[fin d'un site] Le tigre ne passera pas le WE !

[Modo]Zut ma touche Suppr. deconne, c’est moche…[/Modo]

Monsieur Phal dit:Et, oui, il fut un temps où l'on pouvait dire "il me fait penser à une vieille call-girl qui essaye tant bien que mal de vendre ses charmes d'antan." sans qu'on soit choqué et que l'on considère cela comme une insulte.

C'est pas forcément pour relancer le truc, mais cette phrase, "il me fait penser à une vieille pute" pour moi reste une insulte.

Ou alors, on peut commencer à traiter tout le monde de "personne à problèmes mentaux évidents aimant l'amour physique des enfants et des animaux" sans problèmes, si c'est juste pas une insulte d'éviter les mots vulgaires.

Enfin, bon, c'est vous qui voyez...
Matthieu.CIP dit:Je vais repréciser les choses une dernière fois.
Mon propos de départ est probablement fleuri et un poil excessif. Ce qui m'a poussé à réagir de la sorte sont les deux choses suivantes :
1) La lettre que l'on envoie à un webmaster qui a juste fait la promo du jeu pendant des années. Que RK veuille valoriser son portefeuille de titres c'est une chose, qu'il somme Yoann d'arrêter séance tenante ce site qui ne lui fait pas d'ombrage bien au contraire, je trouve cela juste excessif.


Je n'ai pas vu le courrier mais ce peut-il que cela soit une formule légale qui peu paraître certes un peu sèche mais qui doit correspondre à des codes ?
Par exemple : Je vais envoyé une mise en demeure à un artisan que je connais bien et avec qui je m'entends très bien... Mais je suis obligé de lui envoyer un courrier froid et direct pour qu'à son tour il me réponde de la même manière et après je pourrais engagé une procédure via mon assurance... Je sais qu'il n'est pas responsable de mon problème, il sait (puisqu'on va encore manger ensemble d'ici la fin de la semaine) que je ne lui reproche rien et que nous allons resté ami, l'assureur connait le fond du problème et c'est lui qui m'a indiqué la démarche à suivre donc tout va bien entre les différents protagoniste mais je suis obligé d'être formel et cela implique de lui envoyé un courrier direct, ferme et limite froid mais c'est comme ça... N'est-on pas dans le même style de courrier qui tiens plus de la forme juridique que d'un courrier vraiment agressif...

Parce qu'il faut reconnaître que recevoir un "mise en demeure" de quelqu'un qu'on ne connais pas ça fait souvent penser qu'on a en face un sale con alors que ça n'est pas forcément le cas !!!
celegorm dit:
Matthieu.CIP dit:Je vais repréciser les choses une dernière fois.
Mon propos de départ est probablement fleuri et un poil excessif. Ce qui m'a poussé à réagir de la sorte sont les deux choses suivantes :
1) La lettre que l'on envoie à un webmaster qui a juste fait la promo du jeu pendant des années. Que RK veuille valoriser son portefeuille de titres c'est une chose, qu'il somme Yoann d'arrêter séance tenante ce site qui ne lui fait pas d'ombrage bien au contraire, je trouve cela juste excessif.

Je n'ai pas vu le courrier mais ce peut-il que cela soit une formule légale qui peu paraître certes un peu sèche mais qui doit correspondre à des codes ?
Par exemple : Je vais envoyé une mise en demeure à un artisan que je connais bien et avec qui je m'entends très bien... Mais je suis obligé de lui envoyer un courrier froid et direct pour qu'à son tour il me réponde de la même manière et après je pourrais engagé une procédure via mon assurance... Je sais qu'il n'est pas responsable de mon problème, il sait (puisqu'on va encore manger ensemble d'ici la fin de la semaine) que je ne lui reproche rien et que nous allons resté ami, l'assureur connait le fond du problème et c'est lui qui m'a indiqué la démarche à suivre donc tout va bien entre les différents protagoniste mais je suis obligé d'être formel et cela implique de lui envoyé un courrier direct, ferme et limite froid mais c'est comme ça... N'est-on pas dans le même style de courrier qui tiens plus de la forme juridique que d'un courrier vraiment agressif...
Parce qu'il faut reconnaître que recevoir un "mise en demeure" de quelqu'un qu'on ne connais pas ça fait souvent penser qu'on a en face un sale con alors que ça n'est pas forcément le cas !!!

