[Le sport espagnol] C'est quoi ce délire?

Mathias dit:
petezahh dit:Pour le sport français, en effet, il y a eu également des progressions (en particulier physiques) très louches. Sans trop dévier du sujet initial, j'ai d'ailleurs toujours trouvé étrange l'acharnement au niveau de la recherche de dopage sur 4 ou 5 sports. Par exemple, en foot, aucune affaire n'a réellement éclaté.

Ben disons que les champions du monde 98 étaient comme Arsmstrong aux USA ou Indurain en Espagne : intouchables.
Ils ont trop fait rêver, ils ont procuré trop d'émotion au peuple, on ne touche pas au sacré...
Pourtant, l'enquête menée dans le Calcio au début des années 2000 a révélé des choses pas très nettes, notamment à la Juventus où jouaient Deschamps et Zidane, par exemple.


Dans ce cas particulier des joueurs français, oui, je te suis, mais j'ai l'impression que c'est plus général. Le foot en général fait rêver, et tient un rôle qui dépasse le sportif (plus de pays à la FIFA qu'à l'ONU, matches symboliques entre pays en conflit, ...), et du coup, c'est le ffot dans son ensemble qui me semble intouchable

Pas mal de gens nient aussi le dopage dans le foot en s’appuyant sur l’argument selon lequel le foot est un sport technique avant tout.

C’est assez rigolo quand on voit le rouleau compresseur qu’était France 98…

C’est pas parce qu’on est critiques sur l’explosion espagnole d’aujourd’hui qu’on est aveugles sur ce qui s’est passé hier chez nous…

L’ère Tapie, c’était pas joli joli et Zidane, c’est un secret de polichinelle qu’à la Juve, il se chargeait comme une mule…

La remarque de Mathias sur la volonté de combattre le dopage est très pertinente, je trouve.

Mathias dit:
Il y a la qualité du dopage, sans doute, mais il y a aussi et surtout la lutte antidopage. Et il est clair que l'Espagne, à l'instar des Etats-Unis, des pays de l'Est ou de la Chine, est très laxiste dans le domaine.
En France, en Allemagne et en Italie, il y a désormais une volonté affichée non seulement des instances sportives mais aussi des gouvernements de lutter contre le dopage. Cela passe par tout un arsenal de prévention médicale et de répression politico-judiciaire, en plus des simples sanctions sportives. Le dopage est assimilé aux stupéfiants et les sportifs dopés, comme leurs revendeurs, sont considérés comme des trafiquants. Ces pays n'ont pas hésité à s'attaquer à leurs propres champions, comme Virenque, Ulrich ou Pantani.
Après avoir mis son nez dans le système de ses athlètes comme Marion Jones, la justice américaine commence seulement à s'intéresser à Lance Armstrong. Il y a donc une évolution positive (si j'ose dire) aux Etats-Unis.
En Espagne en revanche, pas question de chercher des noises à Nadal, Contador, au Barça ou au Real. Les champions sportifs sont sacrés, ils apportent des médailles et de la notoriété à un pays en plein marasme économique, c'est bon pour le gouvernement, et le reste on s'en fout.
C'est peut-être cela qui explique leurs résultats actuels... :roll: en partie du moins. Il y a sans doute tout un tas d'autres raisons plus avouables et plus valorisantes. Enfin j'espère.

Tous les pays sont laxistes en la matière :
Pour ne pas effrayer les sponsors, la « loi du silence » s'impose dans les équipes et les médias. Les instances sportives sont également complices :
* les fédérations de nombreux sports renoncent quasiment aux contrôles, celle du base-ball l'autorisant même jusqu'à il y a peu de temps, sans parler du culturisme ;
* les fédérations sont curieusement aveugles lorsqu'elles ne remarquent pas les arcades sourcilières saillantes et le menton anormalement fort de certains sportifs, signe d'imprégnation à l'hormone de croissance ;
* il a fallu attendre l'intervention de la police et des douanes au tour de France et d'Italie pour que le scandale du dopage dans le cyclisme éclate au grand jour ;
* aux Jeux olympiques de Moscou, en 1980, ainsi qu'à la Coupe du monde de football de 1998 en France, il n'y eu aucun cas de dopage reconnu ;
* lorsqu'un cas de dopage est trop visible, les fédérations préfèrent écarter le sportif sans vagues après une victoire (Le retrait brutal de Florence Griffith Joyner en pleine gloire et sans jamais avoir été officiellement contrôlée positive laisse perplexe) ;
* une population de 24 000 footballeurs italiens présente un taux à la SLA (sclérose latérale amyotrophique, maladie mortelle) de 45, contre 0,61 cas attendus ;
* le contrôle d'hématocrite accepte un taux de 50 %, alors que la plupart des gens ont 45 %.
Hématocrites : homme 42 à 54% femme 37 à 47% (valeurs de référence du centre des concours de l'internat, au-dessus il s'agit de valeurs pathologiques, au-dessus de 50 il n'y a pas de problèmes de santé mais ce sont des valeurs anormales).


