Trop c'est trop

iaool dit:
Lilish dit:le probleme c'est l'être humain dans la société de consomamtion de maintenant..qu'importe le secteur ;)

lol en effet, voila le vrai problème... on ne peut pas en sortir j'en ai peur, ou alors avec maxi force d'esprit
Bon faites un jet volonté...
18 !
Vous craquez comme une merde et dépensez vos dernières pièces d'or pour acheter un jeu auquel vous ne jouerez pas... :pouicgun:


punaise je comprends mieux, le problème est donc que je rate tout le temps mes jets... :(

Avez-vous remarqué le rythme effréné de sorties de nouvelles bagnoles?
Quelle est désormais la durée de l’effet de ‘mode’ d’une nouvelle voiture?
Les dernières voitures cultes datent des années '90, depuis, les gammes se renouvellent sans cesse et le nombre de marques n’a cessé de croître… Résultat: une 207, une 308, une xième clio, tout le monde s’en fout! On est loin loin loin des mythes 205, DS, et autres mémorables cox ou 2cv…
Même chose pour les téléphones portables, les albums de musique ou… les jeux! :wink:

oscardejarjayes dit:Avez-vous remarqué le rythme effréné de sorties de nouvelles bagnoles?
Quelle est désormais la durée de l'effet de 'mode' d'une nouvelle voiture?
Les dernières voitures cultes datent des années '90, depuis, les gammes se renouvellent sans cesse et le nombre de marques n'a cessé de croître.... Résultat: une 207, une 308, une xième clio, tout le monde s'en fout! On est loin loin loin des mythes 205, DS, et autres mémorables cox ou 2cv...
Même chose pour les téléphones portables, les albums de musique ou... les jeux! :wink:


Hé ouais, vive la société de surconsommation... Encore on a de la chance contrairement à l'industrie du disc par exemple (incapable de se remettre en question et qui ne cesse de pleurnicher) la qualité semble toujours primer au regard de la quantité en ce qui concerne notre loisir.
Mathias dit:
lapja dit:L'image nous déplait peut être mais il ne me parait pas totalement absurde de voir certains jeux atteindre les étalages des supermarchés. Cela se fait en Allemagne et l'industrie du jeu ne se porte pas pour autant plus mal qu'ailleurs

J'achète la plupart de mes bouquins chez le libraire indépendant de mon quartier. Je le connais, on discute quand j'y vais, il me commande sans problème les titres que je veux et qu'il n'a pas en rayon.
De même, je suis de ceux qui regrettent que la Fnac a quasiment tué les disquaires indépendants. Ce n'est pas contre la Fnac, j'y vais aussi comme tout le monde, mais je préférais les disquaires indépendants où les conseils étaient dix fois meilleurs que ceux des vendeurs de la Fnac qui, le plus souvent, ne connaissent rien, à part pianoter sur leur ordi pour chercher si un disque est en rayon.
Alors, si le JDS se porte bien et si l'édition de jeux est en expansion, je préfèrerais que cela profite aux boutiques spécialisées et indépendantes. Qu'elles se développent, qu'elles accueillent un plus large public, que leur nombre augmente, oui à 100 %. Ce serait bien mieux à mon sens que de voir le JDS davantage représenté en grande surface.
Mais c'est peut-être de la pure utopie... :?


Idem. J'ai la même crainte. Les titres de qualité perdent clairement en visibilité quand les grosses enseignes s'emparent d'un secteur.

Je ne crois pas que les contributeurs "alarmistes" de ce fil soient de vilains élitistes ou des oiseaux de mauvais augure réactionnaires.
FOX62 dit:Encore on a de la chance contrairement à l'industrie du disc par exemple

Ouais, pis surtout, va télécharger un space hulk !

En ce qui me concerne, je n’achète plus de jeux, ou peu s’en faut. J’en ai plein à la maison, j’ai de quoi proposer quand des amis arrivent. Plus besoin d’en acheter. Je suis arrivé à une phase de “boarf, j’en ai d’autres des jeux”, qui fait que je n’ai plus l’impulsion de sortir ma CB.