Ouais enfin, l'artisan qui te remonte un mur de jardin gratuitement, juste pour se faire plaisir, et bin quand tu fais venir l'entreprise qui va finir le boulot à sa place, la moindre des choses c'est de lui payer un coup à boire à l'artisan.

Cher Monsieur LEauCEstNul,

LEauCEstNul dit:
Monsieur Phal dit:Et, oui, il fut un temps où l’on pouvait dire “il me fait penser à une vieille call-girl qui essaye tant bien que mal de vendre ses charmes d’antan.” sans qu’on soit choqué et que l’on considère cela comme une insulte.

C’est pas forcément pour relancer le truc, mais cette phrase, “il me fait penser à une vieille pute” pour moi reste une insulte.
Ou alors, on peut commencer à traiter tout le monde de “personne à problèmes mentaux évidents aimant l’amour physique des enfants et des animaux” sans problèmes, si c’est juste pas une insulte d’éviter les mots vulgaires.
Enfin, bon, c’est vous qui voyez…


Pour commencer, la phrase de Monsieur Matthieu n’est pas celle là, et les mots sont importants je pense.

Ensuite, vous êtes choqué. Ok. Moi non, c’est une métaphore acerbe, certe, mais une métaphore. Maintenant, vous êtes choqué, pas moi, je n’ai pas raison, vous n’avez pas tort, et le contraire, je ne changerais pas de point de vue, vous non plus. Ok. C’est dit. On peut passer à autre chose je pense.

Bien à vous de cordialement

Monsieur Phal

Oui, oui, pas de soucis.

Je voulais juste savoir si c’était une question de vocabulaire.

Moi j’aime bien ça m’a fait penser à Alevêque parlant de Zidane, ça me fait rire tout pareil :mrgreen:

LEauCEstNul dit:Oui, oui, pas de soucis.
Je voulais juste savoir si c'était une question de vocabulaire.


C'est effectivement une question de vocabulaire ! En même temps, dans l'écrit, on ne peut pas faire passer le ton d'une phrase. Faut bien que le vocabulaire serve à quelque chose !!!

Et moi, quand j'ai lu cette phrase, je l'ai trouvé très parlante et la métaphore sonne parfaitement juste. Et ce n'est pas du tout vulgaire, contrairement à ce que veulent faire croire certain.

En d'autres termes, je trouve l'attitude de Knizia beaucoup plus vulgaire (telle qu'expliquée par Cocktail game) que la phrase qui fait tant débat. Car, oui, la vulgarité ne se trouve pas toujours là où on le pense...

Je remercie très très chaudement Yoann pour son site et pour les petites heures que j’ai " perdues " dessus !

Vraiment très très très chaudement.


olive


ps : je me souviens aussi de sa disponibilité à Toulouse l’année dernière, je ne savais pas à ce moment là que j’avais affaire à ce Yoann là !

En réalité, si l’attitude de Knizia est un peu limite dans ses relations avec les éditeurs de par sa rigidité, je trouve qu’il nous donne une bonne leçon en ce qu’il joue à fond la carte du droit.

Il respecte à la lettre les termes des contrats d’édition qu’il signe et les utilise à son avantage lorsque l’occasion se présente.

J’invite donc respectueusement tous les éditeurs qui ont eu, font ou auront affaire avec lui à bien peser les termes des contrats qui ont été, sont ou seront conclus et à bien avoir conscience des conséquences de ce qui est signé.

L’auteur cède à l’éditeur les droits patrimoniaux sur son jeu qui sont plus ou moins circonscrits en terme de durée, de zone géographique et de support d’édition. Knizia joue “admirablement” sur ces critères pour limiter les prérogatives des éditeurs.

Question pour Yoann : puisque tu as le savoir-faire technique et maintenant ta propre notoriété d'auteur, est-ce que tu as envisagé de remonter un site pour de futurs jeux à toi, des protos ou des jeux non éditables ?


je confirme, et je remercie encore yohann pour avoir permis à baj de mettre myrmes en ligne.

