[politique]DSK inculpé pour agression sexuelle et arrêté

Enpassant dit:
jmguiche dit:Accessoirement, il fera autant marrer les générations futures que la "connaissance de felix faure" ou "la chute de train en pyjama de Deschanelle" ou les superbes "mots de mac mahon" !

Les 2 premiers sont irrécupérables mais Mac Mahon est quand même sauvé par son "J'y suis, j'y reste".


Oui mais "Vous êtes noir ! C'est bien, continuez." C'est quand même beau.

J’oubliais, dans mon “réquisitoire DSK” : non seulement il se met en position de perdre un poste à très haut niveau d’influence, mais du coup, il le donne sur un plateau au clan politique opposé au sien.

C’est quand même génial comme résultat !

jmguiche dit:
Enpassant dit:
jmguiche dit:Accessoirement, il fera autant marrer les générations futures que la "connaissance de felix faure" ou "la chute de train en pyjama de Deschanelle" ou les superbes "mots de mac mahon" !

Les 2 premiers sont irrécupérables mais Mac Mahon est quand même sauvé par son "J'y suis, j'y reste".

Oui mais "Vous êtes noir ! C'est bien, continuez." C'est quand même beau.

Erreur cher ami, la phrase était:
"C'est vous le nègre? Eh bien continuez!"
Le nègre étant le surnom du major de promo de Polytechnique.
le poney dit:la vérité ne ressortira plus de toutes ces affaires, tout ça pourquoi ?
Parce que les journalistes (et plus grave des policiers) sont devenus des pourvoyeurs d'information instantanée sans vérification ni confirmation.
(...)
Et dire que la saison 2 de "la vie sexuelle de DSK" va démarrer avec la nouvelle plainte, tout ça est bien éloigné des vraies préoccupations des français...


Si par le traitement de l’information on peut malheureusement rapprocher cette affaire d’autres plus sordides aux conséquences dramatiques pour les victimes comme pour les accusés, l’attitude des journalistes dépend beaucoup de l’intérêt que les français portent à l’actualité.

Celle-ci colle de plus en plus à l’audience et ne pas relayer la dernière info croustillante de l’affaire DSK c’est prendre le risque de perdre des points au profit du voisin.

Ici, on en a tartiné 40 pages, ça discute au comptoir des bistrots… pas bien grave en effet mais on peut aussi considérer que c’est révélateur de ce qui nous occupe voire nous préoccupe…

Allez, 40 pages, et mon premier post… (pour dire l’importance que j’y attache)

et l’affaire du pedophile d’etat à la marocaine, … elle est devenue quoi dans tout ça…?

et sur notre rapport à l’info un éclairage qui date de ce matin sur France Inter:

Patrick Cohen : La Revue de Presse…La mode Twitter, un incroyable phénomène de société…

Yves Decaens : Je twitte, tu twittes, nous twittons… Deux millions et demi d’adeptes en France, une entrée triomphale dans le Petit Robert… le réseau de micro blogging le plus célèbre au monde, explose ! C’est à la Une de La Tribune. Le site vaudrait aujourd’hui sept milliards de dollars, le double d’il y a sept mois, ce qui fait craindre une nouvelle bulle Internet. En attendant, Télérama fait de Twitter son dossier de la semaine : « Comment Twitter chamboule la planète », avec ses scoops, l’arrestation de DSK, la mort de Ben Laden, la libération des otages d’Afghanistan, mais aussi son tout et n’importe quoi : recettes de cuisine, conseils juridiques ou blagues carambar. « Twitter, écrivent Emmanuel Tellier et Kolia Delesalle, c’est un Wikipédia vivant, un téléphone arabe géant. La possibilité théorique de taper la « discut » avec Nikos Alliagas ou Barack Obama. Bref, le monde au bout des doigts, instantanément ». Mais pour quoi faire ? That is the question… La question que se pose le publicitaire Eric Hélias dans le magazine Optimum. En résumé, avec Twitter, on sait tout ce qui se passe en temps réel et on sait, surtout, qu’il ne se passe rien d’intéressant. Le monde n’ignore plus qu’on n’a rien à se dire. Avant, on disait « les temps changent », aujourd’hui c’est « le temps qui change et qui s’accélère ». Le journal de 20H ne sert plus à rien, ajoute le chroniqueur d’Optimum, puisque cela fait 20 heures qu’on en sait plus que Claire Chazal. Et c’est bien là le problème justement !

