jsp 77: un jour dans nos boites aux lettres?

Bon bah je cite alors :

“Si vous souhaitez faire des critiques en toute indépendance, allez-y, nous accepterons toutes les critiques les plus objectives ou subjectives. Mais à ce moment là, ne nous demandez pas d’exemplaire presse, fournissez vous par vous même.”

C’est pas un peu douteux comme façon de voir/penser les choses ? C’est pas un peu du chantage à deux balles ?
En gros c’est : Vous dites du bien de nous, on vous donne des jeux. Vous dites du mal, allez vous faire voire.

Il n’y a que moi que ça choque ?

Je tombe de haut. Moi qui pensais que le monde du jeu de société était un monde ou tout le monde s’aimait et se prenait dans les bras… Déception… :)

Cher Monsieur,

Moi, ça ne me choque pas, je ne trouve pas ça douteux. Un éditeur envoie les jeux à qui il veut pour les raisons qu’il veut. Si le fait de se faire casser ne l’intéresse pas, s’il sait qu’il risque de se faire casser, pourquoi envoyer des jeux ? Ce qui serait douteux, c’est de se dire “moi je veux les jeux gratuit alors je vais dire du bien même si je le pense pas”, ça ne fait pas cher l’amour propre :) Mais Jsp n’a jamais fait ça.

Ce qui serait douteux c’est de dire “je vous envoie des jeux que si vous dites du bien”. ne pas oublier qu’un jeu c’est 30€ en moyenne, je doute qu’on soit affamé au point de ne pas avoir 30€ pour écrire un article ou qu’un éditeur considère que 30€ est une somme qui fait pression… Ou alors il faut ne plus faire ce métier.

Bref, si dans des articles, un éditeur, un auteur se sent malmené, c’est son droit, comme c’est le droit du journaliste de malmener, il a le droit de lui dire “va te faire voir tu n’aura plus ma production”… Enfin moi ça ne me choque pas.

Si le monde du jeu était un monde où tout le monde s’aime et s’embrasse, il n’y aurait que de bons avis partout et jamais de polémiques :)

Bien à vous de cordialement

Monsieur Phal

Monsieur Phal dit:que le milieu est tout pourri


Tout pourri, non. Pas toujours aussi professionnel qu'il devrait l'être, ça, ça se discute déjà plus. C'est plutôt ça qui ressort de l'édito, je pense.

Et le milieu du jeu n'est pas plus un monde de Bisounours que les autres, contrairement à ce qu'on pourrait parfois croire ou à l'image qu'il peut parfois véhiculer.

Cher Monsieur Sylvano,

Cela ne nous a jamais posé de problème, nous sommes nous même pas très “professionnel” dans le sens accepté de la chose, nous envoyons bouler nos lecteurs par exemple :lol:

Quand quelque chose ou quelqu’un ne répond pas à nos attentes, on s’en passe. Quand nous n’avons pas d’office de presse, on s’en passe.

Ce qui ressort de l’édito, je trouve et c’est mon sentiment, c’est que c’est tout la faute des autres. La faute de l’externalisation de la maquette, la faute du manque d’argent du au manque de pub que les éditeurs n’ont pas pris, le manque de professionnalisme des éditeurs, le manque d’office de presse, etc. Moi, je pense qu’il y a d’autres raisons, dont quelques-unes sont évoqués plus haut.

Après, j’imagine que chacun va piocher ce qui lui convient, ma propre lecture est soumise à ma propre vision de Jsp, la votre à ce que vous avez vécu en interne, mais je reste persuadé que la plupart des gens vont rester sur “les éditeurs ne nous ont pas aidé, surtout qu’il y a des salauds qui ont fait pression”…

Mais quoi qu’il en soit, c’est dommage de perdre une revue, et surtout du travail pour des gens…

Bien à vous de cordialement

Monsieur Phal

Personnellement, et quelles qu’en soient les raisons, je regrette la fin de JSP qui a vu passer de nombreuses personnes très intéressantes et a occupé le terrain, lancé des idées et développé des projets avec PLEIN d’énergie.

