L’ami @mastermindm est aussi friand de ce genre de challenge, il avait fait un article sur Paper Tales.
J’avais aussi posté quelque part le type qui fait 4000 points sur une partie parfaite de Res Arcana (qui, de base, s’arrête à 10 points).
L’ami @mastermindm est aussi friand de ce genre de challenge, il avait fait un article sur Paper Tales.
J’avais aussi posté quelque part le type qui fait 4000 points sur une partie parfaite de Res Arcana (qui, de base, s’arrête à 10 points).
Mon plus haut score atteint. Cette confrontation m’a fait passée en “élite”. Contre-draft de bourse obligatoire…
Un contre exemple intéressant, avec la Dévot jouée en ouverture de partie.
Dans l’exemple suivant, la stratégie “bourse” montre qu’elle peut devenir très forte lorsque plusieurs cartes économiques apparaissent naturellement au fil de la partie. Comme le jeu en contient beaucoup, dont plusieurs cartes qui génèrent de l’or sur les bourses, certaines séquences créent des synergies très puissantes. Et dans cet exemple, c’est assez flagrant. L’adversaire dépense une clé pour révéler une bourse (pas n’importe laquelle, fossoyeur qui peut stocker 8 pièces et en plus en générer) et la joue, dès son premier coup.
Dès le deuxième coup, rebelotte, il dépense une clé pour récupérer la Doyenne. 4ème coup, il dépense encore une clé pour faire apparaître une bourse et la récupérer. Je contre-draft une bourse à la 6ème carte ce qui fait monter le messager au château et la…
Boule de neige (A croire que c’était écrit vu comment ça s’est enchaîné) :
Donc en 6ème carte il renouvelle la piste château, révèle la Banquière et l’achète. Elle valorise déjà toute son économie de bourse.
En 7ème carte, apparaît ensuite encore une bourse qui prend immédiatement beaucoup de valeur vue la composition de son tableau. Je contre-draft encore une carte bourse (l’apiculteur) surtout pour éviter de lui laisser une option supplémentaire qui renforcerait la banquière.
Mais il renouvelle encore le marché… et en 8ème carte, une nouvelle bourse apparaît encore.
Et pour enfoncer le clou (Parce qu’on pourrait supposer jusqu’à ce moment la de la partie qu’il ne peut pas remplir ses bourses); dernière carte, il révèle le Bûcheron (“1 pièce par case occupée”), qui va générer suffisamment de revenue pour compléter ses bourses à ras bord.
Ce type de séquence montre bien comment les stratégies orientées économie peuvent prendre énormément d’ampleur. Les bourses (valeur 2/0) facilitent les achats voir le remplissage, les achats révèlent de nouvelles cartes, et plusieurs cartes du jeu récompensent ensuite directement cette accumulation d’or. Quand ces éléments s’enchaînent bien, la dynamique peut rapidement devenir très favorable et difficilement arrêtable.
Avec cette discussion autour de la strat’ bourses j’ai voulu m’y tester aussi. Comme dit avant c’est pas un axe de jeu que j’emprunte souvent. Peut-être à tort.
Partie à 2 avec l’extension.
Ludimoitié démarre et hasard de la mise en place dans les rivières se trouvent 2 cartes avec bourses ET la Banquière. Je me dis bingo mais je ne suis pas 1ère joueuse et ludimoitié s’accapare le Maître d’Armes. J’aurais pu prendre la Banquière à mon tour mais son coût, la clé à dépenser la nécessité d’avoir des cartes bourses que je n’avais pas encore était à ce moment là dans ma tête un « trop gros risque ». Bref je commence avec l’Apiculteur (pour, dans ma tête, avoir une réduc’ sur la Banquière) mais ludimoitié se servira avant moi.
La partie se poursuit et les cartes bourses ne pleuvent pas (peut-être diluées avec l’extension) et je rafraîchis régulièrement la rivière des paysans.