Y’a guère que Claustrophobia qui me titillent, mais principalement parce que je l’ai testé, qu’il m’a plu et que… Je sais pas. Cuilà oui.

greuh

Xbug-pirate dit:Pour la BD, je reste bloqué sur la grosse vingtaine d'auteurs que je juge incontournables (même si rien ne les empêche de pondre un truc banal de temps à autre...), et j'ai cessé d'être à l'affût. C'est un travers qu'on pourra choisir d'appeler snobisme que celui du passionné qui tire son plaisir de la rareté, de sa quête personnelle de l'excellence dans un secteur encore mal défriché. J'ai un ami qui a laissé mourir sa passion pour la japanime parce qu'à son époque, choper des infos et se faire importer des VHS (qu'il fallait se farcir en vost anglais) était une galère sans nom, et que désormais, son plaisir lui est enlevé par le fait que le premier "gros noob" qui a une connexion Internet s'autoproclame expert en la matière et que le marché qui alimente sa passion est de moins en moins lisible.


Je trouve ce genre de remarque un peu bizarre. On peut difficilement être expert dans ce qui n'est finalement qu'un loisir.

J'ai pour ma part une vision assez systématique lorsque je m'intéresse à un sujet comme la BD, les jeux, etc. J'essaie beaucoup de choses, et je n'en retiens au final qu'un nombre très limité, que j'apprécie particulièrement. C'est évidemment 100% subjectif: ça correspond à mes goûts d'adulte fan de Sf et de littérature décalée... Ca ne fait évidemment pas de moi un expert, mais ça ne m'empêche pas de communiquer sur ce que j'aime.

Comme toi, j'ai eu mes auteurs fétiches, bien sûr, mais avec le recul, j'en viens à regarder leurs oeuvres de façon plus critique: finalement, tout ce qu'a fait tel ou tel auteur n'est pas nécessairement bon. On a tous nos hauts et nos bas.

De la même façon, il y a plein de trucs sympas à découvrir. Souvent, c'est pas la publicité qui t'informe, mais le bouche à oreille.

Je pense donc qu'il faut rester ouvert, à l'affut des bonnes idées, qu'elles soient neuves ou anciennes, d'ailleurs. C'est dommage parfois de constater que de très bons jeux tombent dans l'oubli alors qu'ils étaient vraiment très originaux et qu'ils ont loupé leur cible...
greuh dit:En ce qui me concerne, je n'achète plus de jeux, ou peu s'en faut. J'en ai plein à la maison, j'ai de quoi proposer quand des amis arrivent. Plus besoin d'en acheter. Je suis arrivé à une phase de "boarf, j'en ai d'autres des jeux", qui fait que je n'ai plus l'impulsion de sortir ma CB.
Un peu pareil (même si j'en achète encore pas mal)... Je n'ai que 150 jeux et je regrette amèrement de ne pas pouvoir y jouer ou me plonger dans certains jeux plus de deux parties (Je ne joue presque plus que dans un club et il y a une indéniable prime à la nouveauté)... Bref je fais de plus en plus de la résistance et j'amène dans mon panier garni les mêmes jeux pendant plusieurs semaines... On organise aussi des soirées à thème pour ressortir les vieux jeux... Bref j'ai tendance à me focaliser sur quelques jeux et à me dire "tiens je vais jouer à ceux-là".... Certains jeux s'apprivoisent lentement et gagnent à avoir autour de la table des joueurs les connaissant et se connaissant.

Et puis non de non, Medina , Lowenherz, Santiago, Modern Art,... c'est de vachement bons jeux!
Cheesegeek dit:Je n'ai que 150 jeux


D'après ma ludothèque trictrac, j'en ai 32 (en comptant les extensions). J'essaie réellement de me maîtriser et apparemment j'y arrive plutôt bien. Alors certes, je sais que je passe à côté de certaines perles mais l'important, c'est de s'amuser et je m'amuse beaucoup avec les jeux que j'ai.

Après, cela ne m'empêche pas d'acheter de nouveaux jeux (Cyclades, Claustrophobia me tentent vraiment) mais c'est à dose homéopatique. En revanche, je passe rarement sur les extensions.
Cheesegeek dit:Un peu pareil (même si j'en achète encore pas mal)... Je n'ai que 150 jeux et je regrette amèrement de ne pas pouvoir y jouer ou me plonger dans certains jeux plus de deux parties (Je ne joue presque plus que dans un club et il y a une indéniable prime à la nouveauté)... Bref je fais de plus en plus de la résistance et j'amène dans mon panier garni les mêmes jeux pendant plusieurs semaines... On organise aussi des soirées à thème pour ressortir les vieux jeux... Bref j'ai tendance à me focaliser sur quelques jeux et à me dire "tiens je vais jouer à ceux-là"....


