tuperwar dit:(...)et une fois qu'on passe les 4000 messages on a le droit de traiter les gens de connard ?
Hé bé non, (mea culpa)
mais je sais ce que coûte un pion en bois et une carte dans jeu (et toute la chaine de création, d'édition, de fabrication et de distribution) Et donc quand un jeu sort à xx€ je sais dire s'il y a abus ou non, si c'est cher pour ce que c'est,... Et grâce à cet immense savoir (que je partage avec les gens qui ont plus 4000 messages ici bas), de la part des néophytes, je préfère les questions sur l'édition des JdS. Et quand des gens n'y connaissent rien ont des affirmations tranchées, je ne vois pas d'autre qualificatif que : connard ! Désolé... Fut un temps je faisais du prosélytisme avec des arguments du genre : Compare l'investissement ludique aux autres investissements culturels ; littérature, cinéma, musée,.. Fait un rapport entre le cout et le temps passé... et on en reparle. Est-ce que 40€ pour un jeu c'est cher par rapport à 8€ pour une place de ciné ? Si tu joues plus de 2 fois a ton jeu avec plus de 3 personnes, a combien te revient la partie par personne ? J'ai laissé tombé...
Richard dit:Malgré tout, un peu d'humilité ne fait jamais de mal..
Tu devrais ajouter le respect à cette formidable phrase et appliquer tout cela à toi-même. Ca te ferait vraiment pas de mal...
Je ne peux pas vraiment comparer avec “avant” car je n’ai commencé à acheter de “vrais” jeux qu’en 2005.
Mais n’étant pas vraiment accro du shopping, sauf à vocation culturelle, je trouve que les quelques €100.-- que je dépense en moyenne par mois pour mes achats de jeux n’est vraiment rien à côté de ce que coûtent chaussures, sacs à mains et autres vêtements dépensés par mes copines…
Je ne dis pas que les jeux sont bon marché, je dis qu’ils ne représentent pas grand-chose à côté des autres dépenses que je pourrais avoir. Le jeux vidéo et les livres, sans parler des séances de cinéma et des DVD, sont à mon goût bien trop chers par rapport à leur “coefficient de divertissement” par exemple. (Pour info, en Suisse les places de cinéma sont d’environ €12.–, et les DVD récents environ € 20.–, les livres 20% plus chers qu’en France).
Tout est relatif. Et d’ailleurs même en comparant avec les jeux de la grande distribution, je trouve les prix de “nos” jeux sont plutôt raisonnables quand on voit la créativité de leurs auteurs, la qualité du matériel et la durée de vie de ces jeux.
D’ailleurs, c’est pour ça que je continue à acheter la plupart de mes jeux en Allemagne, même si je n’y habite plus.
Je ne me suis jamais posé la question à savoir si les jeux sont chers ou pas…
J’achète en moyenne pour un peu plus de 100 euros par mois de jeux mais c’est mon budget “loisir”, je ne vais pas au cinéma, je ne sors pas en boite, les restos sont pris en charge par mes tickets restos, je ne bois que très peu quand je sors boire un verre, je n’achète pas de jeux vidéo, etc…
C’est vrai que je suis plutôt prix psychologique, y a un seuil au delà duquel j’ai du mal à aller et c’est 40 euros pour un jeu. Même si c’est justifié par rapport au matos ou à autre chose, ça m’embête un peu mais c’est purement psychologique !
Après il est vrai que parfois, certaines extensions très light peuvent paraitre un peu chère mais pour moi ça reste du domaine du seuil du prix psychologique !
En définitive, je dirai que tout dépend de ses perceptions !
Quand je vois dans les annonces le nombre de jeux (y compris gros jeux chers) que les gens ont joués une ou deux fois et revendent, je me dis que ça doit pas leur paraître si cher que ça. Moi aussi j’ai fait quelques achats un peu “inutiles” mais dans l’ensemble j’achète quand ça me plaît énormément et je ne dépense pas 100 euros par mois en JdS (en BD beaucoup plus, en revanche, mais ce n’est pas le sujet).
