Bon, j’ai donc enfin sorti Cyclades édition Légendaire.
J’avais backé le machin et revendu la totale de l’édition précédente.
Eh ben c’est toujours aussi bon, voir meilleurs. Il y a des tas de retours sur le net concernant ce hit sorti en 2009, je vais plutôt m’attarder sur les mises à jour :
- le terrain de jeu fait de tuiles assemblées, c’est vraiment top, ça permet des nouvelles configs à chaque partie, et l’air de rien, ça change un peu tout, pas de “vieilles habitudes” qui se créent.
- les enchères “boostées” : on peut placer son pion sur 1, 2, 3, 4, 5… puis 7, puis 10, puis 15, puis 20…
Fini les trémoussés entre mini-enchères de 1 pièces d’or à chaque fois, là ça monte creshendo, on peut stratégiquement aller direct au 5 pour couper l’herbe sous le pied des autres, ça accélère cette phase sans trahir.
- les créatures : pas de renversements, on a quelques modifs de pouvoirs, d’autres qui sont pareil, on est en terrain connus.
- les mercenaires, recrutables via la déesse Hera. C’était dans une extension que, honte à moi, je n’avais jamais essayé. Eh bien ça tourne au poil, ça permet de booster les armées, c’est parfaitement integré.
- les Héros. Alors au début, on s’y intéresse pas trop, concentrés qu’on est sur les bâtiments et les déplacements de navires et d’unités… puis on se rend compte qu’avoir un héros permet, via le (un peu cher quand même) déplacement héroique, de déplacer ses unités quasiment à chaque tour. Trop fort !
De plus, cette idée du “pouvoir sacrificiel” d’un héros qui booste la construction de bâtiments et donc de cités, c’est top.
La direction artistique est toujours de toute beauté, les illustrations claquent comme il faut, on s’y croit.
Bref, l’édition légendaire, c’est vraiment Cyclades sous stéroïdes. Le jeu est toujours aussi fun, et je trouve que les ajouts et petits réglages gomment vraiment ce petit effet de “on tape sur celui qui est en tête” qui pouvait parfois bien rallonger les parties sur la première version. En effet, dès qu’on choisit un dieu, la construction d’un bâtiment est obligatoire (là où c’était avant optionnel). Forcément, ça construit un peu partout et les cités ne tardent pas à arriver.
Par conséquent, c’est plus deux qu’il en faut pour gagner, mais trois, et c’est parfait ainsi.
Plus anecdotique : quand on construit une cité, on la pioche dans un sac, et on bénéficie du bonus one shot au dos. Et si quelqu’un nous pique la cité, on bénéficie à nouveau de ce bonus. Il y a un léger effet “win-win”, mais on a pas remarqué de renversement avec ce détail.
Enfin, si je suis très très content de ma version Mipeule et bateaux en bois, j’avoue que les standees pour les héros et Créature… font le job, mais y’a mieux. L’éditeur a bien fait les choses, et les figurines de créatures et héros sont dispo à côté dans le commerce. C’est pas donné, ça reste 30€ pour les figs de base, et 36€ pour l’extension des stretch-goals… mais je risque bien de craquer.
Ah, et les pièces en métal, qui elles, étaient une exclusivité Gamefound, c’est la classe absolue. On les manipule tout le temps, ça fait gling gling comme il faut, le top du top.
Bref, Cyclades Legendary, c’est vraiment de la bonne, jouez-y !