Ah...témoignage interessant car c'est un peu pareil pour moi. Je joue dans une asso pleine de sympathiques et redoutables gamers, mais c'est vrai que ce sont les jeux relativement réçents qui souvent sont privilégiés...Parfois, cela m'arrange, faut bien le dire, mais parfois, je tire un peu la tronche. Par exemple, il m'arrive de promener Im Schatten des kaisers régulièrement, juste histoire de lui faire prendre l'air... :lol:
Il y a pas mal de jeux que je n'ose plus trop amener, sachant que ce sera surement en vain...Quand aux jeux un peu anciens et très rarement (voire pas du tout) joués de ma ludo, j'ai presque complètement renoncés.
En revanche ici également, il nous est arrivé de faire des soirées dites "Vieux pots"...ça fait longtemps que nous n'en avons pas fait une d'ailleurs.... :kwak:

Je rejoins la cohorte de ceux qui sont pour beaucoup (il n’y en aura jamais trop) de choix plutôt que pas de choix.

C’est d’ailleurs cette profusion de jeux, en Allemagne, qui m’a fait découvrir ce loisir, le jds, je veux dire celui des jeux présentés sur TT. Je trouve que l’augmentation du choix démontre que le secteur est dynamique et que ce constant renouvellement est aussi une preuve d’innovation et de recherche de qualité, puisqu’il faut bien pouvoir se démarquer.

Le problème est bien sûr que l’on ne peut pas tout avoir, et qu’il faut savoir renoncer, de temps en temps… :wink:

et ben voila on arrive finalement à la citation de Gide :

“choisir c’est renoncer”

Suffit de lire les posts à lenvers et on devrait retrouver une agumentation construite, des exemples, des digressions même, pas grave, au final ce sujt est passionant, et on vit une époque… heu bon, une époque quoi.

Rha c’est beau ce que vous dites tous. J’en achèterai presque un pti jeu pour me détendre encore plus… Y sort quand déjà biiiiiiiiiiip

– fin de communication –

En fait c’est à se demander si les jeux à extension ne seraient pas en partie une solution à la situation.
En effet, les extensionsl permettent de pousser le consommateur à approfondir le jeu. Tout en lui permettant d’assouvir leur besoin compulsif de délester son portefeuille de quelques dizaines d’euros. Ce qui permet à l’éditeur de continuer à faire vivre sa petite entreprise…

Bon, je vais apporter ma pierre à l’édifice.
C’est essentiellement lié à notre société de consommation comme beaucoup l’on dit. Et c’est aussi un phénomène économique, en période de crise les gens préfèrent se rabattre sur des loisirs, plutôt que sur des produits dits de “luxe”.
Par exemple moi, je préfère me payer un jeu à 40€, sachant qu’il va m’occuper plusieurs soirées, et en plus il va profiter à mon entourage.
Ces 40€ j’aurais pu les claquer en 2 restos, ou une sortie en boite, mais le choix en ces périodes de vaches maigres se portent sur du loisir, plus économiquement rentable.
En un peu plus d’un an, j’ai acheté 20 jeux grosso modo, j’ai découvert assez tard ce domaine. Mais je suis assez fier de ma ludothèque, et elle occupe pas mal de mes soirées, et celle de mes amies. Je pense que finalement j’ai pas plus claqué de sous que lorsque je n’achetais pas de jeux, mais j’en ressort avec une satisfaction plus grande.

FOX62 dit:En fait c'est à se demander si les jeux à extension ne seraient pas en partie une solution à la situation.
En effet, les extensionsl permettent de pousser le consommateur à approfondir le jeu. Tout en lui permettant d'assouvir leur besoin compulsif de délester son portefeuille de quelques dizaines d'euros. Ce qui permet à l'éditeur de continuer à faire vivre sa petite entreprise...