Pour résumer : rien n’oblige personne à acheter, le sujet a été maintes fois débattu et de manière parfois plus intelligente (et je ne suis pas un vieux de la vieille du forum), les coûts de fabrication tout ça… Il faut savoir faire le bilan du nombre d’heures qu’on va passer à jouer et décider si on a envie d’acheter 20 jeux par an ou si quatre ou cinq suffiront. Enfin, disons que si je me plaignais du prix des jeux, je ferais comme ça.
Je ne savais pas que ce sujet était si débattu sur Tric-Trac.
Je ne pense pas qu’il faille se poser la question ‘est-ce que les jeux sont chers ou pas?’. On trouvera facilement des arguments dans tous les sens pour justifier telle ou telle position. Après tout, le jeu est un hobby et tous les hobbies sont plus ou moins chers (un golfeur, un skieur, un philatéliste, un pilote automobile, un bouquiniste spécialisé dans l’ancien, un musicien dépensent des sommes bien plus importantes que quelques jeux…).
Il vaut mieux à mon avis comparer les prix des types de jeux:
Jeux vidéos: entre 50 et 70 euros suivant les supports pour parfois très peu d’heures de jeu, comme il a été dit dans d’autres messages (exemple: God of War III qui se termine en deux soirées…). Jeux de figurines: à collectionner ou pas, c’est cher. Il y a des figurines Heroclix qui atteignent 90 euros. A Warhammer 40K pour avoir une armée tabletop peinte d’environ 1500-2000 points, il faut compter 500 euros d’investissement, plus le matériel de peinture, et le temps que cela représente pour assembler et peindre. Jeux de cartes: je suis un joueur de Magic, et un de mes decks actuel pourrait, si je le vendais, me payer 50 jeux de plateau, j’ai calculé. Jeux de plateau: les voilà nos amis: ce sont les moins chers, on joue des heures pour des sommes comprises entre 20 euros (les petits jeux) et 80 euros (les monster games de FFG) pour une moyenne à 40 euros (surtout si on prend la VO, c’est moins cher). Comme l’ont dit les vieux joueurs, dont je suis ‘avant’ lors de la préhistoire des wargames et autres pousse-pions imprimé sur du papier kraft ou presque, les jeux paraissaient chers parce que les jeux que nous pratiquons aujourd’hui commençaient à apparaître, personne n’était habitué!
Du coup, je ne vois pas trop pourquoi se poser la question, le jeu de plateau est un loisir ludique peu cher, finalement, même si l’inflation galopante et les difficultés liées à la crise peuvent un peu refroidir les acheteurs…
Et de toutes façons, le problème n’est pas que les jeux soient chers, mais plutôt le manque de temps disponible pour jouer à tous les jeux qui nous plaisent
1) Est-ce que les jeux sont plus chers qu’avant ? Clairement non. Il suffit pour s’en convaincre d’appliquer aux prix d’il y a 10 ans un coefficient correspondant à l’inflation moyenne cumulée sur la période et surtout de ne pas omettre de défalquer l’effet “innovation et gain qualitatif”. C’est ce que fait l’INSEE à longueur de journées pour tous les types de produits, et, après tout, les jeux sont aussi des produits comme les autres.
2) Est-ce que les jeux sont trop cher ? Personnellement je trouve que la question, même si elle à été maintes fois débattue, mérite d’être périodiquement reposée. Pour moi la réponse est simple : c’est juste une question de convention. Aujourd’hui la convention est : le prix final d’un jeu correspond à 6 fois son coût fabrication (je dis bien fabrication et non pas production parce que ce calcul sommaire ne comprend que les seuls coûts variables). Ce coefficient (X6) permet à l’éditeur de marger à 100%, au distributeur de marger à 30% et à la boutique de marger à 100% (et à l’auteur de toucher 6% du prix de cession au distributeur soit 2% du prix client ). Ces marges sont aujourd’hui ce qui fait que chacun des maillons de la chaine (sauf l’auteur) peut vivre de son activité. Donc si on accepte cette convention comme “équitable”, alors on peut considérer qu’un jeu répondant à ce x6 est à son juste prix et qu’un jeux dépassant ce coefficient (avec un x7 par exemple) est trop cher (de même qu’un jeu avec un x5 est alors sous évalué). Mais encore une fois ce coeff ne prend pas en compte les coûts fixes, qui, du fait de la hausse de la qualité matérielle ne cessent de croître (tu prends l’exemple de Dixit, mais celui-ci par exemple à coûté 10 000 E d’illustration).
fred henry dit: 2) Est-ce que les jeux sont trop cher ? bla...
Très intéressant. On croirait entendre parler de l'industrie du disque, pauvres pauvres créateurs...
Merci a tous ceux qui ont pris la peine de répondre, car même si cette question revient souvent, c'est évidemment important. Enfin mon point de vue a changé, un peu, je trouve toujours qu'il y a des abus parfois, mais il est bien vrai que le matos devient meilleur, un peu, et que l'important c'est qu'on s'y amuse, beaucoup ;P
(ps : non, non et non on ne compare pas un jv et un jdp ! Je répète mais un jv coute le quart de son prix 6 mois après sa sortie et le dématérialisé diminue encore son prix. Je veux bien des jdp a juste a moitié prix même si je dois attendre 3 ans.)
hide dit:(ps : non, non et non on ne compare pas un jv et un jdp ! Je répète mais un jv coute le quart de son prix 6 mois après sa sortie et le dématérialisé diminue encore son prix. Je veux bien des jdp a juste a moitié prix même si je dois attendre 3 ans.)
Clairement, il est impossible de comparer. C'est un peu HS mais qq'un plus haut a parlé de durée de vie plus élevée pour les jds et de démat qui rend les jeux vidés moins chers, je trouve que c'est vraiment n'importe quoi
Déjà niveau durée de vie, on joue encore à l'occase avec des copains à Battlefield 1942, ce très cher ancêtre sur lequel j'ai commencé les jeux multi sur internet et qui date de ... 2002 !
Alors ok, les jds de plateau dans 60ans on pourra encore y jouer alors que les jv seront plus compatible avec les ordi du futur mais avant que je passe autant de temps sur un jds que j'en ai passé sur bf1942 (entre autre) il va falloir que je joue très très longtemps ! Même Race, malgré toutes les parties que j'ai pu y joué, ne m'a sans doute pas occupé 1/10e du temps que j'ai passé devant mon pc. Et c'est à peu près pareil avec 90% des autres jeux que j'ai acheté à "prix normal" (Left for Dead 1 et 2, Flatout 2, Jagged Alliance 1 et 2 à leur époque, etc...).
Pi la démat Si c'est pas la plus grosse arnaque du siècle ça Pas plus tard qu'hier j'ai acheté sur un célèbre site de vpc Dirt 2 au même prix que sur Steam ... alors qu'il faisait l'objet d'une offre exceptionnelle sur Steam à -75% Pareil qd Left for Dead 2 est sorti, je l'ai acheté sur le même site moins cher que sur Steam alors qu'ils ont fait une offre à -25% ... mais les gens sont contents de payer plus cher des trucs démat sans valeur plutôt que de prendre 30s pour se renseigner ailleurs sur le net. Et après on viendra parler des marges abusées de certains éditeurs
Bref désolé d'avoir polluer le débat mais j'ai des potes qui se plaignent du prix des jds et qui les achètent non stop au prix fort dès lors sortie soit dans des boutiques bien chères soit sur des plateforme de dl au même prix alors qu'ils pourraient les avoir 2x - cher 1mois plus tard en vpc ... heureusement pour eux ils ont les moyens mais parfois j'ai bien de leur dire de me filer leur thune, je leur achèterais leurs jeux avec une belle marge en plus ...
fred henry dit: 2) Est-ce que les jeux sont trop cher ? bla...