La partie se finit et au décompte je gagne.
Si on ne regarde que les scores on peut se dire « ah mais elle gagne pcq elle a accumulé 18 clés », mais si on suit la partie tout s’est joué, la bascule de la gagne, s’est faite à la pose de la 8e carte : ludimoitié finit son tour et la Boulangère apparaît. Je la prends parce qu’elle me permet de compléter mes cartes bourses à la fin de la partie (j’étais un peu fauchée) et de gagner des clés. Ludimoitié me dit « si tu la prenais pas je la prenais ». Eh oui elle lui aurait permis de compléter toutes ses cartes bourses et de grossir les PV de la Banquière. En gros il voit passer 18 points sous son nez.
Donc donc donc en effet à 2 joueurs la strat’ bourse est forte mais la contrer est un sacré plaisir à jouer.
N’étant pas une stratège je n’avais jamais vu cela alors merci pour le débat qui me fait voir le jeu sous un nouvel angle bien sympa.
Il y a un “vrai” jeu dans Château combo ?
J’étais persuadé que c’était juste des vignettes pour album Panini.
Il va falloir que je rachète une boîte (ou que j’arrive à décoller les cartes du cahier) pour y jouer sérieusement.
À défaut de partir sur une vrai simulation, on peut essayer de répondre à la question du “est-ce qu’ont peut suffisamment faire tourner la pioche pour espérer trouver des cartes bourses”. Si on part jeu de base et carte villageois, petit scénario de calcul
config 2 joueurs :
Chateau Combo comme beaucoup de jeux de gestion se résume à une problématique : “comment rentabiliser au max la conversion de ressource (pièces) en PV”. À ce jeu, on est à un peu près à un ratio de 2 pièces pour 1 PV (je ne connais pas la formule exact de Catch up
, sachant qu’il y a d’autres critères comme les blasons qui entrent en jeu). C’est d’ailleurs ce que propose l’effet bourse. Donc ce n’est pas spécialement fort en soit, mais ça présente surtout l’avantage d’être sûr. Ca limite les coups morts où, faute de choix notamment en fin de partie, on se retrouve avec des pièces non utilisées où peu rentabilisées.
Par contre en terme de rentabilité pur les bourses, ça peut être assez moyen. À Chateau combo, une victoire se joue dans les 90 ( dans le cadre d’une utilisation moyenne du contre-draft). Comme on commence avec un potentiel de 9 PV ( 15 sous + 2 clés), ça veut dire qu’en moyenne, il faut faire 9 PV par cartes.
Exceptés quelques cartes, les bourses tournent autour d’une capacité 4-5, si on enlève le coût d’achat, ça fait des cartes au rendement correct mais pas extraordinaire. Comme beaucoup elles le deviennent à partir du moment où leur capacité est optimisée. Par exemple Potier c’est un moins gros potentiel de PV ( bourse 4) que fermière (bourse 5), mais ça devient fort vers la fin de partie si son effet d’ajouter des pièces permet d’alimenter 3-4 bourse à la fois.
Autre réflexions tactiques, hors sujet bourse
:
Carte cachée
La carte face cachée semblent un peu le coup mort par défaut. Pourtant, il n’est pas rare de voir un gagnant avec carte face cachée. J’ai même remporté une partie à plus de 90 PV avec pourtant 2 cartes face cachée.
Déjà le truc à relativiser, si on repense à l’histoire du ratio pièce-PV, ce n’est qu’une carte cachée, c’est pas si neutre en PV:
Donc, si les pièces sont bien exploitées derrière, une carte face cachée finalement c’est 5 PV. D’ailleurs il m’arrive de prendre une carte cachée même parfois sans manquer d’argent, plutôt que prendre une carte à faible intérêt ou pour éviter de laisser une forte carte à un adversaire (et pas suffisamment intéressante pour moi).
Placement des cartes
Comme les petits détails peuvent parfois faire la différence
, il se trouve que par les différents effets, les blasons ont en fait des prédisposition pour certains endroits de la grille:
Oui, les cartes cachées c’est contre-intuitif, j’ai même pris une carte cachée dès le début d’une partie. Et pour le placement des cartes, la disposition spatiale permet de jouer, si besoin la stratégie “Le plus de blasons différents”. Ceci dit, le gain est parfois tellement énorme qu’on regarde parfois plus ce que la carte apporte en gain d’or qu’en placement sur le plateau.
Et de mon côté, à force de parler de ces bourses, j’essaye de les éviter mais comme c’est un jeu opportuniste je perds… surtout quand les bourses sont la. Je me suis remis aux bourses et voila…
Ça a l’air bien votre drôlerie :

Allez, vendu
Merci beaucoup de théoriser la méta, c’est rigolo.
C’est mon jeu préféré actuellement et malgré des centaines de parties j’étais persuadé qu’il était impossible de vraiment contrôler quelque chose pour jouer compétitif.
Vous confortez mon avis qu’ “Au Cachot !” vient ajouter davantage de contrôle. Avant j’avais juste l’impression que je ne pouvais que choisir une bonne carte “starter” et contre drafter les bourses.
Je reste persuadé qu’au delà de 2 joueurs on contrôle plus grand chose.
Et c’est la qu’effectivement on retombe dans cette histoire de “contrôle” comme dans de nombreux jeux où l’on dépend des autres joueurs et de la variance générée par la sollicitation de la pioche. Nous avons eu ce débat sur Débat Hebdomadaire N°73 : Harmonies :
Et il n’y a pas de bleu au dos des cartes village parce que le bâtard y est très bien caché ![]()
![]()
Avec un tableau de 9 cartes, c’est pas se faire seppuku de prendre une carte pour flinguer une combo de l’adversaire plutôt que prendre une carte qui va parfaitement avec notre tableau ?
Pas forcément surtout s’il score à 40 avec cette carte.
Il y a plein de choses intéressantes tactiquement à évoquer, des occasions de lever la tête pour vérifier ce qui intéresse les autres, mais je ne mettrais pas ce jeu dans un cadre compétitif. Il y a quand même un facteur tirage qui peut jouer dans le “top deck” : fin de tour d’un joueur , on complète la rivière et la carte qui apparaît est pile ce qui combote avec le joueur suivant. Après il y a un petit facteur prise de risque notamment dans les derniers coup : il y a une carte qui va assurer 6 PV , est-ce que je peux tenter de faire tourner la rivière pour espérer chercher mieux ? C’est là qu’il y a l’expérience, la connaissance de la composition du jeu qui peuvent faire la différence (et un peu de chance
)
À la maison en tout cas Chateau Combo a remplacé dans son gabarit la pratique d’un Race For The Galaxy, même si je le mettrais un petit cran en dessous en terme de contrôle : temps de jeu 20 minutes, combos de carte, aspect tirage mais aussi expérience qui donne un bon équilibre contrôle/fun de la pioche.
Pour l’aspect contre-draft, comme tout jeu , c’est une question combien je gagne/combien l’autre gagne et si dans 80% des cas je dirais mieux vaut un bon combo chez soit qu’empêcher un chez l’adversaire, sauf quelques cas ou si bien sûr la carte qu’on s’apprête à prendre est moyenne et l’aubaine trop bonne pour le jouer suivant.
Exactement, d’ou, un aspect compétitif valable avec l’extension et surtout… à deux joueurs. A plus, je suis d’accord et surtout à quatre, c’est un peu la foire à la saucisse.
A noter que le Bâtard a été nommé Stable boy (palfrenier) dans la langue de Shakespeare. Certainement pour ne pas froisser le marché US… Çà devient grave quand même. Bref.
J’avais pas fait attention à ce détail ![]()
C’est précisé dans la règle de mémoire
Ça va jaser quand même :