roues, etc…). Un jeu de placement d’ouvriers purs et durs à la rejouabilité douteuse même si j’ai passé un moment agréable.
De retour vers la sortie, nouvelle claque. Il s’agit de Northwestern Passage. J’ai vraiment aimé, le thème est bien rendu, le matériel est mignon tout plein. Le paysage se construit petit à petit sous nos yeux, la rejouabilité semble énorme.
Un détour au stand Cuboro, et il est temps de partir, direction l’aéroport, après un week end bien rempli.
Nous avons ramené :
Des cuboros (c’est un truc de dingue, mon fils est addict et moi aussi http://www.youtube.com/watch?v=2aOTbGCLa7g)
Rockwell
Steam Park
Rampage
Northwestern Passage
Off the Dead Saison 2
Des goodies
PS : et oui, c’est l’avantage (ou l’inconvénient c’est selon) de l’avion. On est obligés de sélectionner. De ramener peu mais ramener bien !
Félicitations aux courageux qui sont arrivés au bout de ce texte !

brokoli dit:Au fait, des comptes-rendus sur Packet Row ?
Je ne me rappelle pas en avoir lu.

c'est pas nul. Un bon petit jeu familial bien vicieux avec du bluff dedans. Je ne l'acheterais jamais mais on a pas perdu notre temps une fois attablés.

sinon des retours sur Venetia ? je crois pas avoir lu d’avis dessus

Bon c’est mon 4ième Essen ( Ouai!!!) et ce fut très bien.
Entre les rencontres, faire découvrir Essen aux Bizus (et voir qu’ils trouvent cela bien), les retrouvailles et les jeux, beaucoup de bonnes choses. Mon regret Ne pas avoir eu le temps de discuter plus avec El grillo et le peu de partie avec Potrick.
J’étais un peu perdu dans le nouvel espace mais le tout m’a semblé plus grand et plus dense.
Concernant les jeux que j’ai joué sur les 3 jours:
Bioshock infinite. Proche du stand de Filosophia, on tente sans rien connaître du background(sic). Le jeu est un risk-like teinté de Card driven, avec des évènements sénarisés. Je n’ai pas été convaincu, c’est pas mon style de jeu.
Nosferatu. Un jeu d’ambiance proche des Loups-Garous avec de bon éléments pour faire vivre l’enquête, a donné lieu a de grande discussion et une bonne ambiance. Convaincu, alors que je suis souvent sévère sur les jeux d’ambiance.
Koryo. Un bon jeu de carte plein d’élément malin et retord, on y a rejoué le soir et il sera très sûrement dans ma ludothèque, j’ai beaucoup aimé.
30 Carats. Une partie à 5 avec l’auteur. Jeu malin avec enchère et commerce, les jeux d’enchères ne sont pas mon genre, mais celui là est bien passé. De mon point de vu, je trouve que nous avons bcp (trop?) de pierre en début de partie… Pas pour moi mais agréable moment de jeu tout de même.
Bananas. Un jeu abstrait mêlant mémoire et tactique, rapide, graphisme pour enfant, pas original mais cela ronronne.
White Waters. Course en rafting chez Mayfair, beaucoup de hasard, préférez Rivière d’enfer ou Snow tails sur des mécanismes proches.
Tokaido. Le jeu de voyage dans le japon. J’ai énormément apprécié le lien thème mécanisme, la partie fut très plaisante et le jeu est beau, une belle réussite. Je ne sais pas si cela se renouvelle beaucoup (?), mais bravo pour ce jeu.
Amerigo. 2 ou 3 tours sur le salon, personnellement j’ai bien aimé et la description de TT dans les actus est fidèle. Le mécanisme de la tour et les divers voies vers la victoire, le renouvellement du jeu par sa construction, par la tour et l’arrivée des améliorations me semble très bon. Je ne l’ai pas pris sur le salon mais à la réflexion je crois que je me laisserai tenter bientôt…
Edo. jeu de programmation et un peu de majorité, nous a plu sur notre première partie, mais je m’a pas convainvu d’acheter, à réessayer à l’occasion.
D’autres jeux abstraits, un avec des derrick et des mines pas trop exitant, puis un jeu de Huch avec des tuiles glissantes (Eau, Feu, Plantes, Nuage) j’ai bien perdu ma partie et j’ai pas été convaincu…
Sinon j’ai fait découvrir Las Vegas (d’alea) qui a beaucoup plu. Caverna, Lewis&Clark et Gueule noires ont eu de bons échos dans notre groupe. J’aurai bien joué à Les batisseurs, Spyrium, Qin, L&C et Lancaster, mais faut bien dormir aussi…

