Cthulhu: Death May Die (1 partie) : découvert à mon initiative car j’en ai entendu beaucoup de bien (@znokiss). Alors ce n’est pas du tout mon genre de jeu : je n’aime pas les jeux de figurine, je ne suis pas friand de coop, et je n’éprouve aucun intérêt pour l’univers de Lovecraft. Bon et bien ce n’est toujours pas ce jeu qui me fera changer d’avis. Néanmoins si je devais un jour me retrouver à n’avoir le choix de jouer qu’à Zombicide ou C:DMD, je choisis C:DMD sans hésitation. Mais vu que cette situation est assez improbable (j’essaie d’avoir de bonnes fréquentations), je n’y rejouerai sans doute jamais.
2/5
Life of the Amazonia (1 partie) : chouette petit puzzle spatial mis en valeur par une production au top. Dommage que l’infime interaction fasse aussi plaquée. Je ne suis pas non plus tout à fait convaincu par l’aspect bag building. J’hésite à l’acquérir, je crains de m’en lasser rapidement.
4/5
Pyro (1 partie) : on commence par me le présenter par “c’est un peu comme le Skyjo”, ça commence mal. “C’est un peu comme le Skyjo” parce qu’on a des cartes face cachée devant soi, et on va essayer de les découvrir et les échanger pour avoir le plus petit score en fin de partie. Comme dans d’autres jeux du genre, on peut annoncer qu’on a fini si on pense être celui qui a le moins de points à table, les autres joueurs ont un dernier tour de jeu. Sauf que pendant celui-ci, ils peuvent continuer à jouer leurs effets sur notre jeu, dont certains assez violents (ex : échanger les jeux). Absolument chaotique, absolument n’importe quoi. J’ai relu les règles pour être sûr de ne pas avoir fait d’erreur, j’aurais vraiment voulu que ce fut le cas, mais non. À un moment donné, faut arrêter d’essayer de trouver le successeur du Skyjo, élevez un peu le niveau svp. Le pire c’est que je vois sur BGG que c’est un jeu de 2017, quelle idée est passée par la tête d’Origames lorsqu’ils se sont dit qu’ils allaient le rééditer en le rethématisant ? Un des pires jeux auquel j’ai pu jouer récemment.
1/5
The Vale of Eternity (2 parties) : ce jeu, c’est un peu comme le film que tu commences à regarder, tu as quelques flashbacks qui te rappellent quelque chose et tu te demandes si tu l’avais pas déjà vu et oublié (souvenir de mon visionnage de Solo). En général c’est mauvais signe. Et ça se confirme, la partie même pas encore terminée, j’avais déjà l’impression d’avoir joué à ce jeu de construction de moteur. Parce qu’il est tellement banal que ça en devient triste. Tout fonctionne, mais tout est déjà vu, la façon de jouer les cartes, les effets proposés… Non, je suis peut-être un peu dur : le système économique est un peu original, avec ces 3 pièces différentes qu’on ne peut pas échanger pour faire de la monnaie, et certaines cartes dont les effets dépendent des types de pièces que l’on possède. Mais c’est maigre. Une proposition que je qualifierais poliment de paresseuse. Et je déteste le style graphique.
2/5
Nidavellir (4 parties) : c’est pas mal mais je trouve qu’on a peu d’incitation à appliquer une stratégie plutôt qu’une autre, tous les héros étant disponibles à chaque partie, donc je crains une lassitude rapide. Le mécanisme d’évolution des pièces est original, mais finalement c’est un passage obligé qui devient plus un gimmick qu’autre chose. Je trouve que ça se joue un peu en mode automatique, quelques fois on veut vraiment une carte mais la plupart du temps on arrive toujours à avoir quelque chose qui convient. Je n’ai joué qu’à 2, il est peut-être plus intéressant à 3+.
