Nommer As d’or un jeu comme Odin, c’est révélateur d’un monde du jeu qui s’ouvre au grand public mais qui y perd beaucoup de son âme, …et perd aussi ses fans, sa “base”.
J’ai découvert et joué à Odin au festival car il fallait bien tester "L’As d’Or ! le meilleur jeu de l’année ! , - ceci parmi plus de 1000 jeux testés par le jury comme l’a précisé la directrice du festival!!!.
Honnêtement, dire que Odin est le meilleur jeu sur 1000 testés…c’est soit décrédibiliser le prix de l’As d’Or, soit à minima son jury. ( qui pourtant se compose de “spécialistes” et “d’influenceurs ludique”)
Ou alors il faut revoir sa copie et la définition du prix, mais alors il faut le faire clairement et officiellement, sinon cela revient à dire que les 999 autres jeux étaient moins bons… Et Odin, c’est quand même “le président” avec des casques de viking et une couleur de cartes en plus…pas ouf coté originalité…borderline coté plagiat…
Je ne pense pas d’un Odin puisse par exemple obtenir un Spiel des Jahres, c’est révélateur d’un gap qui existe encore entre ces deux labels.
Avec quelques mois de recul, on ne voit pas beaucoup d’Odins mi en avant dans les rayons des ludicaires, un peu dans ceux des grands distributeurs mais pas tant que ca…, alors que d’autres As d’or antérieurs, plus brillants, continuent de bien se vendre…
Au delà des prix, ce salon comme son palmarès est révélateur d’un nouveau monde du jeu, plus ouvert au grand public mais aussi plus inondé de petits jeux, de jeux d’ambiance, de jeux rapides,…et souvent insipides. Loi du nombre oblige, de moins en moins de place pour du jeu plus évolué, moins encore pour du gros jeu. Il faut des jeux rapides, vite édités, vite oubliés…une aire de consommation, de prêt à jouer. Il devient difficile de trouver des jeux qui vous mettent des claques ludiques, des évidences.
Même les ludicaires n’arrivent plus suivre le rythme effréné des éditions…
Le jeu arrive a l’ère du fast-food…de la malbouffe…