Patrick Cohen : Illustration de cette information qui va trop vite, avec l’affaire DSK…

Yves Decaens : Et le nouveau mea culpa de la presse qui s’autocritique en sachant pertinemment qu’elle recommencera à la première occasion, mais bref… Dans Le Point, c’est Emmanuel Beretta qui bat sa coulpe, en reconnaissant s’être empêtré dans le récit des faits qui se sont révélés soit inexacts, soit incomplets. Quitte à reprendre, au passage, quelques infos non vérifiées de Twitter. Dans un sens ou dans l’autre, conclut Beretta, l’emballement médiatique est dévastateur. Renaud Dély dans Le Nouvel Observateur, ne dit pas autre chose, tout en pointant du doigt le système judiciaire américain et sa mise en scène permanente. Mais qu’on se souvienne, rappelle Renaud Dély, du 6 juin, des émissions spéciales sur toutes les chaines radio, télé, pour disserter sur une audience de pure procédure, sans aucun intérêt sur le fond, et qui n’aura duré que six minutes. Dans le même journal, Jean Daniel enfonce le clou : « Quand les évènements nous rappellent à ce point à l’ordre, écrit-il, il faut accepter une certaine humilité ». Voilà, cette affaire DSK, c’est un peu comme le film iranien « Une séparation ». Comparaison signée Serge Kaganski dans Les Inrockuptibles. Superbe film contre les jugements hâtifs, et qui montre comment la vérité évolue au gré des éclairages successifs. En matière de presse et de justice, conclut Kaganski, c’est comme au cinéma : la nuance et la patience sont préférables à l’excès de vitesse et au simplisme. Sans compter, pour conclure sur ce thème avec Denis Sieffert dans Politis (Politis qui s’exclame en Une : « Affaire DSK, y’en a marre !)… sans compter que, quand la lumière inonde le tribunal de New-York, c’est le reste du monde qui est rejeté dans l’ombre.

Patrick Cohen : Revenons donc au reste du monde, et notamment aux révolutions arabes…

@ Mitsoukos :

Sous-entendre que si l’on mange de la merde, c’est parce que l’on aime ça, c’est faire abstraction de l’engrenage médiatique (la mécanique de l’image), des intérêts desservis & de la nature humaine.

En gros, je crois que c’est être à côté du sujet, et participer consciemment ou non à son détournement. En effet, c’est très pernicieux ces choses-là :D.

Qu’on se le dise : le clochard préférerait choisir des bons petits plats à son goût que le reste de mon sandwich !
De même, à la nuance près que l’on ne se place pas sur la même échelle de temps, l’humain préfère opter pour l’instruction et l’intelligence _ au sens de compréhension de ce qui nous entoure _ que pour l’abêtissement. Propose donc un (vrai) journal télévisé de qualité [id est journalisme + information], tu verras le résultat à moyen terme.

“Notre” responsabilité de voyeur est certes engagée… mais on ne change pas de nature ! Alors que : la mécanique de l’image, on peut la décortiquer (1) ; les intérêts, étayer leur existence et les comprendre.

La vraie responsabilité est bien à chercher de l’autre côté des petits écrans.

(1) Les médias de masse fabriquent plus l’audience (et a fortiori l’instrumentalisent) qu’ils ne s’y “collent”.

Cassiel dit:
Sous-entendre que si l'on mange de la merde, c'est parce que l'on aime ça, c'est faire abstraction de l'engrenage médiatique (la mécanique de l'image), des intérêts desservis & de la nature humaine.


Il y a bien évidemment d'autres raisons qui explique le traitement actuel de l'information.

Mais nous avons aussi notre part de responsabilité qui n'est pas à mettre sur le compte de la nature humaine.
L'information de qualité, elle existe.