Très intéressant. On croirait entendre parler de l'industrie du disque, pauvres pauvres créateurs...
A ce sujet, il faut voir que un jeu de société, ça reste un produit et que dans ce cadre l'auteur est celui qui prends le moins de risque : Si le jeu ne se vends pas, ben tant pis il aura juste la déception sur les bras. Par contre en ce qui concerne éditeurs, distributeurs et boutiques il vont se retrouver avec un stock d'invendu sur les bras et donc une perte financière. A ce niveau là, en terme de budget, les éditeurs notamment s'appuient sur des produits qui marche bien pour financer la diffusion d'autres, tout comme le milieu de la musique où l'inverstissement sur un artiste est toujours un risque. Alors bien-sûr sans auteurs et leurs idées pas de jeux, mais sans les autres maillons pas de fabrication et diffusion du jeu. C'est une chaine , chaque maillon en a sa place.
hide dit: Merci a tous ceux qui ont pris la peine de répondre, car même si cette question revient souvent, c'est évidemment important. Enfin mon point de vue a changé, un peu, je trouve toujours qu'il y a des abus parfois, mais il est bien vrai que le matos devient meilleur, un peu, et que l'important c'est qu'on s'y amuse, beaucoup ;P
cool si on a pu arriver à un échange constructif . Il est vrai qu'il y a pas parfois des abus mais rassure-toi, toi qui parlait de lynchage c'est effectivement l'un des trucs qui font descendre un jeu sur TT.
hide dit: (ps : non, non et non on ne compare pas un jv et un jdp ! Je répète mais un jv coute le quart de son prix 6 mois après sa sortie et le dématérialisé diminue encore son prix. Je veux bien des jdp a juste a moitié prix même si je dois attendre 3 ans.)
le jeu vidéo a des frais fixes beaucoup moins important : il s'agit juste de la presse du support (CD/DVD ..). Pour un jeu de plateau, même si c'est la 15000ème boite de caylus construite, il faudra toujours fabriquer les tuiles, les plateaux, les pions ... Pour l'histoire du ratio temps/plaisir, je rejoins cowboy george : je parlais de 70 heures de jeux sur Dominion, j'ai du en passer au moins autant sur quelques autres jeux vidéos.
ocelau dit: l'auteur est celui qui prends le moins de risque : Si le jeu ne se vends pas, ben tant pis il aura juste la déception sur les bras.
Pas tout à fait d'accord avec toi. Si le jeu ne fonctionne pas, en plus de la déception, l'auteur aura perdu des heures et des heures de temps de création, essais etc... qu'il aurait pu passer dans autre chose.
Au contraire de ce que tu écris, je trouve que ce sont les auteurs qui prennent le plus de risques.
ocelau dit: l'auteur est celui qui prends le moins de risque : Si le jeu ne se vends pas, ben tant pis il aura juste la déception sur les bras.
Pas tout à fait d'accord avec toi. Si le jeu ne fonctionne pas, en plus de la déception, l'auteur aura perdu des heures et des heures de temps de création, essais etc... qu'il aurait pu passer dans autre chose. Au contraire de ce que tu écris, je trouve que ce sont les auteurs qui prennent le plus de risques.
En parlant de risque, il parlait de risque financier. Et l'auteur n'en prend aucun. Certes, il passe du temps et fournit un gros effort pour créer son jeu et tester les règles. Et le temps, c'est de l'argent donc il y perd aussi mais le temps qu'un auteur passe à élaborer un jeu, c'est surtout du loisir pour lui (en grande partie) car rien ne l'y oblige et il le fait car il aime ça. Donc même si le jeu n'est pas édité, il ne perd pas grand chose au final.
Donc oui, les auteurs ne sont pas très gagnants lors de la vente d'un jeu, mais ils ne risquent pas la faillite en proposant un nouveau produit donc c'est logique que leur retour sur investissement soit faible.