@maester: ok ok pas de soucis.

@Thot: c’est quand même étonnant qu’il continue à pouvoir être édité…

On dirait certains champions d’échecs, très doués mais glaciaux. Sauf que les champions d’échecs n’ont rien à vendre, c’est curieux.

D’après les critiques, ses jeux sont bons mais sont ils vraiment exceptionnels au point que les éditeurs se laissent “marcher sur les pieds” ?

Je veux dire que si un entrepreneur sait qu’il va éditer un bon jeu mais avoir des risques judiciaire par la suite, est ce que ça vaut toujours le coup ?

Je ne comprends pas bien la démarche auteur/éditeur sur ce coup.

Étonnant qu’il n’ai pas encore pondu un jeu de gestion sur ce thème :)

Thot dit:J'invite donc respectueusement tous les éditeurs qui ont eu, font ou auront affaire avec lui à bien peser les termes des contrats qui ont été, sont ou seront conclus et à bien avoir conscience des conséquences de ce qui est signé.

Le mieux étant de faire établir ces contrats par un avocat qui s'y connait en jeux.
Ça tombe bien vous en avez un ici. :mrgreen:
LEauCEstNul dit:
On dirait certains champions d'échecs, très doués mais glaciaux. Sauf que les champions d'échecs n'ont rien à vendre, c'est curieux.
D'après les critiques, ses jeux sont bons mais sont ils vraiment exceptionnels au point que les éditeurs se laissent "marcher sur les pieds" ?
Je veux dire que si un entrepreneur sait qu'il va éditer un bon jeu mais avoir des risques judiciaire par la suite, est ce que ça vaut toujours le coup ?
Je ne comprends pas bien la démarche auteur/éditeur sur ce coup.


En fait, la mentalité de Knizia est que ses jeux sont des produits commercialisables ayant donc une valeur pécuniaire à négocier. Il n'est plus au stade du jeune auteur qui rêve de voir l'un de ses jeux édités à n'importe quelles conditions même défavorables.

Il ne fait pas de sentiments avec les éditeurs et s'en tient à la lettre des contrats qu'il signe sans faire d'état d'âme.

Côté éditeurs, ces derniers ne se laissent en réalité pas marcher sur les pieds. Simplement, ils ne font pas vraiment attention à ce qu'ils signent et se retrouvent un peu le bec dans l'eau quand ils réalisent que ce qu'ils avaient imaginé ne correspond pas aux conséquences de ce qui est écrit.

Ainsi, en cas de cession limitée des droits patrimoniaux de l'auteur à l'éditeur, ce dernier doit être très vigilant à ne pas outrepasser les prérogatives qu'il tire de la cession.

De même pour reprendre l'exemple de Matthieu avec Ystari, un contrat d'édition n'est pas qu'un contrat de cession de droit d'auteur. L'éditeur dans le contrat d'édition s'engage à éditer le jeu dans un certain délai. Si ce délai est dépassé sans que puisse être invoqué un cas de force majeure, l'avance éventuellement consentie est conservée par l'auteur (c'est généralement le cas) et l'éditeur perd le droit d'éditer le jeu. L'auteur peut donc aller démarcher quelqu'un d'autre.

Il faut savoir que très peu d'éditeurs respectent les délais d'édition d'un jeu, pourtant contractuellement prévue. Certains éditeurs vont plus loin en faisant signer aux auteurs un simple contrat de cession de droits et non un contrat d'édition. Ainsi, l'éditeur n'a aucune obligation d'éditer le jeu dans un certain délai et l'auteur se retrouve avec un jeu bloqué qu'il ne peut pas présenter à d'autres éditeurs, sans contrepartie financière.

Comme toute relation commerciale, l'édition d'un jeu de société est une affaire sérieuse qui doit faire l'objet d'une négociation transparente et surtout le résultat de cette négociation doit apparaître noir sur blanc dans les clauses des contrats signés.

C'est là où Knizia est un malin. Il n'attire pas oralement l'attention des éditeurs sur les points qu'il estime importants des contrats et jouent ensuite là-dessus en cas de souci.