Qu’il y ait de la déception ou des mots un peu durs, c’est humain, c’est normal et il faut le comprendre.

Je l’ai déjà fait sur le forum JSP mais je réitère ici mes pensées à tous les membres de l’équipe pour encaisser ce choc et repartir avec passion sur d’autres projets, persos ou collectifs, dans le jeu ou ailleurs. Bon courage à eux et à elles.

Benoît Christen, rédac-chef Plato

Monsieur Phal dit:,
Ce qui serait douteux c'est de dire "je vous envoie des jeux que si vous dites du bien".


Bah perso c'est un peu ce que je comprend quand je lis ça :

"Si vous souhaitez faire des critiques en toute indépendance, allez-y, nous accepterons toutes les critiques les plus objectives ou subjectives. Mais à ce moment là, ne nous demandez pas d'exemplaire presse, fournissez vous par vous même."

Si on veut pas on dit non. Point barre. Ou non on peut pas.
M'enfin bon c'est peut-être moi qui interprète mal le truc hein. Je suis pas borné comme garçon donc si on m'explique bien je veux bien changer ma vision des choses.

Cher Monsieur nachcar,

Je crains que nous soyons devant un verre d’eau, le fameux, remplit à moitié. Pour certains il sera à moitié plein pour d’autre à moitié vide.

Pour moi, l’éditeur ne dit pas “si je vous donne un jeu dites du bien” il dit “puisque vous affirmez être indépendant, choper vos jeux tout seul”, sans doutes parce qu’ils avaient mal vécu une critique. Je le redis, à quoi bon envoyer un jeu si on sait qu’on va se faire étriller ? Je pense qu’il n’y a rien de choquant à ce qu’un éditeur fasse attention à qui il envoie des offices de presse…

Bien à vous de cordialement

Monsieur Phal

Je pense en effet qu on interprète un peu différemment les choses.
Après Je ne veux pas polėmiquer la dessus. En fait je voulais juste souligner mon ėtonnement quand à ce que rėvėlait le fameux ėdito.

Monsieur Phal dit:...
Je le redis, à quoi bon envoyer un jeu si on sait qu'on va se faire étriller ? Je pense qu'il n'y a rien de choquant à ce qu'un éditeur fasse attention à qui il envoie des offices de presse...


La question ne serait elle pas plutot a quoi bon editer un jeu si on sait qu'on va se faire etriller ? Parce que quand un jeu se fait etriller, c'est qu'il le merite non ? Donc si l'editeur a fait un bon jeu, il ne risque rien a l'envoyer a des journalistes, non ?

A

A ceci près que lorsque l’éditeur sort son jeu c’est qu’il est persuadé de sa qualité il me semble. Ce serait surprenant qu’un éditeur publie un jeu dont il pense qu’il est naze.

edit : grillé par A sur cette partie

Du coup lorsque vous dites qu’il sait qu’il va se faire étriller j’ai du mal à comrpendre. Il me semble que JSP n’a jamais eu un éditeur dans le nez au point de descendre tous ses jeux sans réfléchir, simplement sur son nom.

Après je comprends très bien votre argumentaire et les réflexions que vous portez aux éditeurs. C’est juste que je ne les trouve pas pertinentes et même surprenantes. Toute activité éditoriale implique critique qu’elle soit positive ou négative, du public ou de la presse. C’est pareil dans tous les domaines culturels.
Et je crois que c’est M. Hicham de Matagot qui disait à la radio des jeux “mieux vaut que l’on parle du jeu en mal, plutôt qu’on n’en parle pas du tout”.

