Nous parlons ici de mouvements a l’échelle d’un continent, et j’ai lu au début de ce sujet des “gue-guerres de sarko”. Il n’y a pas un problème d’échelle? Certes, la France garde une capacité d’intervention régionale (on l’a vu avec l’opération Serval), mais j’ai bien peur que ça reste du négligeable à l’échelle géographique, humaine, sociale, ethnique, et historique des mouvements de ce grand continent africain.
Les armes sont des produits contrôlés à l’export par des traités internationaux;
L’UE vient d’autoriser la vente d’armes aux milices. C’est donc un changement de politique importante qui va emplifier la guerre civile;
Les traités internationaux sur la vente d’arme, c’est très bien, mais c’est une blague: Les sources et flux d’armements gris/noirs sont pléthores et légions. A dire vrai, l’embargo ne fonctionne bien (et encore…) que sur les armes de très hautes technologie.
Et ces conflits qui nous occupent se contentent en général très bien de technologies considérées comme largement dépassées depuis 40 ans. Et qui, embargo ou pas, circulent très bien, d’autant plus dans des régions ou l’état ne peut contrôler ses frontières voire des pans entiers de son territoire.
A 1 dollar la balle de kalachnikov
Je la touche a 18cts d’euro, avec frais de port, livraison, importateurs, droits de douane, TVA, marge et taxes de toute la chaine de livraison, et pour des quantités de détail. Je n’ose imaginer le prix de gros à la sortie de l’usine chinoise…
Je me rappelle aussi avoir vu un atelier (qui n’a d’atelier que le nom: les gars bossent a même le sol avec des outils en ferraille de récup’) de rechargement de douilles vides: les gamins sont payés une piecette pour ramasser les douilles dans la rue, les ados désamorcent et réamorcent avec un clou et un marteau, la poudre est versée à la dosette, la balle sertie a la pince, ect.
Le résultat n’était pas si mauvais.