(wikipedia)

Ah mais si ça commence à faire perdre du pognon, aussi...

Ben pas besoin pour moi d’aller chercher Zidane en 98

Rien qu’en Angleterre, que=and tu regardes un match, c’est hallucinant. Les mecs courent sans s’arrêter durant 95 minutes, et remettent ça tous les 3 jours. Si tu regardes la distance parcourue par les joueurs en 1h30, tu te dis que c’est impressionnant (avec une partie balle au pied, une partie à l’arrêt, …)

Mais comme Mathias l’a si bien fait remarquer, le foot fait rêver, donc pas touche. Et en plus, vu les sommes investies, ça en rajoute encore je pense

viking dit:Tous les pays sont laxistes en la matière :
Pour ne pas effrayer les sponsors, la « loi du silence » s'impose dans les équipes et les médias. Les instances sportives sont également complices :
* les fédérations de nombreux sports renoncent quasiment aux contrôles, celle du base-ball l'autorisant même jusqu'à il y a peu de temps, sans parler du culturisme ;
* les fédérations sont curieusement aveugles lorsqu'elles ne remarquent pas les arcades sourcilières saillantes et le menton anormalement fort de certains sportifs, signe d'imprégnation à l'hormone de croissance ;
* il a fallu attendre l'intervention de la police et des douanes au tour de France et d'Italie pour que le scandale du dopage dans le cyclisme éclate au grand jour ;
* aux Jeux olympiques de Moscou, en 1980, ainsi qu'à la Coupe du monde de football de 1998 en France, il n'y eu aucun cas de dopage reconnu ;
* lorsqu'un cas de dopage est trop visible, les fédérations préfèrent écarter le sportif sans vagues après une victoire (Le retrait brutal de Florence Griffith Joyner en pleine gloire et sans jamais avoir été officiellement contrôlée positive laisse perplexe) ;
* une population de 24 000 footballeurs italiens présente un taux à la SLA (sclérose latérale amyotrophique, maladie mortelle) de 45, contre 0,61 cas attendus ;
* le contrôle d'hématocrite accepte un taux de 50 %, alors que la plupart des gens ont 45 %.
Hématocrites : homme 42 à 54% femme 37 à 47% (valeurs de référence du centre des concours de l'internat, au-dessus il s'agit de valeurs pathologiques, au-dessus de 50 il n'y a pas de problèmes de santé mais ce sont des valeurs anormales).

(wikipedia)
Ah mais si ça commence à faire perdre du pognon, aussi...


Le laxisme est partout mais je maintiens que certains pays sont plus laxistes que d'autres.

Dans l'article de wikipédia que tu cites, il n'est quasiment question que des Fédérations sportives. Or, la lutte contre le dopage n'est réellement efficace que si elle est menée à un autre niveau, au niveau pénal, avec des investigations judiciaires et policières, quand le dopage est assimilé à du trafic de stupéfiants. Et cette "judiciarisation" du dopage, de plus en plus fréquente en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne et en Italie, existe bien peu en Espagne, il me semble. C'est là où il y a des différences entre les pays.

Comme le dit l'article que tu cites : "il a fallu attendre l'intervention de la police et des douanes au tour de France et d'Italie pour que le scandale du dopage dans le cyclisme éclate au grand jour." Je rappelle que ni Richard Virenque ni aucun coureur de l'équipe Festina n'avait été contrôlé positif avant l'affaire Festina.

Il ne faut pas trop compter sur les instances sportives pour éradiquer le dopage. Le plus souvent, elle n'en ont pas les moyens et peut-être, pas tellement l'envie non plus. On ne peut pas être juge et partie. On ne peut pas être à la fois organisateur qui gagne plein de fric et contrôleur qui risque de perdre du fric en sanctionnant les champions et en brisant le mythe.