Après pas besoin de vous donner la peine de répéter encore dix fois la même chose, j’ai bien compris la base de votre agrumentaire et en soi y’a pas grand chose à dire contre ça : l’éditeur c’est son jeu, il en fait ce qu’il veut :D

Ceci dit je vous rejoints toutefois sur un point, si on en est là c’est aussi et avant tout de notre faute et que nous n’avons probablement pas su ou voulu écouter les critiques. Mais que voulez-vous, cette ligne éditoriale nous plaisait et au moins si on est mort, c’est en faisant ce qui nous plaisait et ce qui nous semblait juste.

A dit:
Monsieur Phal dit:...
Je le redis, à quoi bon envoyer un jeu si on sait qu'on va se faire étriller ? Je pense qu'il n'y a rien de choquant à ce qu'un éditeur fasse attention à qui il envoie des offices de presse...

La question ne serait elle pas plutot a quoi bon editer un jeu si on sait qu'on va se faire etriller ? Parce que quand un jeu se fait etriller, c'est qu'il le merite non ? Donc si l'editeur a fait un bon jeu, il ne risque rien a l'envoyer a des journalistes, non ?
A


Parce que la plupart du temps ce qui est un bon jeu pour certains en est un mauvais pour d'autres. L'unanimité n'existe pas, il se trouve que certains jeux plaisent à une majorité et d'autres déplaisent. C'est ce qui fait leur succès ou pas et si une recette existait pour le prédire nous le saurions depuis le temps ^^

En temps que critique, la posture est forcément égoïste.
On peut lire souvent (je ne parle pas spécifiquement de JSP) que tel jeux est trop hasardeux. Hors il y a un public fort gourmand de jeux de hasard par exemple.
La bouse ou la qualité universelle n'existe pas.

Dès lors il y a deux postures d'écriture; la factuelle qui est très descriptive et qui renvoie chacun à sa propre estimation et puis la critique façon chroniqueur où le rédacteur met en avant sa personnalité et ses goûts pour en faire des filtres de jugements.

Les deux approches sont agréables mais il me semble qu'elles manquaient de visibilité sur JSP.

Je peux vous étriller n'importe quel jeu quand vous voulez ^^ C'est un exercice assez jouissif. Je prend le même et j'en fais un incontournable aussi facilement.
c'est juste une question de posture et je vous assure de la validité des arguments.

On peut bien sûr mixer une partie descriptive et critique plus personnelle.
Dans ce cas il faut que le lecteur puisse identifier cette structure afin de porter son regard en fonction.

J'ai toujours pensé que JSP manquait de cette structure avec des pigistes très doués pour le style pamphlétaire et d'autres pour l'analyse descriptive mais que tous étaient présentés sur le même plan, à la charge des lecteurs de découvrir par eux-mêmes ce qu'ils étaient en train de lire.

Du coup des pigistes plus portés aux exercices de styles se sont vus reprocher des parti pris outranciers. Ors l'outrancier c'est agréable aussi sauf quand on ne distingue plus l'information factuelle de la chronique plus personnelle.
Je pense que ce souci de structure à mis des rédacteurs en porte à faux.

Ce qui peut expliquer aussi la méfiance des éditeurs qui ne voient pas la grille de lecture appliquée.

Cela ne reste que mon humble avis, sachant que de mon point de vue JSP a souffert d'un mauvais plan de financement qui est aussi le nerf de la guerre et que malheureusement dans notre domaine, il n'est pas aisé de trouver un équilibre qui assure le confort aussi courageux que soit les rameurs et le capitaine de navire.

Du début jusqu'à cette triste fin, le magazine a toujours publié des articles excellents.
Si je ne partage pas l'ensemble des arguments avancés par Olivier dans son édito, il n'en reste pas moins que l'aventure magazine ou journal est de plus en plus périlleuse mais qu'il aura essayé et réussit avec l'aide nombre de talents et au-delà même de ce que j'aurais imaginé possible.
J'ai toujours pensé que JSP manquait de cette structure avec des pigistes très doués pour le style pamphlétaire et d'autres pour l'analyse descriptive mais que tous étaient présentés sur le même plan, à la charge des lecteurs de découvrir par eux-mêmes ce qu'ils étaient en train de lire.
Du coup des pigistes plus portés aux exercices de styles se sont vus reprocher des parti pris outranciers. Ors l'outrancier c'est agréable aussi sauf quand on ne distingue plus l'information factuelle de la chronique plus personnelle.
Je pense que ce souci de structure à mis des rédacteurs en porte à faux.