C'est une possibilité effectivement, de plus en plus de jeux s'y mettent. Certaines sont vraiment de qualité (Race, Pandémie, Dominion...) nous laissant espérer que la qualité devient une norme (mmm, j'attends les petites de Smallworld et celle d'Agricola avec chaleur et rouge à lèvres)

Et il faut avouer que ça peut recentrer le marché à terme et obéir à une sorte de loi darwinienne: seuls les "bons" jeux survivront et se mettront à pondre des extensions

J'aimerais pas que ça devienne une sorte de règle, de point de passage obligatoire ceci dit parce qu'on naviguerait là sur un sentier étroit entre trois ravins (balèze la géographie du coin...)

* le jeu non abouti d'une part
* la colonsdecatanite aiguë (ou comment prendre le joueur pour un citron un peu con) d'autre part...
* Un pendule qui balancerait trop fort dans l'autre sens et qui boucherait trop le passage à de super jeux n'ayant pas bénéficié d'un buzz adéquat et qui se trouveraient éjectés de la route, parce que "non extension-bankable"
le Zakhan noir dit:
FOX62 dit:En fait c'est à se demander si les jeux à extension ne seraient pas en partie une solution à la situation.
En effet, les extensionsl permettent de pousser le consommateur à approfondir le jeu. Tout en lui permettant d'assouvir leur besoin compulsif de délester son portefeuille de quelques dizaines d'euros. Ce qui permet à l'éditeur de continuer à faire vivre sa petite entreprise...

[...]
Et il faut avouer que ça peut recentrer le marché à terme et obéir à une sorte de loi darwinienne: seuls les "bons" jeux survivront et se mettront à pondre des extensions
J'aimerais pas que ça devienne une sorte de règle, de point de passage obligatoire ceci dit parce qu'on naviguerait là sur un sentier étroit entre trois ravins (balèze la géographie du coin...)
* le jeu non abouti d'une part
* la colonsdecatanite aiguë (ou comment prendre le joueur pour un citron un peu con) d'autre part...
* Un pendule qui balancerait trop fort dans l'autre sens et qui boucherait trop le passage à de super jeux n'ayant pas bénéficié d'un buzz adéquat et qui se trouveraient éjectés de la route, parce que "non extension-bankable"

+1
Je n'aime pas trop la "loi des séries/suite/copie des trucs qui marchent jusqu'à l'écœurement du thème" comme on peut le voir dans le monde du cinéma.

A la rigueur, je trouve ça bien d'avoir un jeu fini + éventuellement une extension pour les gros fans qui souhaitent augmenter la durée de vie d'un jeu.

il est vrai que dans la société actuelle, la politique mercantile des sociétés éditrices de jeux proposent sur le marché une multitude de jeux, mais à savoir si l’apanage rime avec qualité : pas forcément, certain sortent du lot comme automobile de wallace, galactica et son extension… il en faut pour tous les goûts diriez-vous, mais le profit est le moteur principal !!! :pouicnul:

marieso dit:il est vrai que dans la société actuelle, la politique mercantile des sociétés éditrices de jeux proposent sur le marché une multitude de jeux, mais à savoir si l'apanage rime avec qualité : pas forcément, certain sortent du lot comme automobile de wallace, galactica et son extension... il en faut pour tous les goûts diriez-vous, mais le profit est le moteur principal !!! :pouicnul:

bah en même temps il faut bien en vivre, ce n'est pas une association qui gère ça... T'as des salariés, des charges, la fabrication d'un produit, de la communication ... etc... etc...
Combien de jeux par ans sortent les éditeurs ? ça a vraiment augmenté ? ou est-ce le nombre d'éditeurs qui a augmenté ?
Sherinford dit:
Xbug-pirate dit:Pour la BD, je reste bloqué sur la grosse vingtaine d'auteurs que je juge incontournables (même si rien ne les empêche de pondre un truc banal de temps à autre...), et j'ai cessé d'être à l'affût. C'est un travers qu'on pourra choisir d'appeler snobisme que celui du passionné qui tire son plaisir de la rareté, de sa quête personnelle de l'excellence dans un secteur encore mal défriché. J'ai un ami qui a laissé mourir sa passion pour la japanime parce qu'à son époque, choper des infos et se faire importer des VHS (qu'il fallait se farcir en vost anglais) était une galère sans nom, et que désormais, son plaisir lui est enlevé par le fait que le premier "gros noob" qui a une connexion Internet s'autoproclame expert en la matière et que le marché qui alimente sa passion est de moins en moins lisible.