Ah, oui, j’avais oublié le coup des joueurs italiens…

Il y a une affaire en Italie dite des “veuves du calcio”. Rien que le nom de l’affaire dit tout :?

@mathias :
Je comprends.
Il faut donc une vraie volonté politique pour faire bouger les dossiers.
Il me semble qu’en France, ça avait bougé “sous” Marie-Georges Buffet.

Là, avec Roselyne, ça devrait être un véritable séisme. :mrgreen:

Comme il a été dit, il est nécessaire pour avoir des sanctions efficaces, que les services de police s’en mêlent. Dans le cas où les produits sont interdits dans le pays, ok, c’est du trafic de substance illicite, et le fait de se faire pincer avec est puni par la loi.

Après, prenons le cas de la ventoline. Je ne suis pas certain que la détention soit illicite, et pourtant, c’est du dopage. Je me demande même dans ce cas si ce n’est pas le médecin qui a prescrit le médoc sans motif valable qui aurait plus à craindre de la justice que le sportif lui-même.

viking dit:@mathias :
Je comprends.
Il faut donc une vraie volonté politique pour faire bouger les dossiers.
Il me semble qu'en France, ça avait bougé "sous" Marie-Georges Buffet.
Là, avec Roselyne, ça devrait être un véritable séisme. :mrgreen:


A l'époque de l'affaire Festina, une rumeur en vogue affirmait que les douaniers qui avaient chopé Willy Voet à la frontière franco-belge n'étaient pas tombés sur lui par hasard. Ils auraient agi sur instructions ministérielles, le ministère ayant récolté suffisamment d'informations en amont pour savoir qu'ils taperaient dans le mille en s'en prennant à Festina.

Ni Marie-Georges Buffet ni Elizabeth Guigou, ministre de la justice de l'époque, n'ont confirmé l'information. Officiellement, l'affaire Festina est partie d'une prise inopinée lors d'un banal contrôle douanier.
petezahh dit:Après, prenons le cas de la ventoline. Je ne suis pas certain que la détention soit illicite, et pourtant, c'est du dopage. Je me demande même dans ce cas si ce n'est pas le médecin qui a prescrit le médoc sans motif valable qui aurait plus à craindre de la justice que le sportif lui-même.

La ventoline est vraiment un cas très particulier: si tu as fait une crise d'asthme dans ta vie, tu es sensé en avoir toujours sur toi (j'ai un copain qui n'avait pas faire de crise depuis 10 ans, il n'en avait pas sur lui, il a failli y rester...).
J'ai personnellement fait quelques crises d'asthme récemment à cause de bétabloquants (quitte à être dopée, autant l'être vraiment). Dernièrement, j'ai perdu un match de tennis tout à fait à ma portée en passant tout le match bouche ouverte (sans siffler toutefois). Il faisait chaud, j'ai passé mon match à me dire que je manquais de condition physique... mais bon, même sans forcer, j'étais quend même à l'agonie (1 semaine avant je montais les chateaux cathares sans difficulté). En fait, j'étais entrain de faire de l'asthme. J'ai pris de la vento en fin de match et quelques minutes après, j'ai arrêté d'être bouche ouverte... Mais bon j'ai passé 1h de match à me poser la question de conscience "si j'en prends, c'est pour me doper ou pour me soigner ?"...
Kombouaré dit:C'est quoi ce sujet. Je viens de leur mettre un à zéro à vos espagnoles

:pouicbravo: :D
Cookie dit:
petezahh dit:Après, prenons le cas de la ventoline. Je ne suis pas certain que la détention soit illicite, et pourtant, c'est du dopage. Je me demande même dans ce cas si ce n'est pas le médecin qui a prescrit le médoc sans motif valable qui aurait plus à craindre de la justice que le sportif lui-même.