Il me semble que c'est très juste. Nous avons probablement manqué de recul sur la façon dont nous étions identifié les uns les autres car forcément, entre nous, ces profils étaient clairs.

En tant que lecteur attentif et plutôt fidèle, puisqu’il ne doit me manquer qu’une année de numéros sur la vie entière du magazine en plein milieu, je trouvais les profils plutôt clairs ces derniers temps.

Entre le type d’articles écrits et les types de jeux préférés juste avant la partie critique, il était assez simple de se faire une idée et de comprendre les avis des jeux.

Je regarde/lis/suis TT, je lis(ais) JSP, je n’y trouvais pas de recouvrement. L’approche est différente même si le sujet est le même.

J’espère pouvoir retrouver ailleurs des articles de fond avec la qualité de ceux de JSP.

En attendant, merci à l’équipe JSP pour tous ces numéros.

(pour le questionnement, M. Phal : je crois n’avoir jamais profité des prix réduits pour les abonnés, ce qui vous fait une réponse non significative :) ).

A dit:La question ne serait elle pas plutot a quoi bon editer un jeu si on sait qu'on va se faire etriller ?


Sans aller jusque-là, effectivement, pourquoi penser a priori qu'on va se faire allumer ? Si on édite un jeu, c'est normalement parce qu'on y croit, qu'on l'a peaufiné au maximum, etc. puisque le but, c'est de bien le vendre. Pourquoi penser qu'un mag va être systématiquement de mauvaise foi parce que c'est tel ou tel éditeur et prendra plaisir à le descendre ? Je ne comprends pas l'intérêt qu'il y aurait pour le mag de faire ça. Si le jeu ne le mérite pas, ce serait se décrédibiliser, se ridiculiser, tout ce qu'on veut. Qu'il n'y ait pas unanimité sur un titre, ça, par contre, ça arrive, et heureusement.
Docteur Mops dit:J'ai toujours pensé que JSP manquait de cette structure avec des pigistes très doués pour le style pamphlétaire et d'autres pour l'analyse descriptive mais que tous étaient présentés sur le même plan, à la charge des lecteurs de découvrir par eux-mêmes ce qu'ils étaient en train de lire.


D'accord avec la plupart de vos arguments, cher Docteur, mais on peut quand même attendre ça du lecteur, quand même. Qu'il soit capable d'avoir un peu de recul et d'analyser ce qu'il lit, et notamment qui l'écrit, dans quel style, à quel degré, tout ça. On ne peut pas tout le temps prendre les gens par la main ou sortir des panneaux "attention, ceci est une blague, je ne suis pas vraiment un Nazi".
Sylvano dit:
A dit:La question ne serait elle pas plutot a quoi bon editer un jeu si on sait qu'on va se faire etriller ?

Sans aller jusque-là, effectivement, pourquoi penser a priori qu'on va se faire allumer ? Si on édite un jeu, c'est normalement parce qu'on y croit, qu'on l'a peaufiné au maximum, etc. puisque le but, c'est de bien le vendre. Pourquoi penser qu'un mag va être systématiquement de mauvaise foi parce que c'est tel ou tel éditeur et prendra plaisir à le descendre ? Je ne comprends pas l'intérêt qu'il y aurait pour le mag de faire ça. Si le jeu ne le mérite pas, ce serait se décrédibiliser, se ridiculiser, tout ce qu'on veut. Qu'il n'y ait pas unanimité sur un titre, ça, par contre, ça arrive, et heureusement.