Je trouve ce genre de remarque un peu bizarre. On peut difficilement être expert dans ce qui n'est finalement qu'un loisir.
J'ai pour ma part une vision assez systématique lorsque je m'intéresse à un sujet comme la BD, les jeux, etc. J'essaie beaucoup de choses, et je n'en retiens au final qu'un nombre très limité, que j'apprécie particulièrement. C'est évidemment 100% subjectif: ça correspond à mes goûts d'adulte fan de Sf et de littérature décalée... Ca ne fait évidemment pas de moi un expert, mais ça ne m'empêche pas de communiquer sur ce que j'aime.
Comme toi, j'ai eu mes auteurs fétiches, bien sûr, mais avec le recul, j'en viens à regarder leurs oeuvres de façon plus critique: finalement, tout ce qu'a fait tel ou tel auteur n'est pas nécessairement bon. On a tous nos hauts et nos bas.
De la même façon, il y a plein de trucs sympas à découvrir. Souvent, c'est pas la publicité qui t'informe, mais le bouche à oreille.
Je pense donc qu'il faut rester ouvert, à l'affut des bonnes idées, qu'elles soient neuves ou anciennes, d'ailleurs. C'est dommage parfois de constater que de très bons jeux tombent dans l'oubli alors qu'ils étaient vraiment très originaux et qu'ils ont loupé leur cible...


Pour le terme expert, je retranscrivais principalement le sentiment de mon ami mangageek, histoire de faire sentir comment, pour certains, la facilité d'accès pouvait détériorer le plaisir. L'ensemble de mon post était plus modéré que cela, et principalement et sciemment placé dans un registre émotionnel.

Sinon... Oui, il faut être à l'affût. C'est pourquoi je dis, avec amertume, "j'ai cessé d'être à l'affût"... J'épaissis mon propos par un nouvel exemple : lorsque sont arrivés les fondateurs français de ce que, faute de mieux, on appellera "la nouvelle bande dessinée", on a vécu une période assez exaltante d'expérimentations débridées et de grande liberté éditoriale. Les médias intellos s'en sont emparés, et la BD a acquis sa "respectabilité". On a vu alors débarquer des milliers de petit clones nous servant des pages au graphisme inintéressant, déroulant de laborieuses petites autofictions sur des vies elles-mêmes dénuées d'intérêt. Une esthétique ou un genre peuvent être complètement bouffés par une mode, mode qui pousse le marché à les saturer... Et alors bon, mauvais, la question ne se pose plus forcément en ces termes. Il reste, principalement, une espèce de dégoût. Si Trondheim fait du futile un objet narratif digne d'intérêt, il y aura plein de petits suiveurs décérébrés pour faire, et c'est vraiment autre chose, l'éloge du futile. Ça n'est pas juste une nouvelle proposition, c'est un affadissement du truc de départ, sans apport de nouveauté. Et il se généralise. Et tant que le médium n'a pas vu naître une paire de génies qui osent re-révolutionner le genre, on essaye de se réchauffer en attendant avec de la soupe...

Bon. Cela n'a que peu de rapport avec le jeu car l'intérêt d'un jeu, pour l'esprit, "s'use" moins vite que celui d'une fiction. Mais je pense que si trois tonnes de descendants de Caylus, par exemple, en pillent les bonnes idées mais sans parvenir à sa richesse et à sa profondeur, alors l'intérêt pour Caylus même pourrait s'étioler ou, en tous cas, le goût pour la recherche active de la nouvelle perle.

Mais là ou je vais un peu dans un sens que tu suggères, c'est qu'effectivement le dégoût pour une discipline dont l'offre me semble trop importante provoque souvent chez moi la volonté d'un "retour aux fondamentaux", la (re)découverte d'anciennes perles qui ont inspiré la suite.

Après, si on trouve vraiment qu’il y a trop de jeux, il y a toujours une solution. On pourrait instaurer une loi imposant à tous les auteurs ayant déjà fait suffisamment de jeux, Knizia, Wallace, Rosenberg, Friese, etc, de devoir prendre une retraite obligatoire. Voilà, c’est fini, vous avez atteint votre quota, les gens trouvent qu’il y a trop de jeux, allez faire autre chose…
Du coup, après, il y aura moins de jeux, en particuliers les jeux intéressants qui tentent tant de monde, et la population des joueurs sera plus tranquille… :kingboulet: :clownpouic: