Mister Goodies par Mister Goodies
À travers ce topic, vous avez déjà pu entrevoir qui fait quoi chez les Goodies et comment
.
Aujourd’hui, je vais lever un peu plus le voile sur qui est Mister Goodies, à travers une interview exclusive et sans tabou… réalisée par moi-même 
Ben oui, ne dit-on pas qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ? 
Q : Tout d’abord merci Mister Goodies de vous être déplacé jusqu’à chez vous pour réaliser cet interview impromptu
R: Merci à G4G de me donner l’opportunité à de clarifier certain points sur ma personne
Q : Mister Goodies, parlez-nous un peu de votre parcours ludique en quelques phrases.
R : J’ai déjà pas mal parlé de moi sur différents topics du forum, mais pour résumer :
J’ai découvert Magic en 1993, et surtout Netrunner CCG (NDG4)
, cela donne quelques indications sur mon âge 
Je suis un grand fan du trio Knizia, Garfield et Cathala — le fameux KGC comme on dit chez nous 
Après une longue période de découverte où je voulais tout essayer, je me suis posé.
Aujourd’hui, je préfère poncer les jeux que j’aime… avec goodification si nécessaire
.
Q : D’où vient cette passion pour les pigeons ?
R : Tout est parti d’une remarque de ma fille, à l’apparition de mes premiers cheveux blancs.
Elle m’a lancé cette phrase culte : « Mais papa, tu commences à avoir les cheveux d’un pigeon ! » Depuis ce jour — bien que je sois désormais plus proche de l’ours polaire — le pigeon est devenu mon animal totem… et bien plus encore.
Je me considère comme un thérian , moitié homme, moitié pigeon
.
Et puis, le pigeon, c’est un peu le gueux des colombidés. Contrairement à la colombe noble et pure, il est souvent mal aimé
.
Issu d’un milieu modeste, je n’ai aucun mal à m’identifier à cet oiseau injustement méprisé.
À travers lui, j’essaie de redorer son blason. 
Q : D’où vient votre passion pour la goodification ?
R : J’ai commencé à goodifier des jeux très tôt, sans même m’en rendre compte. D’abord des aides de jeu, puis des stickers… jusqu’à ce que naisse en moi l’âme d’artiste que tout le monde connaît aujourd’hui.
Q : Pourquoi en avez-vous fait un art — le 11ᵉ, si je ne me trompe pas ?
R : Parce que la goodification dépasse la simple amélioration. Elle touche à l’émotion, à l’esthétique, à l’expérience ludique. Elle mérite sa place parmi les arts. 
Q : Justement, d’où vient ce terme “goodification”, non français, qui fait parfois grincer des dents sur Tric Trac ?
R : En réfléchissant aux nombreuses modifications que j’apporte aux jeux de société, j’ai réalisé qu’aucun mot existant ne décrivait vraiment l’ensemble de ces pratiques.
“Pimper” ? Trop connoté tuning automobile.
“Amélioration” ? Trop restrictif, parfois même inadéquat.
“Personnaliser” ? Oui, mais une aide de jeu, par exemple, n’est pas toujours une personnalisation au sens strict.
Il me fallait un mot plus vaste, plus englobant. Un terme capable de capturer cette volonté de sublimer l’expérience ludique, de magnifier les éléments du jeu pour en intensifier le plaisir.
En explorant le web, j’ai constaté que ce phénomène était omniprésent : inserts sur mesure, peinture de figurines, sculptures 3D, boîtes en origami… Autant de pratiques qui relèvent d’un véritable art, ancien dans ses techniques mais assez nouveau dans son intention.
Il fallait donc un mot pour désigner cet art émergent, un mot capable de rassembler toutes ces démarches sous une même bannière, avec un objectif commun : exacerber le plaisir ludique. 
Ainsi est née la goodification. 
Et naturellement, tout un lexique s’est développé autour de ce terme :
- Goodifier : un verbe du premier groupe, simple et efficace, pour désigner l’action de transformer, sublimer ou enrichir un jeu par des ajouts esthétiques ou fonctionnels.
- Goodifieur ou goodificateur : les deux sont recevables, et désignent l’artiste, le passionné, celui ou celle qui pratique la goodification.
- Enfin, la goodification elle-même — parfois appelée goodies — représente le résultat final, l’œuvre produite, qu’il s’agisse d’un insert, d’une figurine peinte, d’un plateau customisé ou d’un accessoire fait main.
Le terme goodies peut prêter à confusion, car il est aussi utilisé par les éditeurs pour désigner les add-ons ou bonus promotionnels liés à leurs jeux. 
Mais au fond, ces ajouts ne relèvent-ils pas eux aussi d’une forme de goodification ? 
Ils participent à la même dynamique : enrichir l’expérience ludique, rendre le jeu plus immersif, plus beau, plus plaisant à manipuler. 
La goodification, c’est donc bien plus qu’un simple embellissement.
C’est une démarche créative, un art à part entière, qui transforme le jeu en objet d’art. 
Q : Certains lecteurs de Tric Trac semblent agacés par le “personnage” Mister Goodies. Comment gardez-vous votre calme ?