On peut poser des actes sans attendre des politiques ou des médias.
Mitsoukos dit:
sans compter que, quand la lumière inonde le tribunal de New-York, c'est le reste du monde qui est rejeté dans l'ombre.

Effectivement une question de lumière mais aussi de temps.
Nous opposons des temps différents, le temps de la justice (des mois voires années) n'est pas celui des médias (des jours voir des heures), le temps des projets de société (des décennies) n'est pas celui de la politique (d'une échéance électorale à l'autre), etc... et la technologie accélère encore plus ces écarts.

Mais auparavant nous acceptions ces écarts de temps, on le prenait justement le temps avant d'agir ou réagir, voire même de ne pas agir.
C'était le bon temps dirons certains, moi je dirais que c'est avant tout un temps révolu. Notre société ne s'est pas adaptée à ces changements, elle n'a pas eu le temps.

:)

Je ne crois pas qu’il existe une pratique du journalisme de qualité sur une des six chaînes principales de la télévision.

Je ne crois pas que l’on change des choses établies en commençant par se changer soi-même. Jusqu’à présent ce moteur est demeuré très secondaire dans l’histoire du monde.

Mitsoukos dit:
Cassiel dit:
Sous-entendre que si l'on mange de la merde, c'est parce que l'on aime ça, c'est faire abstraction de l'engrenage médiatique (la mécanique de l'image), des intérêts desservis & de la nature humaine.

Il y a bien évidemment d'autres raisons qui explique le traitement actuel de l'information.
Mais nous avons aussi notre part de responsabilité qui n'est pas à mettre sur le compte de la nature humaine.
L'information de qualité, elle existe.
On peut poser des actes sans attendre des politiques ou des médias.


La quantité ça se mesure. La qualité ça s'apprécie.
Forcément dès qu'on prend la mesure des choses...
Cassiel dit:Je ne crois pas que l'on change des choses établies en commençant par se changer soi-même.

La conséquence de ce genre de propos c'est qu'il se réalise :)

Il n’est pas ici question de croyance aveugle auto-réalisatrice.

Cela part d’un constat ; c’est la seconde phrase exclue de ta citation. Jusqu’à présent (et ça en fait du temps), ce qui est considéré rétroactivement comme une évolution de société est née d’un rapport de force, dans la défense d’intérêts communs, avec pouvoir & influence pour moyen.

Tout l’opposé d’une vision angélique et pacifique d’actes individuels, à la modeste échelle qui est la leur.

Mitsoukos dit:Ici, on en a tartiné 40 pages, ça discute au comptoir des bistrots… pas bien grave en effet mais on peut aussi considérer que c’est révélateur de ce qui nous occupe voire nous préoccupe…

Pas certain d'être d'accord (le lecteur averti notera l'effet et l'effort de modération ;) ). Il y a derrière cette affaire de cul à la con beaucoup de choses : le pouvoir et son arrogance, les médias et leur impunité, l'émancipation féminine et la séduction, deux cultures qui se comprennent à peine, etc. Je pense que les gens perçoivent ça, chacun avec sa perspective et son niveau, et ce n'est pas anormal qu'ils s'y intéressent. Au fond c'est plutôt sain.

Alors que ce serait la simple histoire d'un homme mal classé à gauche qui agresse le corps d'une ouvrière clandestine, noire et africaine (soit le sous-lumpenprolétariat du lumpenprolétariat mondial), tout le monde s'en foutrait.
:mrgreen:

DSK est sorti faire un petit tour aujourd’hui:



:mrgreen:

Source : Le Monde
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Deux employées de l’hôtel de Manhattan ont affirmé à la police qu’elles avaient été invitées, séparément, par Dominique Strauss-Kahn à venir dans sa suite, ce qu’elles ont refusé.