Pour en revenir au sujet initial, le prix moyen des jeux est peut-être plus élevé si tu compares les productions précédentes à ce qu'on voit actuellement, mais cela répond à la loi du marché. Si les joueurs veulent un bon matériel et des boîtes bien remplies, alors on leur fournit cela. Donc un jeu intéressant pouvant être proposé dans une version "light" (des cartes toutes simples et moches de mauvaises qualité) ou une version élaborée (des cartes dessinées de bonne qualité) sera édité sous la 2nde version et son prix sera donc "élevé" par rapport à ce qu'il aurait pu être. Moi ça ne me dérange pas car je prendrais moins de plaisir à jouer à RFTG ou Dominion avec des cartes blanches où seules les actions seraient notées...
ocelau dit: l'auteur est celui qui prends le moins de risque : Si le jeu ne se vends pas, ben tant pis il aura juste la déception sur les bras.
Pas tout à fait d'accord avec toi. Si le jeu ne fonctionne pas, en plus de la déception, l'auteur aura perdu des heures et des heures de temps de création, essais etc... qu'il aurait pu passer dans autre chose. Au contraire de ce que tu écris, je trouve que ce sont les auteurs qui prennent le plus de risques.
En parlant de risque, il parlait de risque financier. Et l'auteur n'en prend aucun. Certes, il passe du temps et fournit un gros effort pour créer son jeu et tester les règles. Et le temps, c'est de l'argent donc il y perd aussi mais le temps qu'un auteur passe à élaborer un jeu, c'est surtout du loisir pour lui (en grande partie) car rien ne l'y oblige et il le fait car il aime ça. Donc même si le jeu n'est pas édité, il ne perd pas grand chose au final.
c'est effectivement ce que je voulais dire. Loin de moi l'idée de dévaluer l'importance et le travail des auteurs. Auteurs de jeu tu ne t'y lances pas pour gagner ta vie, d'ailleurs même les auteurs confirmés ont un travail à côté de leurs créations. Pour moi le vrai risque pour l'auteur c'est surtout le retour sur son jeu : développer un jeu, croire en lui, le faire éditer pour que finalement il ne marche pas du tout et reçoivent des critiques négatives. Plus qu'un non-retour sur investissement c'est cette déception qui doit marquer j'imagine. Quant à l'éditeur, même si c'est animé avec passion, la diffusion d'un jeu c'est son gagne-pain. Pour un petit éditeur notamment, un jeu qui ne se vendrait pas c'est la clé sous la porte. Alors effectivement on se dit que tout le boulot a été fait par l'auteur et qu'il n'a "qu'à produire" mais pourtant entre le proto fait sur papier et la boite avec matos et illustration qui arrive en boutique il y a beaucoup de travail à effectuer.
Chewy203 dit: En parlant de risque, il parlait de risque financier. Et l'auteur n'en prend aucun. Certes, il passe du temps et fournit un gros effort pour créer son jeu et tester les règles. Et le temps, c'est de l'argent donc il y perd aussi mais le temps qu'un auteur passe à élaborer un jeu, c'est surtout du loisir pour lui (en grande partie) car rien ne l'y oblige et il le fait car il aime ça. Donc même si le jeu n'est pas édité, il ne perd pas grand chose au final. Donc oui, les auteurs ne sont pas très gagnants lors de la vente d'un jeu, mais ils ne risquent pas la faillite en proposant un nouveau produit donc c'est logique que leur retour sur investissement soit faible.
Comme tu le dis, quelque part le temps c'est de l'argent quand même. Effectivement pour un auteur le déclencheur et le moteur principal est la passion. Mais on est dans un secteur où il me semble qu'il va de même pour l'éditeur. Un auteur pourrait passer les deux années de temps libre nécessaires à la conception d'un jeu (ok je parle de gros jeux déjà) à des activités plus lucratives. Que se passe-t-il pour lui s'il n'est pas édité? (voire même ré-édité pour un tirage global suffisant à lui générer un revenu juste en contrepartie de son travail) C'est du travail en pure perte, exactement comme pour l'éditeur si le jeu ne se vend pas. Rapporté à un travail salarié je ne suis pas persuadé que la perte de l'un et l'autre serait si disproportionnée (?)
désolé pour le hors-sujet. Malgré cette répartition des gains que je trouve un peu dérangeante je ne trouve pas les jeux excessivement chers, et serais prêt à payer un peu plus cher même pour une démarche que je soutiendrais pleinement (hausse du cout pour permettre une plus juste rémunération du travail d'auteur, pour des jeux sortant des critères habituels d'éditabilité, etc...) Je ne comprends pas comment on
plus cher ? Par rapport au années 80 et 90, quand je compare, un courtisans fin 90 275f (prix encore sur la boite) et une vente aux enchères 150f dans les années 80(je ne sais plus exactement mais je me souviens de ce que cela me coutait . Si les cartes magic coutait hachement moins cher (1993 à 1997)et étaient plus belle et quand je vois le prix de certaines de mes cartes, mais la c’est du au facteur de rareté, limité et de collection et on sort du JDS classique.
Comme éléments de reflexions, je pense que :
on maintient les prix car on ne produit plus au même endroit, car tout consommateur en veux plus donc on lui offre mais cela a un prix avec des effects secondaires. [mode caricature]Aujourd’hui, les entreprises recherchent surtout la marge : avant on pouvait dire, “ah, j’ai pas mal reussi, maintenant j’ai trois gars de plus à l’atelier, on est 8 en tout!” en 2010, “ah, j’ai fait plus 12% en 2010, je recapitalise une deuxième tranche et je table sur 13, 5% cette année !” -et j’ai des exemples vécu moi-même sur ça[/mode caricature]
On produit dans des proportions moins confidentielles.
Des gens se disent que c’est trop cher, mais ont des charges fixes plus importantes et régulières (habitat, transport, bouffe) et d’autres moins ou inexistantes il y a 10 ans (téléphone portabe pour eux et les gamins ! cigarette dont les prix s’envolent -non je ne fume pas-. Je n’ai plus les chiffres exact en tête mais les ménages, comme le pouvoir d’achat n’augmente pas vértablement, ont surtout rogner sur la nourriture car immédiat ces dernières décénnies en achetant de la nourriture à vil prix blindé de surcre et de végétaline).
Le jeu reste un luxe, un plaisir, dans la pyramide de maslow ça doit être un des derniers truc, il n’y a pas de calcul de rentabilité pour la plupart des joueurs je pense si ce n’est le plaisir autour d’une table même si le prix est étudié par les éditeurs.
Les prix se maintiennent car il y a une compétition hors normes dans la création/sortie avec des effets de marketing pour des jeux spécialistes incroyables et pour certains, le buzz" permet une vente importante et ensuite on n’en reparle plus(exemple avec I.K qui me revient en tête). J’ai l’impression peut-être fausse que l’on rejoins tout doucement le style de production de la BD avec des choses moyennes pour ne pas louper une vente, capter le marché
chinois27 dit: Effectivement pour un auteur le déclencheur et le moteur principal est la passion. Mais on est dans un secteur où il me semble qu'il va de même pour l'éditeur.
non justement : l'éditeur c'est son travail, l'auteur c'est son loisir. Si le premier se plante, il est sur la paille, si le second se plante il continuera son boulot en se disant au pire qu'il aurait mieux fait de passer son temps libre ailleurs.
chinois27 dit: Un auteur pourrait passer les deux années de temps libre nécessaires à la conception d'un jeu (ok je parle de gros jeux déjà) à des activités plus lucratives. Que se passe-t-il pour lui s'il n'est pas édité? (voire même ré-édité pour un tirage global suffisant à lui générer un revenu juste en contrepartie de son travail) C'est du travail en pure perte, exactement comme pour l'éditeur si le jeu ne se vend pas. Rapporté à un travail salarié je ne suis pas persuadé que la perte de l'un et l'autre serait si disproportionnée (?)