Nowheresville :
Jeu de cowboys à base d’action faces cachées et poutrage au moyen d’un lancé de bout de plastoque sur la carte perso de chacun. Amusant, voilà…
Francis Drake :
Alors celui là j’aurai aimé l’aimer. Superbe plateau et matos en général. On choisi son action à la egizia, une place par personne, plus moyen de revenir en arrière. On prépare son expédition, canon, equipiers, etc… on part en mer et on essaye de choper des bijoux grace à des majorités de points que l’on aura placé préalablement face caché sur chaque site (à la Ys). Pas désagréable MAIS, on se défausse de toutes ses ressources collectées entre chaque manche, donc on recommence exactement la même mécanique chaque manche, et il y en a 3… le soufflet est vraiment retombé, 3 fois le même jeu en 1, ça m’a pas plus ça…
2,5/5
Steam Park : Thème rigolo, matos sympa, donne envie. Mécanique de jeté de dés en simultané pour choisir ensuite ses actions. Puis on fait ses actions, aucune intéraction, ou si peu, et on s’ennuie presque. Pas ma came du tout.
OSS : les osselets. Quelques missions chaque manche, concours d’adresse puis on collecte des cartes qui nous donne des points. Franchement sympa, le démonstrateur, aussi auteur du jeu a bien pris le temps avec nous, merci. Ça change un peu et l’idée de revisiter les osselets a pris chez moi
4/5
S-Evolution : sur le même stand. Jeu de plis, je suis toujours dispo. Une main de cartes ou peu de choix sont possibles, puis à la fin de chaque manche, des contraintes et des points à récupérer. L’idée est très bonne, la réalisation m’a laissé de marbre malheureusement. La première manche est inutile car on joue face caché, c’est en rapport avec le thème mais mécaniquement cette première manche est sans intérêt. La suite ne m’a pas passionné.
2/5
Yokai : le dernier de chez Ferti. Très malin ce jeu abstrait. Echec like. J’y suis nul mais c’est beau, ça donne envie d’approfondir et le plateau avancé doit être bien casse-neurones. Une réussite
4,5/5
Speed cups : tout con, tout bon. Des gobelets de couleurs à enfiler au plus vite suivant la carte. Rigolo
4/5
Yunnan : Une demie partie, plantée en plus sur un point de règle où on a pas été vigilant. Rien de bien original dans l’ensemble mais ça à l’air de bien tourner. Pas plus emballé que ça pour ma part, très subjectivement j’en conviens. J’y reviendrais sans doute. A voir
Panik : stand ilopeli. Sympathique jeu de bluff et de majorité. Le bluff fonctionne ici sans problème. Bien aimé. Merci Arnaud pour la présentation
4/5
Armadora : remake de Nuggets, en beaucoup plus joli. C’est malin et joué en 15 minutes.
4/5
Polterfass : le dernier Zoch. On lance des tonneaux dans un gobelets, seul un joueur décide s’il continue de les lancer sachant que seuls les tonneaux debouts sont comptabilisés. Les autres joueurs décident de sa réussite ou non. Système de comptage pas bête. Sympathique
3/5

Holmes 13
: jeu de déduction. On a tous trouvé le personnage coupable dans le même tour, du coup la partie est vite devenue sans intérêt, en plus les questions sont ouvertes, tout le monde les entend donc on devine tous en même temps. Passés à côté ? Ça y resemble.
Lewis & Clarke:
Enfin un jeu sans point de victoire, et qui tourne à merveille. Que de bons échos sur place, et les échos, c’est bien… Un jeu pas si simple, je me suis fais avoir, c’est bien casse tête comme il faut et très bien pensé, bravo messieurs. Grosse envie d’y revenir.
Un salon qui a tenu ses promesses, deux belles découvertes avec Russian railroads et Lewis & Clarke, du très bon avec Concordia et Caverna. Belle cuvée