En fait, je pense que Knizia a plus de jeux édités que la plupart des éditeurs du marché, au final l’expérience est dans son camp…

@Thot,
Pour prendre un exemple HS très personnel mais parlant de ce sujet, j’ai signé un contrat de cession de droit vers l’an 2000 pour un supplément de jeu de rôle (donc sous licence etc) qui n’a jamais été édité car la boite a coulé.

Est ce que j’ai le droit de diffuser mon travail aujourd’hui à titre amateur ou alors j’ai cédé les droits à une entité qui n’existe plus ?

LEauCEstNul dit:@Thot,
Pour prendre un exemple HS très personnel mais parlant de ce sujet, j'ai signé un contrat de cession de droit vers l'an 2000 pour un supplément de jeu de rôle (donc sous licence etc) qui n'a jamais été édité car la boite a coulé.
Est ce que j'ai le droit de diffuser mon travail aujourd'hui à titre amateur ou alors j'ai cédé les droits à une entité qui n'existe plus ?


Normalement, tu as une date de fin de cession des droits dans le contrat.

Si c'est le cas, c'est bon. Si ce n'est pas le cas, tu ne risques rien de la part de la boîte puisqu'elle a fermé.

Par contre, il faut voir qui possède aujourd'hui les droits sur le jeu de rôle. Ce sera vraisemblablement son auteur et là, il faut que tu vois avec lui si tu veux diffuser ton travail sans le modifier.

Si tu le modifies pour que toute référence au jeu de rôle initial disparaisse, tu peux te passer de l'accord de son auteur.

Quand je vous le dit qu’il est bon notre avocat. :D

tom vuarchex dit:
celegorm dit:
Matthieu.CIP dit:Je vais repréciser les choses une dernière fois.
Mon propos de départ est probablement fleuri et un poil excessif. Ce qui m'a poussé à réagir de la sorte sont les deux choses suivantes :
1) La lettre que l'on envoie à un webmaster qui a juste fait la promo du jeu pendant des années. Que RK veuille valoriser son portefeuille de titres c'est une chose, qu'il somme Yoann d'arrêter séance tenante ce site qui ne lui fait pas d'ombrage bien au contraire, je trouve cela juste excessif.

Je n'ai pas vu le courrier mais ce peut-il que cela soit une formule légale qui peu paraître certes un peu sèche mais qui doit correspondre à des codes ?
Par exemple : Je vais envoyé une mise en demeure à un artisan que je connais bien et avec qui je m'entends très bien... Mais je suis obligé de lui envoyer un courrier froid et direct pour qu'à son tour il me réponde de la même manière et après je pourrais engagé une procédure via mon assurance... Je sais qu'il n'est pas responsable de mon problème, il sait (puisqu'on va encore manger ensemble d'ici la fin de la semaine) que je ne lui reproche rien et que nous allons resté ami, l'assureur connait le fond du problème et c'est lui qui m'a indiqué la démarche à suivre donc tout va bien entre les différents protagoniste mais je suis obligé d'être formel et cela implique de lui envoyé un courrier direct, ferme et limite froid mais c'est comme ça... N'est-on pas dans le même style de courrier qui tiens plus de la forme juridique que d'un courrier vraiment agressif...
Parce qu'il faut reconnaître que recevoir un "mise en demeure" de quelqu'un qu'on ne connais pas ça fait souvent penser qu'on a en face un sale con alors que ça n'est pas forcément le cas !!!

Ouais enfin, l'artisan qui te remonte un mur de jardin gratuitement, juste pour se faire plaisir, et bin quand tu fais venir l'entreprise qui va finir le boulot à sa place, la moindre des choses c'est de lui payer un coup à boire à l'artisan.


Je vois que tu as tout compris :mrgreen:
Sauf que tu ne peux mettre en demeure un mec qui te rends service ou que tu paies au black ni une entreprise pour finir des travaux qu'elle n'a pas commencé... en fait non tu n'as rien compris
:D

Le principal c'est que tu enregistres que quand on vends plein de jeux et qu'on est pété de thunes un max il est de bon aloi de payer une bière aux auteurs nécessiteux même si tu ne peut pas les voir en peinture... :mrgreen:

Moi je suis certain que R Knizia paie des bières à tour de bras d'où le besoin de rentabiliser ses créations...