Qui lui a demandé de faire son jeu pendant 2 ans ? Personne, donc personne n'a de compte à lui rendre il a bien fait ce qu'il a voulu. Quant à son jeu qu'importe pour l'éditeur si ça lui ai pris 2 ans de vie, 1 mois de vacances ou juste une idée de génie qu'il avait eu la veille en buvant son café (bon à priori il faudra quand même prévoir quelques parties de test supplémentaires dans ce cas ). C'est justement différent de la situation d'un salarié : le salarié tu fais un contrat avant qu'il fasse le travail que tu lui demandes pour justement le rémunérer du temps et de l'énergie qu'il va y passer
Quant à l'histoire qu'il aurait pu faire une activité plus lucrative, si tel était son but principal, le minimum dans le lucratif c'est justement se poser la question si ça vaut le coup (et le coût), pourquoi pas justement en passant contrat avec un éditeur sur un délai et contenu de création de jeu (principe de mécenat, je ne pense pas que ça se fasse sauf si on s'appelle Knizia peut-être, mais ça pourrait s'imaginer)
Désolé si je peux donner un discours un peu matérialiste mais là on parle de contrat et de produit, c'est une phase différente de celle de la pure création où le jeu circule à l'état de proto.
Le parrallèle entre le maché de la BD et celui du jeu spé proposé par Alix me semble pas mal du tout.
Pour revenir à la question des revenus des auteurs je trouve la dicussion vraiment passionante et je pense qu’il y a effectivement là matière à débat. Je partage évidemment les avis de starvince et de chinois 27 (avec qui pourtant tout n’a pas toujours été rose ).
A mon sens le malentendu vient du fait que l’on ne considère pas le travail de création ludique comme un métier à part entière, c’est à dire une profession. Comme tu le soulignes Ocelau on parlera plus aisément de passion/loisir que de travail. Pour ma part je pense que si effectivement c’est une passion, c’est parfois loin d’être un loisir. Et que si il y a si peu de professionnels de la création ludique c’est simplement parce que l’activité est très peu rentable. Seulement 2 choses sont sures :
1) L’auteur avance son travail à l’éditeur (il ne travaille que très rarement sur commande). 2) L’auteur réalise un investissement horaire très important, lequel a une rentabilité très aléatoire (au niveau aggrégé, si l’on considère pour l’exemple, que pour un jeu qui finira édité il y en a 100 qui demeureront sous forme de prototypes, alors, lorsqu’il se lance dans un nouveau projet, l’auteur sait qu’il n’a en moyenne qu’1 chance sur 100 de voir son travail aboutir à une édition et donc le rétribuer sous forme de royalties).
Prenons l’exemple de The Adventurers. C’est disons sur 6 mois de travail, 3 réunions de 4h/semaine pendant 20 semaines, à deux auteurs : soit :3x4x20x2 = 480 heures de travail cumulé. Ces 480 heures ont en totalité été avancée à l’éditeur qui a acheté le jeu. A la place de ces 480 h nous aurions pu avoir une autre activité directement rémunératrice. Pire : à l’époque nous n’avions aucune assurance que le jeu finirait bien par être édité (même si celà a toujours été le but fixé pour chaque proto), ces 480 heures étant alors non seulement avancées, mais en plus soumise à un aléa énorme (parce que les heures passées sur des projet non édités, elles, ne sont pas du tout rentabilisées). Passer du temps sur des jeux ou avoir une autre activité rémunératrice est une alternative qui se pose réelement (par exemple, il y a encore deux semaines j’ai du refuser une mission d’une semaine très bien payée d’analyse pour un cabinet d’audit parce que j’ai des contraintes de temps concernant adventurers II et qu’il m’était impossible de mener les deux de front).
Loin de moi l’idée de pleurer sur le sort des auteurs, simplement il faut quand même souligner qu’une avance de temps de travail équivaut à un investissement en argent dans la mesure où le temps de travail a un équivalent argent. Que l’activité sur laquelle se dépense ce temps de travail soit plaisante ou non est accessoire.