Le journal ajoute qu’une caméra vidéo a filmé cette même nuit, outre ces deux employées, l’ancien directeur général du FMI en train de “monter dans un ascenseur vers 1 h 20 avec une femme qui ne travaillait pas à l’hôtel”. Cette personne a pu être identifiée, mais “elle a refusé de répondre aux questions des enquêteurs”.
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Cet homme a en tout cas une vie sexuelle riche, avec des envies probablement plusieurs fois par jour, parfois les femmes lui disent oui, parfois non, rien de plus naturel en somme…

En quoi devrait-il se méfier de sa vie sexuelle ? En quoi cela altère-t-il son job et ses résultats ?

Quoi de plus naturel qu’une vie sexuelle riche et assumée ?

C’est comme si quelqu’un aime aller au resto goûter des plats toujours plus étonnantes et devrait se méfier de tout ce qu’il mange car ça peut être empoisonné (c’était arrivé à un dirigeant d’Europe de l’Est) !

C’est sûr que le sexe n’est pas présenté, dans notre société, comme quelque chose de simple et complètement naturel…

Cela dit, je comprends que certains réagissent de façon “tradi-culturelle”, après tout, on nous apprend tellement que la sexualité est formatée et que c’est pour le bien de tous, des couples et de l’Etat…
Par le passé, oui, l’hygiène, les MST, le manque d’éducation et de protection nécessitait cela, mais aujourd’hui…

Nous verrons ce qui va ressortir de tout cela… En tout cas, on découvre une nouvelle facette de certains membres TT sur ces sujets après les avoir lu sur de nombreux autres.

Calembert dit:En tout cas, on découvre une nouvelle facette de certains membres TT sur ces sujets après les avoir lu sur de nombreux autres.

Il est évident que selon la façon dont tu regardes le membre en question (par dessus, par dessous, de profil) l'aspect change donc rien d'étonnant à découvrir une nouvelle facette. :mrgreen:
Calembert dit:En quoi devrait-il se méfier de sa vie sexuelle ? En quoi cela altère-t-il son job et ses résultats ?

Euh, ben là, pour le coup on a vu en quoi il devrait se méfier de sa vie sexuelle, non ?... Et accessoirement il a perdu son job d'hier et celui de demain.
Sinon, rien.
El comandante dit:... Et accessoirement il a perdu son job... de demain.

Ah bon ! Pourquoi ?
Calembert dit:Quoi de plus naturel qu'une vie sexuelle riche et assumée ?
C'est comme si quelqu'un aime aller au resto goûter des plats toujours plus étonnantes et devrait se méfier de tout ce qu'il mange car ça peut être empoisonné (c'était arrivé à un dirigeant d'Europe de l'Est) !
C'est sûr que le sexe n'est pas présenté, dans notre société, comme quelque chose de simple et complètement naturel...
Cela dit, je comprends que certains réagissent de façon "tradi-culturelle", après tout, on nous apprend tellement que la sexualité est formatée et que c'est pour le bien de tous, des couples et de l'Etat...
Par le passé, oui, l'hygiène, les MST, le manque d'éducation et de protection nécessitait cela, mais aujourd'hui...
Nous verrons ce qui va ressortir de tout cela... En tout cas, on découvre une nouvelle facette de certains membres TT sur ces sujets après les avoir lu sur de nombreux autres.

LoL :clownpouic:
La comparaison à pied d'égalité entre des relations sexuelles conçues comme service et un service gastronomique vaut à elle seule son pesant de cacahouètes.
Mais le plus drôle reste le regard détourné des ressorts du sujet, inscrits deux posts au dessus :
El comandante dit:Il y a derrière cette affaire de cul à la con beaucoup de choses : le pouvoir et son arrogance, les médias et leur impunité, l'émancipation féminine et la séduction, deux cultures qui se comprennent à peine, etc. Je pense que les gens perçoivent ça, chacun avec sa perspective et son niveau, et ce n'est pas anormal qu'ils s'y intéressent. Au fond c'est plutôt sain.
Alors que ce serait la simple histoire d'un homme mal classé à gauche qui agresse le corps d'une ouvrière clandestine, noire et africaine (soit le sous-lumpenprolétariat du lumpenprolétariat mondial), tout le monde s'en foutrait.
:mrgreen:


La vie sexuelle de DSK, on s'en fout pas mal.