Hier soir.
Ninja Taisen: 2 joueurs (config idéale, puisqu’il s’agit là d’un jeu à deux)
D’emblée, nous sommes émerveillés par le dessin des cartes qui est de toute beauté.
S’agissant d’un jeu minimaliste, comme sait si bien les faire Japan Brand ces derniers temps, les règles sont expliquées en moins de deux.
Le placement de départ, couplé à un jet de dés costaud: 3-3-2, ne me favorise pas, moi qui espérais jouer de prudence. Je parviens bon gré mal gré à construire une défense souple au centre du parcours, quand je dis souple, je veux dire que j’ai trois couples dans les trois couleurs susceptibles d’être réaménagés de façon intéressante a priori sur n’importe quel résultat.
Et ça fonctionne, mes combattants 1 viennent taper les 2 et 3 adverses, dans leur couleur de prédilection, en se sacrifiant, mais à bon compte.
Mon adversaire bouge un binôme sur une de mes positions de 4 combattants, qui se tenaient à quelques encablures de lui, et déchire ma position.
Il jubile, mais au final, ça lui coûte la victoire.
Le tour suivant, je lui tue un combattant de force 1, une action somme toute anodine, si ce n’était pas le dernier dans cette couleur.
Dorénavant, son leader, qui campait fièrement sur sa dernière ligne de défense (voilà l’explication de mes 4 combattants regroupés), bouge à chaque tour, et au gré d’un 3 sur un dé, je le passe pour finir dans son village le tour suivant.
La revanche sera anecdotique. J’anéantis toutes les cartes de mon adversaire, avec une perte de seulement deux combattants.
Je suis satisfait de ma première partie, qui tranche nettement avec mes trois premières, où je n’avais rien construit de très probant, m’étant retrouvé dépassé par le challenge.
Beasty Bar 2 joueurs (clairement pas la config la plus fun, mais certainement la plus contrôlable)
Pour le coup, un meilleur contrôle met en valeur l’aléatoire de la pioche. Quitte à jouer à un jeu chaotique, autant avoir du chaos. Il est probable que je n’y jouerais qu’à plus de joueurs désormais.
Artificium 2 joueurs
Que voilà un jeu gentillet. Chacun joue dans son coin, et se surprend à apprécier cette économie de matériel qui joue sur une ressource unique pour figurer les autres.
Les machines à ressources se sont mises en branle sans à-coups durant les deux premiers tours.
Quelques couacs dans la fluidité du jeu de mon adversaire, survenus dans les 3ème et 4ème tours, m’ont permis de prendre une avance, qu’il n’a pu combler.
Je dois avouer que j’ai largement profité de mains cartes favorables, dont la première.
Ce jeu n’offre pas un challenge très relevé, mais permet de se vider la tête entre deux gros jeux.
La Isla 2 joueurs
Y a pas. J’aime ce jeu.
De la combo, du placement, de la collection, de la programmation (certes minimale, mais quand même),… et du plaisir. Je ne le boude pas.
Attention, l’aléatoire de la pioche est très impactant, mais se gomme quelque peu sur la longueur.
J’ai bourriné sur ma race de départ, que je ne suis pas parvenu à faire progresser au stade 2, faute de cartes. J’aurais dû m’en douter, en ayant eu 5 en mains dans mes deux premiers tours.
Pas grave, je passe ma fin de partie à récupérer des animaux de la race privilégiée par mon adversaire, et je profite de positions territoriales qui, en décalant mes pions un à un, me permettent de scorer des régions, tour après tour, et de me diversifier en animal.
Je marque beaucoup de points sur le plateau, mais ma collection d’animaux est loin d’être optimale: 6 rats (race de départ) x1 donc, 3 de la race de départ de mon adversaire x3, et une seule série de 5 races différentes. Il me manquera un dernier crapaud pour en terminer une seconde.
J’ai pas mal galéré sur les cubes, et n’ai donc pas hésité à passer deux tours pour parfaire mon expansion plus tard.
Mon adversaire a flotté sur la carte, changeant de dessein au gré de ses cartes, au lieu justement de passer un tour pour finir d’encercler une région précédemment visée.
Il a pris cher: 96 à 63.
loic dit:Le type au polo rose doit avoir de mauvais souvenirs de branlées, je ne vois que ça 
Des branlées, peut-être pas, mais des tunnels noirs sans aucune victoire sur deux ou trois jeux d’affilée, oui.
Je garde surtout en mémoire des souvenirs diffus d’un Loïc, hilare, d’un Seb qui pleure à Zavandor, à qui nous laissons 2 masques par pure bonté d’âme et qui finit par l’emporter, et d’une épique partie de Time’s Up avec Boris, pour qui la seule personnalité connue était Gary Gygax, et qui passait son stock de cartes, le temps d’un sablier, sans la trouver. Je crois que j’avais pleuré.