R : Appelons ça la sagesse… plutôt que la vieillesse
.
Prendre du recul est essentiel. Si ma passion débordante dérange, tant pis. C’est la vie, ma pauvre Lucette. L’important, c’est de continuer à débattre dans le respect. 
Rome ne s’est pas faite en un jour, il en sera de même pour la reconnaissance de la goodification comme un art. 
Q : Parlons d’un sujet sensible : la vente de certaines de vos œuvres par votre frère. Qu’avez-vous à dire ?
R : Rien, si ce n’est que plusieurs de mes œuvres 3D sont réalisées par mon frérot. 
Devant le succès de certaines créations, il a décidé d’en vendre quelques-unes pour amortir le temps passé à satisfaire mes caprices.
Je ne touche pas un centime, et je tiens à rester à l’écart de tout aspect commercial.
Ces ventes représentent moins de 20 % des créations qu’il a réalisées pour moi. 
D’ailleurs pas mal de goodification de mes jeux ne sont pas faites par mon frérot. 
En effet si je trouve une goodification qui me convient sur le net et bien je l’achète sans lui demander quoi que ce soit.
Je suis un grand fan des Twinples
que j’ajoute dès que je le peux à mes jeux ainsi que des playmates officielles ou pas …
Et pourtant, vous allez me croire ou pas, je n’ai aucun accord financier avec studio-twin-games et montapisdejeux 
Donc oui j’ai la chance de pouvoir faire des œuvres en 3D mais ce n’est qu’une partie des outils à ma disposition pour goodifier mes jeux. Et je ne suis pas insensible aux travails d’autres artistes. 
Q: Parlez-nous des deux topics que vous avez créés : Goodies4Games et L’Art de la Goodification.
R : Ces deux topics sont nés d’un besoin simple : partager librement ma passion sans alimenter les polémiques.
Suite à plusieurs remarques sur la fréquence de mes posts liés à la goodification, j’ai décidé de créer un espace dédié :
L’Art de la Goodification est un topic ouvert à tous les goodifieurs en herbe. On y parle de tout ce qui sublime nos jeux : jetons personnalisés, pièces en métal, éléments 3D, inserts, peinture… bref, tout ce qui transforme une boîte en œuvre d’art ludique. C’est un lieu de dialogue, d’échange, et surtout de passion partagée.
Goodies4Games, quant à lui — et c’est d’ailleurs ici que cette interview a lieu — est plus centré sur le site G4G. Ce site est une sorte de musée virtuel où je conserve pour la postérité les photos de mes jeux goodifiés.
Il faudrait d’ailleurs que mon frérot le réactualise plus souvent (frérot si tu me lis
)
Ce topic est aussi un peu plus personnel : on y découvre les coulisses de la famille Goodies, les anecdotes, les délires, et bien sûr… L’événement annuel de la remise du Pigeon d’Or
, dont le prestige ne cesse de grandir au fil des années.
Et pour 2025, une surprise vous attend : la création physique du trophée !
Mais chut… on en reparlera plus tard dans l’année 
Q : Justement, pouvez-vous nous parler du fameux “Pigeon d’Or” ?
R : Bien sûr. 
Comme beaucoup, j’ai été séduit par le Spiel ou l’As d’Or dans mes jeunes années.
Mais avec le temps, ces prix ne correspondaient plus à mes attentes de joueur expérimenté
.
Il m’a donc semblé naturel de créer un prix récompensant les jeux joués et approuvés par Madame Goodies et moi-même.
Des jeux faits pour durer, des jeux faits pour être poncés. 
Le Pigeon d’Or est né. 
Il s’adresse aux vieux de la vieille qui partagent mes goûts mais aussi aux plus jeunes joueurs pour les guider comme une lumière dans l’obscurité des nombreuses sorties annuelles. 
Q: Mister Goodies quels sont vos projets pour cette fin d’année 2025 ?
Suite au succès retentissant de mon vernissage (il y a deux ans déjà
), j’ai dans l’idée de publier un ouvrage consacré à la goodification 
Ce serait un recueil de mes publications sur Trictrac, enrichi de contenus inédits, bien sûr 
Je l’imagine comme un “La goodification pour les nuls” : un guide illustré, truffé de photos, d’exemples et d’explications sur cet art émergent qui me passionne.
Cela dit, je ne peux pas garantir une sortie en 2025… Un tel projet demande du temps, et c’est justement ce qui me manque 
Par ailleurs, je dois continuer à harceler mon frérot pour qu’il mette à jour le site G4G avec de nouvelles photos de mes œuvres.
Il y a clairement un petit relâchement côté mise à jour
, et ça mérite un bon coup de boost 
Q : Merci Mister Goodies pour ces réponses sans langue de bois. Que peut-on vous souhaiter pour cette fin d’année 2025 ?
R : De la santé, de l’humour, de la légèreté… et bien sûr, de la goodification ! 
Q : Une dernière phrase avant de nous quitter ?
R : Merci à tous ceux qui auront eu la patience et le courage de lire cette longue interview. N’oubliez pas : goodifiez vos jeux comme il se doit. 
Le jeu de société doit rester un plaisir futile… mais nécessaire. 