La ventoline est vraiment un cas très particulier: si tu as fait une crise d'asthme dans ta vie, tu es sensé en avoir toujours sur toi (j'ai un copain qui n'avait pas faire de crise depuis 10 ans, il n'en avait pas sur lui, il a failli y rester...).
J'ai personnellement fait quelques crises d'asthme récemment à cause de bétabloquants (quitte à être dopée, autant l'être vraiment). Dernièrement, j'ai perdu un match de tennis tout à fait à ma portée en passant tout le match bouche ouverte (sans siffler toutefois). Il faisait chaud, j'ai passé mon match à me dire que je manquais de condition physique... mais bon, même sans forcer, j'étais quend même à l'agonie (1 semaine avant je montais les chateaux cathares sans difficulté). En fait, j'étais entrain de faire de l'asthme. J'ai pris de la vento en fin de match et quelques minutes après, j'ai arrêté d'être bouche ouverte... Mais bon j'ai passé 1h de match à me poser la question de conscience "si j'en prends, c'est pour me doper ou pour me soigner ?"...


Parfaitement d'accord avec toi pour le côté thérapeutique de la ventoline (et de la nécessité de toujours en evoir sur soi lorsque l'on a fait une crise un jour). J'ai fait des allergies à tous les pollens durant 10 ans, de l'asthme à l'effort pendant qques années, et j'ai une allergie alimentaire très sévère depuis mes 10 ans, donc j'ai toujours sur moi une ventoline (et d'autres trucs beaucoup plus forts en cas d'ingestion).

Après, quand 80% d'un peloton cycliste a une ordonnance pour en posséder, comment dire... Sont hachement fort tous ces asthmatiques :mrgreen:
Krka dit:
Kombouaré dit:C'est quoi ce sujet. Je viens de leur mettre un à zéro à vos espagnoles

:pouicbravo: :D


Mouhaha
petezahh dit:Après, quand 80% d'un peloton cycliste a une ordonnance pour en posséder, comment dire... Sont hachement fort tous ces asthmatiques :mrgreen:

Le problème étant que quand tu fais des efforts tous les jours, dans le froid, par temps de brouillard, ça augmente les risques...
Je suis d'accord avec toi que ça m'étonnerait que 80% du peloton ait besoin régulièrement de vento... Par contre, que 80% du peloton ait un jour fait de l'asthme (d'effort ou pas, crise important ou juste légère gène) et que donc, ils ont une autorisation, ça me paraît moins délirant...

Même si c'est quand même :shock: ... :mrgreen:

Bon, je me remonte ce sujet. Parce que pour Contador, on a peut-être un début de réponse :

http://fr.news.yahoo.com/4/20100930/tts … 02f96.html

C’est con, j’aime bien le cyclisme et le Tour et je sens qu’il va encore y avoir un scandale. :(

En même temps, je ne suis pas du tout étonné. Même si, à ce stade, étant donné la très faible concentration du produit incriminé, l’AMA ne parle pas de dopage mais de “taux anormal”.

Wiki dit:Le clenbuterol ou clenbutérol ou clembutérol est une substance active bêta-agoniste qui est à l'origine d'usage vétérinaire (Ventipulmin). C'est un anticatabolisant non-hormonal appartenant à la liste I. Prescrit à l'origine pour les affections broncho-pulmonaires spastiques chez le cheval de course. Le mécanisme d'action est la stimulation des récepteurs Beta2 adrénergiques. Son délai d'action est très court et sa durée d'action est nettement plus longue que les sympathomimétiques tout en ayant une posologie inférieure.


Il faut impérativement qu'il arrête de manger du steak de cheval... :mrgreen:

Je viens de voir que certains résidus trouvés dans cet échantillon pourraiebnt potentiellement provenir d’une transfusion, ça commence à puer sacrément cette histoire

C’est moi ou ça fait des années que tout le monde sait que Contador est mouillé jusqu’à l’os dans l’affaire Puerto, sauf que les seules traces de lui dans le dossier sont sous la forme de ses initiales (AC) ce qui est évidemment insuffisant pour quoi que ce soit ?

Cookie dit:Il faut impérativement qu'il arrête de manger du steak de cheval... :mrgreen:
C'est vrai que la santé alimentaire des sportifs c'est surprenant... Ils vont en boite on les shoote à la cocaine, ils vont au restaurant, ils se prennent de l'hormone de cheval. Un petit encas? Pof, il mange le plastique autour.... Pas de chance, pas de chance...

J'adore ces deux lignes de défense habituelles:
- ce test n'est pas encore homologué (pour les avocats)
- on a du m'en fourguer à mon insu (pour les média)
et la nouvelle
- à cette dose cela n'aurait pas de sens d'en prendre! (pour les cyniques)