ElGrillo dit:
Panik : stand ilopeli. Sympathique jeu de bluff et de majorité. Le bluff fonctionne ici sans problème. Bien aimé. Merci Arnaud pour la présentation

Mais de rien, ce fut un plaisir
ElGrillo dit:
Holmes 13 : jeu de déduction. On a tous trouvé le personnage coupable dans le même tour, du coup la partie est vite devenue sans intérêt, en plus les questions sont ouvertes, tout le monde les entend donc on devine tous en même temps. Passés à côté ? Ça y resemble.

rhaaaa, mince ça contredit l'avis de Krazey qui a aimé.
Nono dit:
ElGrillo dit:
Panik : stand ilopeli. Sympathique jeu de bluff et de majorité. Le bluff fonctionne ici sans problème. Bien aimé. Merci Arnaud pour la présentation

Mais de rien, ce fut un plaisir
ElGrillo dit:
Holmes 13 : jeu de déduction. On a tous trouvé le personnage coupable dans le même tour, du coup la partie est vite devenue sans intérêt, en plus les questions sont ouvertes, tout le monde les entend donc on devine tous en même temps. Passés à côté ? Ça y resemble.

rhaaaa, mince ça contredit l'avis de Krazey qui a aimé.

Nous n'avons pas non plus eu cet effet là (attention à bien noter que celui qui pose la question n'y répond pas).
ceranor dit:
Nous n'avons pas non plus eu cet effet là (attention à bien noter que celui qui pose la question n'y répond pas).

Nous avons joué avec les bonnes règles. Le jeu en soi est très épuré, les règles simples, c'est plutôt agréable. Notre partie s'est déroulée ainsi, peut être la faute à pas de bol mais c'est vrai qu'à nous 3, on avait plus le choix qu'entre deux mêmes personnages à la fin, et ça s'est joué au coup de pot. Et pour en avoir discuté en débriefant le jeu, on a trouvé cette fin décevante et ça nous a tué un peu la partie.
Maintenant ce n'est qu'un resenti sur une partie avec toutes les réserves qu'il faut y mettre. J'y suis allé sur les conseils de Heuhh qui était enthousiaste, donc c'est un jeu qui a l'air d'avoir plu dans l'ensemble. :)
Docky dit:
ElGrillo dit:La route du verre :
Un bon 3/5 pour l'instant, qui ne demande qu'à augmenter si l'interaction des cartes devient meilleure avec l'expérience des parties

J'avoue que cette interaction par les cartes serait pour moi un vrai argument conditionnant mon futur achat, parce que sur le papier je trouve ce mécanisme intéressant et parce que c'est ce qui me manque en général sur les créations de Uwe Rosenberg. J'en attends donc beaucoup, et fais-nous savoir ton ressenti le plus vite possible quand tu auras joué quelques parties supplémentaires. Merci d'avance. ;)

Nouvelle partie hier, et c'est toujours aussi bon. Certes, on reste encore concentré sur notre plateau, mais en fonction des bâtiments construits par les joueurs, on peut deviner les cartes qui les intéressent, et les sélectionner dans notre main. Joué à 4, les 3 autres découvraient et étaient dubitatifs au départ, mais ils ont finalement beaucoup aimé. Et pour els scores : 23-22-21,5-21,5.
deepdelver dit:Nouvelle partie hier, et c'est toujours aussi bon. Certes, on reste encore concentré sur notre plateau, mais en fonction des bâtiments construits par les joueurs, on peut deviner les cartes qui les intéressent, et les sélectionner dans notre main. Joué à 4, les 3 autres découvraient et étaient dubitatifs au départ, mais ils ont finalement beaucoup aimé. Et pour els scores : 23-22-21,5-21,5.

Il y a des demi-points ? Arf !
Sinon, toi qui connais les 2, quid de la comparaison avec Western Town ?

Merci pour le commentaire, Deepdelver. Ce jeu hot sera dans la hotte ! :mrgreen: