YoshiRyu dit:
PS : Toutes les peintures ne sont pas de l'art ? Qui est en droit de le dire ?
Le critique d'art !?
YoshiRyu dit:
PS : Toutes les peintures ne sont pas de l'art ? Qui est en droit de le dire ?
firebird dit:Maintenant, je plussoie aussi un petit peu l'idée sur les arts (pas la forme, mais le fond); disons qu'apprécier un livre parcequ'il s'efface apporte un plaisir finalement égoïste basé sur des sensations relativement artificielles
En réponse aux deux messages précédents
EDIT : qui ne sont plus tout à fait les précédent vu le temps que je mets à écrire (ne posez pas les questions plus vite que je ne peux y répondre XD)
Pour moi, l’art est la volonté de créer quelque chose qui communique une émotion.
Et un exemple qui me parait évident : la marche des walkyries.
Il n’est besoin d’aucune éducation, d’aucun effort, pour se voir ressentir de nombeuses émotions en écoutant cette musique.
Maintenant, j’ai bien précisé tout le long que ce n’est que mon avis hein, n’allez pas dire que j’assène celui-ci comme une vérité absolue (j’ai bien pris la peine de régulièrement préciser “pour moi”, “je pense que” ou “je trouve que”)
Sur ce, c’est un débât sans fin et sans issue, alors parlons plutôt des Volumiques et de ces futurs jeux tout marginaux que nous aurrons bientôt tous dans notre ludotèque (serieusement, le cube dépliable, j’y crois à mort moi, avec juste quelque réserve niveau production)
Gwaîlo dit:Le critique d'art !?
Cher Monsieur YoshiRyu,
YoshiRyu dit:Gwaîlo dit:Le critique d’art !?
On va tourner en rond : qui est apte à définir qui peut être critique d’art ?
tom vuarchex dit:
J'ai l'impression que le problème est aussi que vous imaginez un ce principe sur des livres standards mais comme l'a l'intervenant écrivain, il faut trouver une idée de livre qui colle à ce principe, sinon, oui, ça n'a pas grand intérêt.
Une nouvelle forme originale de manuel de montage IKEA ![]()
Notez que, curieusement, malgré mon avis à chaud bien bête et méchant sur les applications ludiques de toutes ces idées (on n’est pas toujours dans un bon jour et inspiré quand on commente une vidéo), je trouve que le livre qui s’efface est probablement l’objet le plus “art” de la video.
C’est un pur concept et il fallait vraiment y penser. Ça amène une réflexion et ça interpelle. Que demander de plus ?
La majorité de ce qu’on voit à côté du livre n’est pas particulièrement génial, ce sont juste des gens qui ont le temps, l’argent et les relations qui permettent de réaliser tout ce qui leur passe par la tête là où n’importe quelle personne un poil créative n’aura jamais les possibilités de concrétiser ses concepts. Tant mieux pour eux et ils ont le mérite de vraiment le faire, naturellement, mais je ne suis pas impressionné outre mesure par ce que j’ai vu car les applications au monde du jeu me laissent toujours perplexe.
Exemples :
- Même si j’ai bien aimé les pions à fibre optique, je ne vois pas ce que ça peut apporter qui ne pourrait être fait plus simplement et pour moins cher par d’autres moyens. C’est d’ailleurs comme une bonne partie de ce qui est présenté : une variation sur le thème du paravent et du pion de stratego.
- Le donjon dépliable, c’est de l’art, un concept simple et une réalisation au poil, mais d’un point de vue ludique, c’est léger léger, même si c’est pas sans rapport.
Rien ne m’a fait me dire “putain mais bien sûr, vivement que je puisse jouer avec un truc comme ça”. Je suis certain qu’avec leur démarche, ils vont finir par trouver un super concept qui va me coller au mur. Mais pour le moment, je trouve qu’il manque quelque-chose, c’est pas assez pur, pas assez nouveau. Je ne comprends pas cet engouement.