Simplement, peut être, parce "qu'on" a perdu confiance dans la bonne foi de la ligne éditoriale.
Il est assez facile et flatteur, d'un point de vue rédactionnel, de casser un jeu plutôt que de l'encenser.

Pas de confiance, pas d'exemplaire de presse.

Cher Monsieur A,

A dit:
Monsieur Phal dit:…
Je le redis, à quoi bon envoyer un jeu si on sait qu’on va se faire étriller ? Je pense qu’il n’y a rien de choquant à ce qu’un éditeur fasse attention à qui il envoie des offices de presse…

La question ne serait elle pas plutot a quoi bon editer un jeu si on sait qu’on va se faire etriller ? Parce que quand un jeu se fait etriller, c’est qu’il le merite non ? Donc si l’editeur a fait un bon jeu, il ne risque rien a l’envoyer a des journalistes, non ?
A


Le bon Docteur Mops a répondu très justement. Pourquoi un éditeur de disque de variété enverrait-il un album de Jazz, très bon, à une revue de critiques de Métal. Si l’auteur d’une chronique tape sur un jeu avec du hasard dedans, lui reprochant trop de hasard, pourquoi un éditeur enverrait un jeu du même genre avec du hasard sachant qu’il a une chance de tomber sur un chroniqueur qui ne va pas aimer juste parce que c’est du hasard.

J’ai lu des articles où les reproches qui étaient fait au jeu ne donnaient clairement pas envie d’envoyer le reste de sa production. Par exemple, les auteurs de “Crise & Crash” préfèreraient se pendre que d’envoyer leur production. Que eux n’envoient plus, personne ne s’offusqueraient, certains même ironiseraient en disant “tant mieux, on n’aura pas a subir le calvaire d’une partie”. Seulement quand la même chose se passe avec un plus gros, pourquoi cela serait différent ? Parce qu’il est supposé être “pro” et qu’un “pro” ne doit pas réagir, jamais ? Peut-être, mais je ne partage pas forcément ce point de vue.

Le Docteur Mops a expliqué les raisons de cet état de fait, deux postures d’écriture qui semaient le flou… et je partage cette vision. Vous savez, nous avons des problématiques très proches, nous avons des lecteurs, des éditeurs qui donnent des sous, etc… Et, même si nous n’en avons pas l’air, des questions, on s’en pose ici, plein, et une situation comme celle de Jsp, ça nous fait réfléchir. Assurément. Le pourquoi, le comment et tout ce genre de choses. On apprends de ses erreurs, oui, mais aussi de celles des autres.

La première erreur, à mon sens, est de penser qu’il y a assez d’argent dans le secteur pour plein de sites et plein de revues. C’est faux. Et une société ne vie pas sans argent. Il faut payer les gens, le loyer, l’électricité, etc… Vouloir faire une revue, un site internet, un Web TV, une boutique, des jeux en ligne… ça fait beaucoup. Surtout quand d’autres sont en place et prennent beaucoup de place… Et le secteur n’a pas suffisamment d’argent pour financer tout ça par de la pub. On peut le regretter, oui, comme on peut regretter qu’un jeu soit trop cher :)

Après, l’idée n’est pas forcément de faire systématiquement du complaisant avec les éditeurs ou les auteurs. Ici les jeux se font étriller aussi, on nous reproche souvent d’avoir trop de poids sur le secteur, mais ça passe… Pour le moment ça passe… Nous avons de petites idées sur les raisons, et nous sommes très attentifs à tout ce qui se passe, c’est pour ça que nous avons regardé de prêt cet arrêt de Jsp qui nous semblait depuis un moment inévitable.