3/5
Echoes of Time (1 partie) : une partie de découverte pendant laquelle j’ai voulu essayer de mettre en place des combos sans trop me soucier des sources de pouvoir (les lieux à conquérir, là). Bon autant dire que je me suis pris une branlée. Reprend la mécanique du temps qu’on a vu dans Ancient Knowledge, l’utilise peut-être de façon plus intelligente. C’est encore du combo de cartes, mais contrairement à The Vale of Eternity, j’ai trouvé que les effets étaient plus originaux et utilisaient bien la mécanique du temps. J’ai du mal à me faire un avis sur cette unique partie.
3/5
Les Toits de Paris (7 parties) : ma compagne l’a emprunté à la médiathèque parce qu’elle a trouvé la boîte “jolie” (c’est du Christine Alcouffe - donc c’est vrai que c’est joli - qui est aussi co-autrice avec Maublanc). Il s’agit d’un stop ou encore qui rappelle Port Royal en moins gameur, aux finalités plus limpides. Le système d’acquisition de cartes en est clairement inspiré : on retourne des cartes les unes après les autres sur une piste, on s’arrête quand on veut, et on peut récupérer des cartes selon le nombre qu’on a atteint sur la piste, les autres joueurs se partageant les autres. Sauf que certaines cartes vont déplacer l’inspecteur sur la piste, et s’il atteint une des cartes, c’est fichu pour nous, on ne peut rien prendre. Mais si l’inspecteur atteint la case juste avant notre carte, c’est un coup de maître et on peut prendre toutes les cartes qu’on veut.
Le but est de faire des collections de cartes dans 5 couleurs différentes pour avoir les majorités en fin de partie. Sauf que certaines cartes, les plus intéressantes (celles qui donnent des points de victoire ou des plumes (un autre axe de majorité)) ont un symbole de cloche (l’alarme). Sauf que si vous récupérez une troisième cloche dans une couleur, vous vous défaussez de toutes vos cartes de cette couleur ! Il y a donc un second mécanisme de stop ou encore dans le jeu. Et celui-ci permet des interactions assez méchantes ! (ho tu as 2 cloches dans le jaune et j’ai tiré 2 cartes dont une jaune avec une cloche, bon je m’arrête là, je ne peux prendre qu’une carte, l’autre sera pour toi ; bon écoute, je te laisse la jaune ! Ah mince tu dois tout défausser, c’est triste). Il y a même des cartes qui permettent de piocher une autre carte quand on la récupère : c’est intéressant pour avoir des majorités, mais vais-je risquer de récupérer une cloche dans la couleur qui ne m’arrange pas ?
Les tours sont fluides, c’est amusant, ça couine, et en plus c’est vite installé et rangé. Une vraie bonne petite surprise !
4/5
Cities (4 parties) : un jeu de draft d’éléments pour construire une ville (tuiles terrains, bâtiments, attractions, cartes objectifs). Ça utilise des ouvriers, mais pour moi on ne peut pas vraiment dire que c’est un jeu de pose d’ouvrier. Au début on choisit une ville qui va fixer des objectifs communs pour la partie. Un jeu typique de l’oeuvre de Walker-Harding : tout fonctionne, c’est pas désagréable, mais ça se joue sans passion.
3/5
Scotland Yard (3 parties) : je n’avais jamais joué à ce grand classique des jeux de supermarché (j’ai vraiment eu une enfance malheureuse). Heureusement j’ai maintenant pu soigner ce traumatisme. Bon, vu à qui s’adresse le jeu, je dirais que la proposition n’est plutôt pas mauvaise, elle a le mérite de ne pas prendre son public pour des neuneus. On se rend d’ailleurs vite compte qu’il a inspiré bon nombre d’autres jeux de traque. Mais je trouve tout cela tout de même très hasardeux, surtout ces quelques premiers tours où on n’a absolument aucune idée d’où se trouve le méchant. Du coup on se déplace au petit bonheur la chance. Le plus logique m’a semblé être d’essayer de se positionner sur la ligne de métro pour se déplacer plus rapidement vers le méchant quand il se sera révélé la première fois. Donc les parties risquent de se ressembler rapidement. On va dire que c’est un jeu correct.
3/5