Mais bon, d’après mon cardiologue, je suis quelqu’un de plutôt cynique.
[EDIT] : SI ! Les repaires pour replier, ça c’est une super idée ! ![]()
Mulambo dit:Rien ne m'a fait me dire "putain mais bien sûr, vivement que je puisse jouer avec un truc comme ça". :
Moi je verrais bien un Détective conseil dont les indices s’auto-détruiraient !
Je l’envisage comme OLNI mais le côté collectionneuse en moi aurait franchement mais alors franchement du mal… Ou alors j’en achèterais un neuf à garder ![]()
Monsieur Phal dit:Vite fait, je répondrais pour le reste plus tard, en fait il y a des études, des écoles, comme pour devenir Ministre, plombier, instit, médecin... Il a ce qu'on appelle communément "L'Histoire de l'Art" pour s'appuyer dessus. Moi, quand mon plombier vient m'expliquer pourquoi le chauffage ne marche pas et ce qu'il va changer, et que je ne comprends pas parce que c'est technique, je le traite pas d'intello qui se la pète![]()
tom vuarchex dit:Le bonne question n'est pas, à mon avis, "est-ce que ça te donne envie de jouer avec ?" mais "quelle idée d'application collerait à ce principe ?"
@Mulambo : c’est parceque tu oublies la composante fétichiste du joueur de jeux de société.
Si on suit ton raisonnement, exit le lancer de dé, on peut faire pareil avec un set de cartes… mais tripoter des dés, souffler dessus, les lancer sur la table, les voir rouler, ces dés qui font durer le suspens, avant d’afficher une valeur, ça a quelque chose de magique.
Et ce quelques chose de magique, je pense qu’on le retrouvera en déroulant son donjon petit à petit (pour prendre en exemple le concept qui me plait le plus, sans surprise).
YoshiRyu dit:@Mulambo : c'est parceque tu oublies la composante fétichiste du joueur de jeux de société.
Si on suit ton raisonnement, exit le lancer de dé, on peut faire pareil avec un set de cartes... mais tripoter des dés, souffler dessus, les lancer sur la table, les voir rouler, ces dés qui font durer le suspens, avant d'afficher une valeur, ça a quelque chose de magique.
Et ce quelques chose de magique, je pense qu'on le retrouvera en déroulant son donjon petit à petit (pour prendre en exemple le concept qui me plait le plus, sans surprise).
Oui mais… et si la beauté de tels objets ludiques conduisaient des non-joueurs à découvrir le monde ludique du même coup ? Et donc leur donner envie d’acheter des jeux avec du matériel perenne. Ça nous ferait plus de copains-copines pour jouer avec ![]()
Mulambo dit:Ton donjon en papier, c'est un bel objet, mais si tu le compares au système de tuiles de Claustrophobia ou au premier Elder Scrolls que tu attrapes, tu verras ce dont je veux te parler.
YoshiRyu dit:Et bien puisque tu propose de comparer, comparons :
Claustrophobia ne serait-il pas tout aussi jouable avec des cartes avec juste des trait pour réprésenter le plan du donjon à la place de ces grosses tuiles, et des rondelles en cartons à la place des figurines ?
Cher Monsieur YoshiRyu,
Je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir fait des études pour apprécier ou pour critiquer une oeuvre de d’art…
une oeuvre d’art ne devrait pas avoir besoin d’être expliquée…
Comparer la critique à des métiers techniques est un non sens, on ne peut pas faire de médecine sans avoir appris comment, on peut en revanche parfaitement juger une oeuvre d’art sans connaitre l’histoire de l’art.
Je vois pas ce qui implique que l’art ne serait accessible qu’à une minorité d’érudits auto-proclamés (si si, c’est bien d’eux dont je parlais plus tôt, des gens qui se valident les uns les autres comme étant garant de la qualité de l’art et comme ayant un avis plus éclairé sur l’art que le simple commun des mortels, c’est la définition même d’une élite).
Un rapport avec les terres du milieu ?
Nan mais serieusement, c’est marrant le principe du donjon qui se déplie au fur et à mesure, non ? Surtout si on exploite aussi les faces verso du jeu.
J’imagine très bien ce produit packagé dans un cube a peine plus gros, avec quelques cartes carrée de la même taille pour représenter autant les personnages, que les monstres du donjon, que les outils dont on a besoin pour jouer (hasard par carte pour gérer les combats)
Je viens de penser à un autre truc qui serait fun : si jamais le dépliage permet à certaine partie du donjon se se superposer, on aurait alors la possibilité de remplacer une salle par une autre (dans un sens ou dans l’autre, selon l’ordre de dépliage), voir de considérer que c’est un mécanisme mortel qui nous donne la capacité d’écraser tout ce qui se trouve dans une salle, niark niark niark…
Nan, serieux, on peut avoir le plan du cube pour faire des prototypes avec, il me donne trop envie de créer un petit truc ce cube, chaque fois que j’y repense, j’ai des idées nouvelles XD
@Monsieur Phal :
Tout d’abord, le contexte : mon niveau en connaissance de l’art est proche du néant absolu, je n’ai fait que le sous-entendre jusque là, je l’affirme maintenant avant de répondre, sans quoi ma réponse n’aurait aucun interêt. Je ne connais absolument pas l’histoire des oeuvres dont il est question et dont je vais parler.
La Joconde : cette peinture évoque pour moi la complexité de la femme, j’y vois une femme qui semble porter un masque (métaphoriquement) et qui derrière un visage fermé semble penser à de nombreuses choses, je vois du doute dans son regard. Elle me renvoit à mes experiences passées des femmes, toujours si complexe, toujours à penser bien plus de choses qu’elles n’en disent. Cette peinture me rappelle à quel point trouver l’âme soeur est chose difficile en ce monde tant nous autres les hommes avons du mal à comprendre les femmes.
(Note préliminaire : j’ai utilisé “apprécier” dans son sens primaire, à savoir quelque chose de proche de “étudier avec attention”, et non pas le galvaudé synonyme d’aimer qu’il est devenu, on peut apprécier une oeuvre sans pour autant l’aimer)
Le Boléro de Ravel : J’aime bien cette oeuvre, surtout le long début, cette petite mélodie sur fond de percussion qui semble avoir été composée pour décrire l’expression “calme avant la tempête” (je réalise que c’est difficile de décrire de la musique en fait), on sent là dedans que quelque chose de fort se prépare, et viens ensuite une montée en puissance qui prend aux trippes. Je suis peut-être totalement à côté de la plaque mais j’ai la sensation quand j’écoute cette oeuvre d’assister à une bataille, peut-être métaphorique, où un “soldat” se prépare à aller faire un combat perdu d’avance, un peu à reculons, pensant avec nostalgie à tout ce qu’il risque, à tout ce qu’il va probablement perdre, puis vient la tardive montée en puissance me renvoit à l’idée du début des hostilités, le moment ou le “soldat” se jette dans ce combat avec tout ce qu’il a dans le ventre, coûte que coûte, le tout pour le tout, il n’a plus rien à perdre, et là c’est le revirement, petit à petit, dans ce combat qui semblait perdu d’avance, la situation se retourne petit à petit, le “soldat” se rengaillardit et triomphe. Je ne saurais dire pourquoi, mais j’ai aussi la sensation que ce “soldat” combat par amour. Alors qu’est-ce que j’en tire au final ? Et bien ça me renvoit à la difficulté de la vie, aux doutes que l’on peut avoir, à la peur de l’échec, puis finalement à l’espoir, parcequ’il y a toujours un espoir.
Voilà, j’me suis plié au jeu, j’espère ne pas passer pour un con ^^'
PS : Et tout le monde aura noté que je suis plus sonore que visuel vu que je suis capable de tartiner bien plus sur une musique que sur une peinture, c’est sans surprise, j’ai toujours été meilleur client de l’art musical plus que tout art esthétique.