La seule question dont la réponse est encore un mystère, est que va devenir le reste, le site web, la boutique et les jeux en ligne… Le “webzine”, s’il n’y a plus de rédacteurs va-t-il continuer ? Nous verrons bien…

Bien à vous de cordialement

Monsieur Phal

Cher Monsieur Sylvano,

Sylvano dit:
Docteur Mops dit:J’ai toujours pensé que JSP manquait de cette structure avec des pigistes très doués pour le style pamphlétaire et d’autres pour l’analyse descriptive mais que tous étaient présentés sur le même plan, à la charge des lecteurs de découvrir par eux-mêmes ce qu’ils étaient en train de lire.

D’accord avec la plupart de vos arguments, cher Docteur, mais on peut quand même attendre ça du lecteur, quand même. Qu’il soit capable d’avoir un peu de recul et d’analyser ce qu’il lit, et notamment qui l’écrit, dans quel style, à quel degré, tout ça. On ne peut pas tout le temps prendre les gens par la main ou sortir des panneaux “attention, ceci est une blague, je ne suis pas vraiment un Nazi”.


Manifestement non.

La vie est compliquée, regardez, le Mops et Moi disons la même chose, en tout cas pensons la même chose, et bien souvent on me prends pour un méchant énervé qui en veut à tout le monde, et pas lui… Alors que dans la vie, je pense être beaucoup plus gentil que lui, et pourtant je suis sûr que la plupart des gens pensent le contraire :lol:

Pour ce qui est du “Nazi”, ça dépend de tellement de paramètre… Et on peut aussi foirer son coup…

Bien à vous de cordialement

Monsieur Phal

jmguiche dit:Il est assez facile et flatteur, d'un point de vue rédactionnel, de casser un jeu plutôt que de l'encenser.


Franchement, il faut avoir été en position de critique pour penser tout le contraire de ce que tu dis. C'est au contraire très difficile et risqué, il faut soupeser tout ce qu'on écrit, la preuve. On ne canarde pas un jeu par plaisir, à moins d'être un con, on y réfléchit à deux fois avant de le faire, on teste, on reteste et on en discute avec les autres rédacteurs, pour tout un tas de raisons : quoi qu'on en dise, le respect du travail fait (ou pas) sur ce jeu, les récriminations qui vont probablement te tomber sur la gueule (lecteurs, auteurs, éditeurs, internautes qui n'ont parfois même pas lu la critique en question...), le fait que le jeu peut très bien trouver un public qui ne colle pas à sa propre sensibilité ou ses propres attentes, etc., etc.
Envisager les pigistes comme des tueurs à gage sensibles de la gâchette, je trouve ça idiot, et même parfois bien pratique pour certains. Après qu'on mette des formes un peu enlevées (qui peuvent ne pas convenir aux parties prenantes, je le conçois très bien), c'est l'exercice qui veut ça : on n'écrit pas dans une revue sur la recherche médicale.
Monsieur Phal dit:Par exemple, les auteurs de "Crise & Crash" préfèreraient se pendre que d'envoyer leur production.
(...)
Seulement quand la même chose se passe avec un plus gros, pourquoi cela serait différent ? Parce qu'il est supposé être "pro" et qu'un "pro" ne doit pas réagir, jamais ? Peut-être, mais je ne partage pas forcément ce point de vue.


La discussion (musclée au départ) avec l'éditeur/auteur de CC, on l'a eue, et ça s'est plutôt bien terminé, chacun comprenant autant que faire se peut la position de l'autre.

Eh ben, paradoxalement (ou pas), c'est ne sont généralement pas les plus gros éditeurs les plus vindicatifs ou qui se montrent les plus mauvais joueurs. Va savoir pourquoi. Soit parce que notre avis n'avait pas un impact si énorme qu'on pouvait le dire. Soutenir qu'une mauvaise critique dans JsP a coulé un jeu par ailleurs génial, je veux bien, mais bon. Soit parce que chacun savait rester dans son rôle (le critique donne son avis franchement et publiquement, l'éditeur le consulte, en tire ou pas des conclusions constructives sur son propre travail).